Présentation

Les études récentes mettent en évidence un éloignement des jeunes des modes traditionnels d’expression politique, tels l’adhésion aux partis politiques et le vote. Pour préoccupant qu’il puisse paraître au premier abord, ce phénomène mérite néanmoins une lecture fine.

Au cours de leurs travaux, qui ont donné lieu à neuf tables rondes et quatre auditions, les rapporteurs ont d’abord cherché à mieux cerner les aspirations de la jeunesse pour adapter l’enseignement et l’offre d’engagement. La conséquence est la nécessité de redéfinir le rôle de l’État qui doit veiller à renforcer la composante civique des dispositifs d’engagement tout en facilitant l’expression à la fois des offres et des demandes d’engagement, mais en contrôlant davantage et en pilotant plus efficacement les différents acteurs de cette politique publique. Ce rapport présente 14 propositions.

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Sommaire

PROPOSITIONS DES RAPPORTEURS
SYNTHÈSE
INTRODUCTION

I. UNE JEUNESSE EN RETRAIT ?

A. UNE JEUNESSE DÉFIANTE MAIS ÉPRISE D’IDÉAL
1. Une jeunesse qui semble s’éloigner de la politique traditionnelle
a. La désaffection envers des partis politiques peu valorisés
b. Mais une abstention à géométrie variable

2. Comprendre la désaffection
a. Causes et effets de l’abstention des jeunes
b. Abstention et nouvelles modalités d’engagement

3. Des comportements en cohérence avec ceux des collégiens et lycéens

B. UNE CITOYENNETÉ JUVÉNILE AU PRISME DE LA RÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE ET DE LA CRISE ÉCONOMIQUE
1. Les nouvelles technologies contre le débat démocratique
a. Le recul des médias classiques
b. Quand les algorithmes remplacent les rédactions...
c. ... pour privilégier l’affrontement sur le débat

2. L’insertion professionnelle comme voie d’accès à la citoyenneté

II. LES PROGRAMMES PUBLICS DE FORMATION À LA CITOYENNETÉ : UNE OFFRE MULTIPLE MAIS CONFUSE

A. UN PARCOURS CITOYEN DONT LES COMPOSANTES PÈCHENT PAR CERTAINES INSUFFISANCES
1. Une ambition sans cesse croissante au risque de la confusion
a. Les ajouts successifs du législateur
b. Le dispositif mis en œuvre

2. Un bilan en-deçà des attentes
a. Des pratiques en décalage avec les directives
b. Une discipline contestée

3. Les facteurs explicatifs
a. La question centrale de la formation des enseignants
b. Une pratique de la démocratie scolaire contestable

4. L’éducation aux médias et à l’information
5. L’implication d’autres acteurs
a. Les acteurs en uniforme
b. Les acteurs de la sécurité civile
c. Les organismes d’éducation populaire
d. Les initiatives des collectivités territoriales


B. UN SERVICE CIVIQUE SOLIDEMENT IMPLANTÉ MAIS SANS VÉRITABLE COMPOSANTE CIVIQUE
1. Des missions d’intérêt général variées à conforter
a. Les structures d’accueil
b. La durée des missions

2. Un volontariat indemnisé
3. Un succès indéniable
a. Un succès quantitatif
b. Une grande notoriété et une image positive

4. Un impact appréciable sur l’activité des volontaires
a. Le milieu socio-économique d’origine
b. Le niveau d’études
c. Des résultats très honorables

5. Une dimension civique très limitée
a. Un objectif législatif de « cohésion nationale et de mixité sociale » respecté
b. Une formation civique et citoyenne beaucoup trop floue
c. Des volontaires motivés surtout par la perspective d’une expérience professionnelle
d. Les ambiguïtés gouvernementales

6. Un impact limité sur l’engagement ultérieur

C. DES DISPOSITIFS À FORTE COMPOSANTE CIVIQUE RESTREINTS MAIS EFFICACES À L’INTENTION DES JEUNES EN TRÈS GRANDE DIFFICULTÉ
1. Leur cible initiale, les jeunes majeurs en grande difficulté, tend à s’élargir
2. Une prise en charge globale reposant sur la formation civique et citoyenne et sur la professionnalisation des volontaires
a. Un hébergement protecteur renforcé pour les plus précaires
b. Une forte composante civique et citoyenne, qui a pour socle l’égalité et la fraternité
c. La professionnalisation des volontaires

3. Des coûts élevés justifiés par des résultats encourageants

D. UN NOUVEAU VENU QUI COMBLE UN MANQUE MAIS EN PHASE D’EXPÉRIMENTATION : LE SERVICE NATIONAL UNIVERSEL (SNU)
1. Un parcours qui veut renforcer la cohésion et favoriser l’engagement
a. Les objectifs
b. Un parcours en trois étapes
c. Contenus et pédagogie
d. Sur site, un encadrement resserré marqué par le retrait des profils militaires
e. Un pilotage territorial réorganisé

2. Un dispositif apprécié des volontaires présentant un profil spécifique
a. Des volontaires satisfaits
b. Des volontaires au profil spécifique

3. Des améliorations à travailler
a. Des améliorations apportées dès 2021
b. Des progrès restent à accomplir

4. Une universalisation problématique
a. Un changement d’échelle
b. Le défi de l’encadrement
c. La concurrence entre les dispositifs
d. Le coût


E. LES CONSEILS DE JEUNES (CEJ)
1. Vue d’ensemble
2. Un bilan en demi-teinte pour les conseils d’enfants et de jeunes (CEJ)
a. Des collectivités territoriales satisfaites
b. La « forte homogénéité des profils » des jeunes conseillers, souvent engagés précédemment
c. Une expérience utile pour les jeunes conseillers

3. Limites des conseils d’enfants et de jeunes : des dispositifs perfectibles
a. Une marge de manœuvre limitée des conseillers jeunes qui redoutent l’instrumentalisation
b. Un lien au politique distendu et ambigu

III. ACCENTUER LA DIMENSION CIVIQUE DES POLITIQUES PUBLIQUES ET REDÉFINIR LE RÔLE DE L’ÉTAT

A. LES VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE COMME FIL CONDUCTEUR DE LA FORMATION À LA CITOYENNETÉ
1. Le socle des valeurs de la République
2. Renforcer la formation des enseignants
3. Pour l’institution d’une semaine scolaire de la citoyenneté

B. UN ÉTAT FACILITATEUR
1. Mettre en place des « filets dérivants » pour aller chercher les jeunes en voie de marginalisation
2. Clarifier l’offre et les outils d’orientation
3. Récompenser ceux qui s’engagent
a. Un engagement reconnu au seuil des études supérieures
b. La certification : un outil au service des non-diplômés


C. UN ÉTAT PILOTE ET MEILLEUR RÉGULATEUR DES ACTEURS NON ÉTATIQUES DE L’ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉ
1. Désigner un chef de file
a. Pour un recentrage politique
b. Une meilleure coordination administrative

2. La nécessité d’une meilleure supervision des acteurs non étatiques
a. Le rapprochement souhaitable des procédures d’agrément de la DGESCO et de la DJEPVA
b. Des conventions pluriannuelles d’objectifs (CPO) superficielles
c. Contrôler le respect du contrat d’engagement républicain

EXAMEN PAR LE COMITÉ
ANNEXE : PERSONNES ENTENDUES PAR LES RAPPORTEURS
CONTRIBUTION DE LA COUR DES COMPTES

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Fiche technique

Type de document : Rapport parlementaire

Pagination : 177 pages

Édité par : Assemblée nationale

Collection : Documents d'information de l'Assemblée nationale

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