Systèmes d'information pour la diffusion des connaissances liées à la transition agro-écologique

Auteur(s) moral(aux) : Conseil général de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces ruraux

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Présentation

La notion de développement agricole et rural et le concept de transition agro-écologique recouvrent des domaines de connaissances multiples dans des champs d'activités qui sont à la fois techniques, scientifiques, économiques et sociétaux. Ces connaissances de différente nature doivent en outre être reliées les unes aux autres, pour en dégager des visions systémiques qui rendent compte des interactions entre un grand nombre de variables. Les messages exprimés par les acteurs de la recherche et du développement sont donc naturellement ouverts et variés, dans la mesure où ils rendent compte pour un grand nombre de sujets, de l'ensemble des options étudiées, envisagées, ou simplement explorées... Ces messages donnent lieu à un système d'information et de communication foisonnant, où même les sites les plus liés aux pouvoirs publics (EcophytoPIC, R&D Agri, AgroSyst,…) peinent à adopter des méthodes et des contenus qui garantissent aux dispositifs publics des relais de diffusion qui soient simples, concrets et adaptés à leur finalité politique.
L'évolution à engager pour y remédier, doit accorder une plus grande place à l'objectif de communication en tant que tel, en respectant les principes de ciblage stratégique du discours, de déclinaison des messages en lien avec ce ciblage, et enfin d'analyse critique des impacts. Dans la mesure où l'objectif des pouvoirs publics à travers la transition agro-écologique est de modifier en grand nombre les pratiques agricoles, c'est vers les agriculteurs eux-mêmes que les messages doivent être orientés, avec en tant que de besoin l'appui des conseillers agricoles. Il est proposé que le travail d'animation des sites liés à la transition agro-écologique, intègre cette priorité. Concrètement, deux outils seront conservés en tant que sites de diffusion prioritaires pour les ministères : le site EcophytoPIC qui est déjà ancien et dispose d'une bonne visibilité, et un nouveau site R&D Agro-écologie qui prendra la suite de R&D Agri en en élargissant le périmètre au-delà du CASDAR. Par ailleurs la coordination des pratiques et la complémentarité des catalogues seront plus simples dès lors que les personnes en charge de l'animation des deux sites seront regroupées en une seule équipe.

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Sommaire

RÉSUMÉ
LISTE DES RECOMMANDATIONS

1. LE DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET RURAL ET LA TRANSITION AGRO-ECOLOGIQUE METTENT EN JEU DE VASTES DOMAINES DE CONNAISSANCES, CE QUI PEUT RENDRE COMPLEXE LEUR DÉCLINAISON OPÉRATIONNELLE

1.1. Des concepts particulièrement vastes, que les pouvoirs publics déclinent à travers de nombreux dispositifs d'intervention
1.1.1. Tous les acteurs techniques et économiques liés à l'agriculture, et de plus en plus d'acteurs sociaux, participent ou réagissent à la diffusion des connaissances
1.1.2. Les dispositifs publics de développement agricole mobilisent des acteurs dont le pilotage et le fonctionnement sont variés
1.1.3. Les parties prenantes mettent dans l'agro-écologie des contenus qui peuvent varier

1.2. Les déclinaisons opérationnelles s'avèrent difficiles à exprimer par des messages clairs et partagés
1.2.1. La technicité requise appelle des niveaux de lecture pluridisciplinaires et transversaux
1.2.2. Les pouvoirs publics disposent de nombreuses informations ou bases de données qui mériteraient d'être intégrées à la capitalisation des connaissances sur l'agro-écologie
1.2.3. La Transition Agro-Ecologique repose sur des approches systémiques et interactives, qui se prêtent mal à l'expression de recommandations générales
1.2.4. Une difficulté à cerner explicitement les déterminants du changement

2. DES ORGANISATIONS ET DES PRATIQUES DE CAPITALISATION ET DE DIFFUSION DES CONNAISSANCES QUI NE SONT PAS OPTIMISÉES

2.1. L'administration impose désormais aux organismes qu'elle finance de livrer les résultats acquis dans le cadre des projets
2.1.1. Les modifications survenues dans les orientations stratégiques du PNDAR pour la période 2014-2020
2.1.2. La prise en compte de l'enjeu de diffusion des résultats, par les jurys d'experts des appels à projets
2.1.3. L'obligation de diffusion est reprise dans les conventions attributives de subvention
2.1.4. … mais la prise en compte de cette obligation appelle des remarques
2.1.5. Finalement, les demandes de l'administration restent à ce jour limitées

