Présentation

Les conséquences du changement climatique sur le tourisme de montagne sont déjà visibles et sont amenées à s’accroître dans le futur. Le changement climatique accélère le recul des glaciers, la fonte du manteau neigeux ou encore le réchauffement du pergélisol. Le changement climatique a également des conséquences sur l’ensemble des écosystèmes de la montagne. Le réchauffement climatique impacte aussi les infrastructures et les activités humaines. Les routes de montagne font l’objet d’éboulements fréquents, les activités telles que l’élevage doivent aussi s’adapter en modifiant les dates de montée et de descente en alpage ou les parcours de transhumance. Il existe déjà un tourisme de montagne en dehors des activités de neige, notamment l’été. Mais la grande dépendance de l’économie de montagne à l’activité « ski », qui représente aujourd’hui 82% du chiffre d’affaires de la montagne, est interrogée par de tels phénomènes.

Le tourisme de montagne représente un moteur économique incontestable, avec 20 milliards d’euros de retombées économiques et 19% de la clientèle touristique française accueillie en montagne. Plus de 120 000 emplois dépendent de l’ouverture du domaine skiable. Plus généralement, l’emploi en montagne se caractérise par la pluriactivité et la saisonnalité. L’aménagement en montagne est aussi façonné par le tourisme : l’immobilier de loisir, le logement des saisonniers. Enfin, les conflits d’usage sont un enjeu majeur en montagne. L’augmentation de la fréquentation touristique et le changement climatique peuvent tendre à les accroître. La conciliation entre tourisme et agriculture, d’une part, et autour de la ressource en eau, d’autre part, sont deux enjeux particulièrement sensibles.

Face à de tels constats, la question d’une évolution du tourisme de montagne se pose. Le rapport préconise la diversification et la dessaisonalisation de l’offre, à adapter au cas par cas, selon les caractéristiques propres à chaque territoire.

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Sommaire

SYNTHÈSE
RÉCAPITULATIF DES PROPOSITIONS
INTRODUCTION

PREMIÈRE PARTIE : LES CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE EN MONTAGNE S’INSCRIVENT DANS UNE DYNAMIQUE DE TRANSITION GLOBALE QUI NÉCESSITE DE FAIRE ÉVOLUER L’OFFRE TOURISTIQUE

I. LA MONTAGNE EST LA PREMIÈRE SENTINELLE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
A. LE CONSTAT DES ÉTUDES SCIENTIFIQUES : L’ENSEMBLE DES ÉCOSYSTÈMES DE LA MONTAGNE EST CONCERNÉ PAR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
1. Une conséquence de premier plan : les impacts sur la cryosphère
2. Des conséquences qui s’étendent à l’ensemble des écosystèmes de la montagne

B. IL EST NÉCESSAIRE DE DÉFINIR PRÉCISÉMENT LES CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE POUR CHAQUE TERRITOIRE DE MONTAGNE
1. Des territoires de montagne différemment exposés aux conséquences du réchauffement climatique
2. Il est nécessaire de définir précisément les impacts du changement climatique pour établir l’avenir du tourisme de montagne

C. LA RÉGLEMENTATION ACTUELLE PREND EN COMPTE LA SPÉCIFICITÉ DE LA MONTAGNE ET LA NÉCESSITÉ DE LA PRÉSERVER
1. Les lois Montagne successives caractérisent les spécificités propres à la montagne
2. La montagne, riche d’un milieu naturel à préserver

II. L’ÉVOLUTION DU TOURISME DE MONTAGNE EST CONDITIONNÉE PAR LES ENJEUX LIÉS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ET À LA PRÉSERVATION DE L’ENVIRONNEMENT
A. UNE ÉCONOMIE TOURISTIQUE INTÉGRALEMENT FONDÉE SUR LE SKI PEUT ÊTRE REMISE EN CAUSE DANS CERTAINS TERRITOIRES
1. Le changement climatique a des conséquences sur l’offre touristique liée aux sports d’hiver et de haute montagne
2. La réduction de l’enneigement interroge sur la pérennité d’un modèle touristique essentiellement fondé sur le ski

B. LE DÉVELOPPEMENT DE NOUVELLES PRATIQUES TOURISTIQUES PLUS SOUCIEUSES DE L’ENVIRONNEMENT
1. Une évolution de la demande : le développement de pratiques touristiques plus soucieuses de l’environnement
2. Une nécessaire adaptation de l’offre touristique en réponse à cette évolution

C. LE CHANGEMENT CLIMATIQUE SE CONJUGUE À D’AUTRES FACTEURS QUI FONT ÉVOLUER LE TOURISME DE MONTAGNE
1. L’épidémie de la covid-19, catalyseur d’un attrait renouvelé pour la montagne, en particulier l’été
2. La valorisation des terroirs et des savoir-faire, une tendance générale


III. PLUS GÉNÉRALEMENT, LES TERRITOIRES DE MONTAGNE ET LEURS HABITANTS SONT TRIBUTAIRES DES ENJEUX LIÉS AU TOURISME
A. L’ÉCONOMIE DES TERRITOIRES DE MONTAGNE EST DÉPENDANTE DU TOURISME LIÉ AU SKI
1. L’activité « ski », moteur de l’économie en territoire de montagne
2. Les conséquences de la crise sanitaire illustrent une telle dépendance au ski

