1999-2019 : les mutations des usages et de l’offre de drogues en France

Date de remise :

Auteur(s) moral(aux) : Observatoire français des drogues et des toxicomanies

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Présentation

Au début des années 1990, l’héroïne injectée est au centre des consommations des usagers problématiques de drogues illicites. Au cours des décennies suivantes, ce profil va évoluer radicalement. La libéralisation de l’accès aux seringues, puis la diffusion rapide des traitements de substitution aux opiacés à partir de 1995 pour enrayer la diffusion du virus du sida marquent l’entrée de la France dans une logique de réduction des risques et des dommages. Ces traitements permettent à nombre d’usagers de reprendre le contrôle de leur trajectoire et d’accéder à une réinsertion sociale. Ils entraînent une chute rapide du nombre de surdoses, accélèrent le recul de la transmission du virus du sida parmi les usagers injecteurs et participent à la transformation des consommations de drogues. En outre, ils sont le support de la transformation du paradigme thérapeutique de l’abstinence vers celui de la substitution. En parallèle, le développement du mouvement contre-culturel techno s’accompagne d’une première percée des drogues de synthèse, l’ecstasy (MDMA) en tête, et de l’émergence de nouveaux profils d’usagers. Insérés socialement (logement, revenu, éventuellement travail, famille…), même si certains s’engagent dans des modes de vie communautaires alternatifs, ils revendiquent un usage « récréatif » de produits, sans injection ni dépendance.
À l’aube des années 2000, décideurs publics et professionnels, qui disposent d’une vision floue de ces nouvelles pratiques et de leurs évolutions, souhaitent adapter rapidement les réponses publiques, qu’elles relèvent du domaine socio-sanitaire ou de celui de l’application de la loi. La France comme l’Europe craignent l’arrivée régulière de nouvelles drogues de synthèse. C’est dans ce contexte qu’en 1999, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, devenue Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives en 2014, charge l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies de créer deux dispositifs. Le premier, baptisé Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND), doit assurer une veille sur les phénomènes survenant dans le champ des drogues illicites et des médicaments utilisés comme tels ; le second, intitulé Système d’identification national des toxiques et des substances (SINTES), vise à collecter et analyser des substances synthétiques, afin de participer, pour la France, à la veille européenne sur les produits qui circulent sur le territoire national. Étroitement articulés, ils démarrent dès 1999 avec un objectif opérationnel : repérer et décrire les phénomènes émergents.

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Sommaire

INTRODUCTION

ÉVOLUTION DES PUBLICS, DES CONTEXTES ET DES MARCHÉS

Usages et précarités : anciennes et nouvelles fractures
Les espaces festifs techno : recomposition des fêtes, mélange des publics et diffusion des produits
Les mutations de l’offre : diversification des produits et des trafics
Nouvelles molécules, nouvel espace : l’émergence des NPS
Renouveau des usages de drogues en contexte sexuel

TROIS PRODUITS EMBLÉMATIQUES DES TRANSFORMATIONS DU CHAMP

Le cannabis : entre montée de l’herbe et persistance de la résine
Cocaïne, une synergie durable entre offre et demande
De l’héroïne aux opioïdes

CONCLUSION

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

ANNEXES

Annexe 1. Implantation territoriale du dispositif TREND-SINTES
Annexe 2. Chronologie « 1999-2020 »

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 72 pages

Édité par : Observatoire français des drogues et des toxicomanies

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