Relocalisation et mode durable

Auteur(s) moral(aux) : Conseil national de l'Industrie

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Présentation

En juillet 2020 les ministres de la transition écologique et de l'industrie ont confié au Comité stratégique de Filière (CSF) "Mode et Luxe" une étude sur les perspectives de relocalisation et de soutien à la mode durable. Cette mission visait à examiner les bénéfices et risques d’une relocalisation de certaines activités en France comme avantage comparatif face à la tendance de développement de la "mode durable", marché en pleine expansion. Ce rapport formule 36 propositions pour contribuer à structurer un écosystème encore plus durable et local, avec l’ambition de doubler à terme la part du "Fabriqué en France" dans la consommation de textiles, linge de maison et chaussures, pour atteindre 25 % des produits consommés.

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Sommaire

MOT DU PRÉSIDENT

1. DES CHAINES DE VALEUR AUGMENTANT LA PART DE PRODUCTION EN FRANCE PEUVENT ETRE CONSTRUITES

1.1. La crise actuelle renforce la tendance à une consommation plus durable et réfléchie
1.1.1. Une demande de consommation durable et de transparence qui se confirme, mais n’est pas forcément liée à une fabrication en France
1.1.2. Dans les prochaines années, des évolutions règlementaires pourront soutenir un changement des organisations et des modes de production

1.2. Cette tendance renforce les opportunités de réindustrialisation, de relocalisation et de développement du made in France

1.3. Tirée par la demande de produits plus qualitatifs et l’augmentation de la part des matières locales ou recyclées, certaines étapes de la chaîne de valeur textile/habillement pourraient être davantage réalisées en France
1.3.1. Mesurer la viabilité d’un renforcement de la part française dans la production implique une mesure des coûts intégrant l’ensemble des coûts internes et des externalités
1.3.2. Pour l’industrie textile
1.3.3. La production en France peut être compétitive en termes de coûts, à la condition de limiter les invendus et les ventes en soldes et de flexibiliser les réassorts
1.3.4. Pour les autres secteurs, l’enjeu est avant tout de maintenir la position française et les savoir-faire

1.4. L’écoconception, le réemploi et le recyclage constituent des opportunités majeures de développement de filières industrielles françaises
1.4.1. Si des technologies permettant d’intensifier le tri, le traitement et le recyclage des TLC usagés existent, le modèle économique d’une industrialisation du recyclage doit être précisé
1.4.2. Réaffirmer le soutien public à l’industrialisation des filières de recyclage et de réemploi et au développement de ces fonctions dans les entreprises
1.4.3. Les mesures de soutien aux filières des matières françaises et aux nouvelles sources potentielles de matières permettant de diminuer l’impact environnemental de la production apparaissent nécessaires

2. ACCOMPAGNER L’ENGAGEMENT DES CONSOMMATEURS EN FAVEUR D’UNE PRODUCTION PLUS LOCALE ET DURABLE

2.1. Développer l’engagement client via la RSE et un gain de valeur du made in France

2.2. Les pouvoirs publics ont un rôle d’information des consommateurs, mais aussi de défense des intérêts des entreprises françaises et d’accompagnement des entrepreneurs.

3. FAVORISER LES RELATIONS PERENNES ENTRE DONNEURS D’ORDRES ET FABRICANTS ET OUVRIR LA PRODUCTION FRANÇAISE A DE NOUVEAUX MARCHES

3.1. Faciliter l’intermédiation entre les acteurs de la chaîne et la constitution de réseaux entre marques et fabricants
3.1.1. Développer les outils de mise en relation à chaque étape de la chaîne de production
3.1.2. Savoir Faire Ensemble, une initiative ambitieuse d’aide à la mise en relation
3.1.3. Développer les fonctions commerciales et l’offre de services, et la connaissance mutuelle entre les différents acteurs de la chaîne
3.1.4. Soutenir les projets de co-investissements dans des outils industriels durables

3.2. Comment mieux sécuriser les fabricants et les industriels ?
3.2.1. La grande distribution et les distributeurs spécialisés sont susceptibles de contribuer au développement de filières françaises, si plusieurs conditions sont respectées
3.2.2. S’il est difficile d’envisager une évolution substantielle des règles de la commande publique, il apparaît indispensable d’accompagner les acheteurs publics, au même titre que les acheteurs privés, pour favoriser le sourcing français et faciliter l’accès des PME à la commande publique.

4. ACCOMPAGNER LA MODERNISATION DE L’APPAREIL PRODUCTIF, LES PROJETS DE REINDUSTRIALISATION ET LE DEVELOPPEMENT DE FILIERES INNOVANTES

4.1. Accompagner les entreprises porteuses de projets d’investissement
4.2. Faciliter la formation interne et l’acquisition de nouvelles compétences
4.2.1. Renforcer les actions de formation internes dans l’industrie et la confection
4.2.2. Développer l’offre à destination de l’encadrement des entreprises industrielles

SYNTHÈSE DES PROPOSITIONS

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Fiche technique

Type de document : Rapport officiel

Pagination : 60 pages

Édité par : Conseil national de l'industrie

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