2.2. Les pouvoirs publics ne disposent pas d'un outil de visualisation des projets et des démarches qui sont en cours

2.3. Il existe plusieurs sites principaux de diffusion des connaissances, mais ils relèvent de logiques disparates

2.3.1. EcophytoPIC : une obligation européenne utile
2.3.2. R&D Agri : une simple mise en visibilité des projets financés par le CAS-DAR
2.3.3. AgroSyst : un des rares outils capitalisant des jeux de données, mais qui ne répond pas aux obligations législatives de mise à disposition du public

2.4. En complément de ces sites, divers outils sont positionnés sur des domaines plus spécifiques ; ils sont utiles pour couvrir la diversité des enjeux
2.4.1. Chaque acteur du développement agricole et rural assume sa propre communication technique et institutionnelle
2.4.2. Les outils de diagnostic : portes d'entrée pour un raisonnement agro-écologique
2.4.3. Au niveau européen : le réseau Endure et le site des groupes PEI

2.5. Synthèse des pratiques : analyse des réponses au questionnaire adressé à une douzaine de sites

2.6. Dans les faits une coordination s'installe entre les acteurs, mais le pilotage par les pouvoirs publics doit en être renforcé

3. L'ARCHITECTURE DES SYSTÈMES D'INFORMATION DOIT COORDONNER LA DIVERSITÉ DES APPROCHES ET DONNER PRIORITÉ AU CHANGEMENT DES PRATIQUES

3.1. Une gouvernance à initier par les administrations centrales, qui doivent intervenir de façon explicite dans la diffusion des connaissances
3.1.1. L'impulsion est à donner par les directions des ministères
3.1.2. Les instances de gouvernance des politiques publiques doivent arrêter des stratégies de diffusion et de valorisation des connaissances

3.2. Une architecture des SI pour : les synergies dans les pratiques, implication des agriculteurs, suivi des impacts

3.3. Une coordination opérationnelle confiée à une plateforme d'animation commune aux deux principaux sites de diffusion
3.3.1. Installer la politique éditoriale arrêtée par les instances de gouvernance et conduire des démarches d'amélioration
3.3.2. Une collaboration éditoriale permanente avec les bénéficiaires des programmes publics de R&D
3.3.3. Un dialogue "in itinere" avec les porteurs de projet, pour anticiper et améliorer la diffusion de leurs résultats

3.4. Une amélioration des pratiques pour un coût modéré
3.4.1. L'affirmation de l'enjeu de capitalisation et de diffusion des connaissances, impose des moyens financiers adaptés
3.4.2. La plateforme commune d'animation doit s'appuyer sur les compétences actuellement disponibles, en les élargissant
3.4.3. Le mode de portage administratif de la plateforme mérite d'être formalisé

CONCLUSION

ANNEXES
Annexe 1 : Lettre de mission
Annexe 2 : Note de cadrage
MARS 2020 (EXTRAITS)
CONTEXTE ET MOTIVATION
1.OBJECTIFS DE LA MISSION
2.CHAMP DE LA MISSION
3.DÉSIGNATION DES MISSIONNAIRES
4.MÉTHODOLOGIE ET PHASES DE TRAVAIL
1.1. 4.1. Méthodologie

Annexe 3 : Liste des personnes rencontrées
Annexe 4 : Liste des sigles utilisés
Annexe 5 : Bibliographie
Annexe 6 : réponses au questionnaire adressé aux équipes d'animation des sites de capitalisation et de diffusion des connaissances
Annexe 7 : réponses au questionnaire adressé aux équipes d'animation des sites de Réseau Mixte Technologique
Annexe 8 : Thesaurus Agro-Ecologie
Annexe 9 : La certification HVE

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 116 pages

Édité par : Ministère de l’agriculture et de l’alimentation

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