Effets de l’exposition des enfants et des jeunes aux écrans (seconde partie) : de l’usage excessif à la dépendance

Auteur(s) moral(aux) : Haut Conseil de la Santé publique

Pour lire les formats PDF et ePub vous avez besoin d’un lecteur adapté.

Présentation

Suite à un premier avis en décembre 2019 sur les risques de l’exposition aux écrans, le Haut Conseil de santé publique (HCSP) étudie leur usage problématique. L’usage dysfonctionnel de l’Internet avant la pandémie, concernait environ 13% des jeunes de 12 à 14 ans. Les mesures liées au Covid-19 ont augmenté la surconsommation et la dépendance aux écrans. De nombreux tests de mesure du risque de dépendance aux écrans ont été développés dans le monde, ils doivent être fiables et valides pour identifier les jeunes joueurs dépendants, ou à risque de basculer vers un usage problématique. Les producteurs de technologies numériques utilisent ces effets addictogènes et le pouvoir attractif, ce risque "captatif" des écrans n’épargne aucun âge, mais peut entrainer à l’adolescence un décrochage scolaire.
Dans ses recommandations, le HCSP préconise de former aux objets numériques les jeunes et leur famille, et de ne pas systématiquement médicaliser les usages intensifs quand les utilisateurs ont la capacité de garder le contrôle sur leur usage ; il est recommandé de renforcer en milieu scolaire les compétences psycho-sociales et l’apprentissage de la verbalisation des émotions suscitées par les images. Le HCSP insiste aussi sur la responsabilité sociétale des industriels et propose d’inscrire dans le débat éthique l’exposition des enfants mineurs à des incitations à la violence, au harcèlement, au sexisme et à des influences en lien à l’accès à internet et aux réseaux sociaux.

Revenir à la navigation

Sommaire

1. Contexte de la saisine, conclusions de l’avis du 12 décembre 2019 

2. Méthode de travail adoptée par le Groupe de travail émanant de la Commission spécialisée des maladies chroniques

2.1. La recherche bibliographique
2.2. Le calendrier des travaux

3. Evolution des technologies numériques et changement des comportements sociaux 

3.1. Les effets conjoints de nouvelles technologies et de nouveaux modes de socialisation
3.2. L’économie du numérique et l’incitation à l’usage des écrans
3.3. L’attitude adoptée vis-à-vis des écrans, observée comme un nouveau comportement des enfants et des jeunes
3.4. Introduction du terme « usage abusif » des écrans

4. L’entrée de l’usage problématique des écrans dans la catégorie "addiction comportementale"

4.1. Repères de l’usage excessif et problématique des écrans chez les jeunes
4.2. Définitions et pertinence du terme « addiction » dans l’usage problématique des écrans
4.3. Une approche internationale de l’usage dysfonctionnel de l’internet

5. Définitions et présentation critique des instruments de mesure de dépendance à l’internet

5.1. L’échelle de Kimberley YOUNG première échelle de dépendance (1998)
5.2. Les autres échelles dérivées de l’échelle de Young
5.3. Echelles de mesure à visée de diagnostic ou de recherche
5.4. Critères d’usage problématique en dehors des jeux en ligne
5.5. Synthèse des limites des tests de dépendance à l’interne

6. Clinique des troubles psychiques de l’adolescence en lien avec l’usage des écrans

6.1. Des troubles psychiques rarement spécifiques
6.2. L’abus d’écrans, facteur favorisant ou non des pathologies psychiques 
6.3. Prise en charge de la dépendance aux écrans

7. Les mesures de prévention

8. Un enjeu contemporain : les effets de la pandémie Covid-19 sur l’usage des écrans, quelques mesures de précaution

9. Conclusions 

10. Synthèse du constat sur les effets dits addictifs des écrans

11. Recommandations

Références

Annexes

Annexe 1 : Saisine de la DGS
Annexe 2 : Composition du groupe de travail 
Annexe 3 : Personnes auditionnées
Annexe 4: Critères de l’addiction 
Annexe 5 : Présentation critique des principaux tests sur les effets addictogènes ou problématiques des 
Annexe 6 : Tests utilisés 

Glossaire 

Revenir à la navigation

Fiche technique

Type de document : Avis

Pagination : 85 pages

Édité par : Haut Conseil de la santé publique

Collection :

Revenir à la navigation