Évaluation des dispositifs favorisant la prise en compte des situations de plurilinguisme mis en place dans les académies d’Outre-mer et à Wallis-et-Futuna

Auteur(s) moral(aux) : Inspection générale de l'Éducation, du Sport et de la Recherche

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Présentation

Dans les académies d’Outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion) et au vice-rectorat de Wallis-et-Futuna, les populations sont le plus souvent bilingues ou plurilingues : le français y est soit une langue co-maternelle, avec les créoles (guadeloupéen, guyanais, martiniquais, réunionnais), dans un usage concomitant, soit une langue seconde, à côté de la langue première (langues businenge(e), amérindiennes et hmong en Guyane ; langues shimaore et kibushi à Mayotte ; langues wallisienne et futunienne à Wallis-et-Futuna). Dans ce second cas, le français est souvent découvert à l’école, ce qui rend encore plus importante la scolarisation de tous les enfants à l’école maternelle, tout particulièrement à Mayotte et en Guyane.
Après une longue période où les langues locales n’avaient pas leur place dans le système éducatif, la situation a évolué : elles peuvent désormais y être enseignées, depuis la fin du XXème siècle, en tant que langues régionales (notamment les créoles, le wallisien et le futunien) ou dans le cadre (par définition éphémère) d’expérimentations et de dispositifs à l’école maternelle, en Guyane (avec les ILM : intervenants en langues maternelles), à Mayotte et à Wallis-et-Futuna. Mais leur usage dans la classe reste un « angle mort » des politiques éducatives de ces territoires, ce qui peut en partie expliquer les résultats scolaires inférieurs obtenus par les élèves ultra-marins, notamment en matière de maîtrise de la langue française. Les études internationales montrent pourtant tout l’intérêt d’une plus grande reconnaissance de ces langues maternelles, tant en matière de construction de l’estime de soi, de relation à l’École et aux apprentissages, qu’en termes d’acquisition de compétences linguistiques, avec des transferts possibles dans l’apprentissage de la langue de scolarisation qu’est le français.
Pour la mission, il apparaît aujourd’hui souhaitable et bénéfique pour les apprentissages de faire une place à toutes les langues maternelles au sein du système éducatif, à la foi pour les cultures qu’elles représentent et comme leviers d’apprentissage, en les considérant comme des langues pouvant être enseignées, tout autant qu’elles peuvent être utilisées pour enseigner.

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Sommaire

Synthèse
Liste des préconisations
Introduction

1. Prise en compte du plurilinguisme et lien avec l’apprentissage de la langue française

1.1. Un contexte général de plurilinguisme, avec des spécificités territoriales

1.2. Une faible prise en compte des langues maternelles, des publics scolaires et réalités locales

1.3. Des conséquences qui peuvent être négatives pour la scolarité et la réussite des élèves

1.4. Les différents effets de la prise en compte de la langue régionale ou première à l’École

1.4.1. Dans la construction de l’estime de soi et de la relation à l’École
1.4.2. Sur l’apprentissage de la langue française

1.5. Les effets positifs du bilinguisme et d’un enseignement des langues régionales et premières : évaluations des mécanismes d’apprentissage et démarches qui permettent ou facilitent le passage d’une langue (première) à une autre (français)

2. Présentation des problématiques propres à chaque territoire

2.1. Guyane
2.1.1. Situation linguistique : un territoire multilingue
2.1.2. Présentation des dispositifs existants : enseignement du créole et ILM (intervenants en langues maternelles)

2.2. Mayotte
2.2.1. Situation linguistique : des langues mahoraises présentes partout, sauf à l’École
2.2.2. Présentation des dispositifs mis en place à l’école maternelle

2.3. Wallis-et-Futuna
2.3.1. Situation linguistique
2.3.2. Présentation des dispositifs existants

2.4. Les Antilles françaises (Guadeloupe et Martinique)
2.4.1. Guadeloupe : présentation des dispositifs d’enseignement de langue régionale
2.4.2. Martinique : présentation des dispositifs d’enseignement de langue régionale

2.5. La Réunion
2.5.1. Situation linguistique
2.5.2. Présentation des dispositifs d’enseignement de langue régionale

3. Propositions pour un bilinguisme équilibré

3.1. En matière de pratiques pédagogiques et didactiques
3.1.1. Développer une pédagogie bienveillante et des gestes professionnels adaptés au plurilinguisme
3.1.2. Encourager les approches comparatives des langues
3.1.3. Tendre vers des enseignements authentiquement linguistiques

3.2. En matière de formation, d’accompagnement, de recrutement et de certification
3.2.1. Agir sur la formation initiale et continue et l’accompagnement
3.2.2. Élargir aux langues régionales et premières la certification et l’option au concours

3.3. En matière d’offre d’enseignement, d’organisation et de gestion des ressources humaines
3.3.1. Des réponses spécifiques pour les académies de Guyane et de Mayotte
3.3.2. La poursuite des évolutions en cours à Wallis-et-Futuna

3.4. En matière de gouvernance et de pilotage

3.5. En matière d’enseignement supérieur et de recherche

Conclusion
Annexes

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'inspection

Pagination : 97 pages

Édité par : Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche

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