B. LES HABITANTS ET LEURS TERRITOIRES DOIVENT CONSTAMMENT S’ADAPTER AUX CONSÉQUENCES D’UNE ÉCONOMIE FORTEMENT DÉPENDANTE DU TOURISME
1. L’emploi en montagne est souvent synonyme de saisonnalité et de pluriactivité
2. Le tourisme façonne très largement l’aménagement du territoire en montagne

C. AGGRAVÉS PAR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LA HAUSSE DE LA FRÉQUENTATION, LES CONFLITS D’USAGE SONT DAVANTAGE MARQUÉS EN MONTAGNE, PRINCIPALEMENT L’ÉTÉ
1. La préservation de la montagne doit être conciliée avec la fréquentation touristique
2. Les conflits d’usage sont accentués par le réchauffement climatique

SECONDE PARTIE : L’ÉVOLUTION DU TOURISME DE MONTAGNE VERS DES ACTIVITÉS DIVERSIFIÉES ET « QUATRE SAISONS » DOIT SE FAIRE DE MANIÈRE RAISONNÉE, ADAPTÉE À CHAQUE TERRITOIRE ET EN COMPLÉMENTARITÉ DE L’OFFRE EXISTANTE

I. LA DIVERSIFICATION ET LA DESSAISONALISATION DE L’OFFRE TOURISTIQUE EN MONTAGNE, DANS LE RESPECT DES SINGULARITÉS DE CHAQUE TERRITOIRE, SONT UNE RÉPONSE AUX CONSÉQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
A. LE BESOIN D’UN TOURISME MOINS DÉPENDANT DES SEULES ACTIVITÉS « NEIGE » ET RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT
1. Le changement climatique plaide en faveur d’un tourisme moins dépendant de la neige et plus diversifié, avec une approche différenciée selon les territoires
2. Le Plan Avenir Montagnes permet d’accompagner une telle dynamique

B. LE RENOUVELLEMENT DE L’OFFRE TOURISTIQUE DANS LES FAITS : EXEMPLES VARIÉS DE BONNES PRATIQUES
1. Diversification et tourisme « 4 saisons » ne signifient pas la fin du renouvellement de l’offre touristique liée à la neige
2. Les territoires de montagne sont déjà très proactifs pour diversifier et dessaisonaliser leur offre touristique

C. EN PARALLÈLE, LA QUALITÉ DES SERVICES LIÉS AU TOURISME PEUT ENCORE ÊTRE AMÉLIORÉE
1. Le renforcement des outils numériques pour la commercialisation des offres
2. La montée en gamme de l’hébergement touristique
3. La mobilité, enjeu majeur de décarbonation et d’attractivité pour les territoires de montagne


II. L’ÉVOLUTION DE L’OFFRE TOURISTIQUE DOIT SE FAIRE DE MANIÈRE RAISONNÉE VIS-À-VIS DES TERRITOIRES DE MONTAGNE CONCERNÉS ET DE LEURS HABITANTS
A. L’INSTALLATION DE NOUVEAUX ÉQUIPEMENTS TOURISTIQUES NE DOIT PAS ÊTRE SYNONYME DE PROLIFÉRATION
B. LA GESTION DE LA FRÉQUENTATION TOURISTIQUE EST INDISPENSABLE POUR PRÉSERVER LA MONTAGNE
1. Des flux plus importants et moins concentrés créent autant de conflits d’usage et d’atteintes à la biodiversité
2. Une nécessaire quantification des phénomènes de surfréquentation
3. Les solutions de gestion de flux à envisager doivent avant tout reposer sur la communication et l’incitation

C. L’ÉDUCATION À LA MONTAGNE EST INDISPENSABLE AU DÉVELOPPEMENT D’UN TOURISME RESPONSABLE
1. L’éducation à la montagne doit être développée, au plus proche des pratiquants, grâce à une communication sur site
2. Le départ des scolaires en séjour à la montagne doit être facilité et les accueils collectifs de mineurs soutenus


III. POUR BÂTIR LE TOURISME DE MONTAGNE DE DEMAIN, LA NÉCESSITÉ D’UN SOUTIEN ET D’UN DIALOGUE DURABLES, AINSI QUE D’UNE VIGILANCE PARTICULIÈRE SUR LES QUESTIONS D’EMPLOI
A. LES SOUTIENS AUX ACTEURS DOIVENT ÊTRE ADAPTÉS À CHAQUE TERRITOIRE ET APPORTER DES MOYENS OPÉRATIONNELS
1. Le premier bilan du Plan Avenir Montagnes est très positif, ce qui plaide en faveur de sa pérennisation
2. D’autres dispositifs de soutien existent pour les acteurs du tourisme de montagne

B. LA FORMATION ET L’EMPLOI MÉRITENT UNE ATTENTION SOUTENUE
1. La diversification du tourisme de montagne plaide en faveur d’une meilleure prise en compte de la pluriactivité et de la saisonnalité en matière d’emploi
2. La formation aux nouvelles compétences et à la pluriactivité peut encore être améliorée

C. LE DIALOGUE AUTOUR DE LA TRANSITION DES TERRITOIRES DE MONTAGNE DOIT ÊTRE MAINTENU
1. Des instances de concertation institutionnalisées, qui permettent la structuration du dialogue
2. Des solutions de concertation plus innovantes sont apparues et permettent de renouveler le dialogue autour de la montagne

EXAMEN EN COMMISSION
LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES
CONTRIBUTIONS ÉCRITES
DÉPLACEMENTS

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Fiche technique

Type de document : Rapport parlementaire

Pagination : 107 pages

Édité par : Assemblée nationale

Collection : Documents d'information de l'Assemblée nationale

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