Partir en « colo» et revenir changé ? Enquête sur la socialisation juvénile lors de vacances encadrées

Auteur(s) : Pauline Clech

Auteur(s) moral(aux) : Institut national de la Jeunesse et de l'Éducation populaire

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Présentation

Chaque année, des séjours collectifs sont organisés par les collectivités territoriales, les associations d’éducation populaire ou de loisirs, les comités d’entreprise ou les clubs sportifs… Si la fréquentation de ces séjours collectifs fléchit de manière continue depuis 25 ans, l’expérience de la « colo » reste largement partagée par les jeunes vivant en France : en 2011, 40 % des jeunes de 18 ans sont partis au moins une fois en séjour collectif au cours de leur vie. Par-delà les chiffres de fréquentation, on connait peu l’effet biographique des colonies de vacances sur les jeunes qui partent et en quoi ces vacances encadrées sont distinctes des autres institutions d’encadrement juvénile (famille, école, groupe de pairs, loisirs).
Qu’est-ce que la « colo » fait aux filles, aux garçons, aux enfants des classes moyennes-supérieures ou des classes populaires, aux descendants d’immigrés, aux jeunes ruraux, ou aux jeunes urbains ? Autant de questions que l’enquête « Ce que les colos font aux jeunes », menée par l’INJEP au cours de l’été 2019, a cherché à documenter.

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Sommaire

INTRODUCTION

Genèse des colonies de vacances et évolution des enjeux institutionnels
Diminution et segmentation de la fréquentation des séjours collectifs depuis les années 1990
Un lieu de socialisation spécifique ? Jalons pour l’enquête « Ce que les colos font aux jeunes »
Méthodologie


I/ FAIRE ENCADRER SES VACANCES : LA COLO, UNE « INSTITUTION ENVELOPPANTE » INVISIBLE

1.1. Une quête croisée d’encadrement et d’autonomie, déclinée selon le sexe et l’origine sociale
Des jeunes très encadrés
Deux ressorts distincts du départ en colo
En quête d’autonomie

1.2. Un espace de socialisation explicite : une appropriation forte des normes spécifiques de la colo
Norme de l’autonomie
Norme de la rupture avec le cadre quotidien
Norme interactionnelle
Norme de l’invisibilité de l’encadrement

1.3 La « loi du groupe », un cadre socialisateur implicite
Mise en oeuvre des normes et place dans le groupe
Un groupe hiérarchisé
La « loi du groupe »

II/ LA COLO, UN LIEU DE SOCIALISATION DE RENFORCEMENT

2.1. Valoriser des ressources populaires non formelles : l’exemple de la colo du Bambou et du Hêtre
Une masculinité populaire virile incarnée par Issa et Seydou au Bambou
Approfondir l’incorporation de dispositions agonistiques
Renforcer une appropriation de l’ethos du sportif musclé et dur à la douleur
Échanger autour des techniques du corps
Des ressources culturelles peu rentables à l’école
Une séparation nette entre les sexes au Bambou : la place des filles
Histoires d’amour et renforcement d’une masculinité populaire au Hêtre

2.2. Entériner l’incorporation croisée d’une domination de classe et de genre : l’exemple de la colo des Trois Lys
« Masculinité hégémonique » et dévalorisation des filles
Ambivalences féminines, diversités masculines
Des rapports de pouvoir inégalitaires entérinés par l’équipe d’animation

2.3. Quand la loi des jeunes et celle des animateurs/animatrices s’affrontent : l’exemple de la colo du Château
Les trois types de légitimité des animateurs/animatrices
Une loi du groupe régie par la respectabilité populaire (période 1)
La « loi des filles » régie par des embrouilles (période 2)

III/ LA COLO, UN SUPPORT À UNE TRANSFORMATION DE SOI ?

3.1. Les colos comme « rites de passage » : grandir
Les « premières fois » en colo
Aguerrissement et assurance
Passer des étapes biographiques vers l’âge adulte

3.2. Se frotter à une altérité sociale et élargir son répertoire culturel en colo
Visibilité ou invisibilité des frontières de classe en colo ?
Altérité sociale et décentrement
Éclectisme culturel
Élargissement du répertoire des manières d’être

3.3. Banlieues populaires et campagnes françaises : un autre espace pour interroger, en groupe, sa place dans la société
Une expérience minoritaire faite en groupe
« Roman national » et « grec »
Dire « bonjour » et tester le racisme de la société française

CONCLUSION GÉNÉRALE

BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE. TABLEAU SYNOPTIQUE DES ENQUÊTES

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 113 pages

Édité par : Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire

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