Pour lire les formats PDF et ePub vous avez besoin d’un lecteur adapté.

Présentation

À travers de nombreux entretiens avec des administrations, des collectivités territoriales et des associations directement concernées, et des échanges nourris avec dix académies, dont deux académies en territoire ultra-marin, l’inspection générale a analysé les modalités de mise en œuvre de l’éducation à la sexualité, dont le manque d’efficacité et d’effectivité a été déjà identifié par différentes structures dans les dernières années. La mission note les efforts de cadrage effectués, le souci de mieux former les personnels de l’éducation nationale, et l’accompagnement important des académies et des établissements scolaires.

À la suite de ses analyses, la mission a dégagé quelques "idées-forces" et proposé trente-cinq recommandations articulées autour de huit domaines de réflexion, afin d’améliorer le dispositif de l’éducation à la sexualité.

  • Mieux cerner l’éducation à la sexualité ;
  • Clarifier le cadre législatif et réglementaire ;
  • Mieux intégrer l’éducation à la sexualité à la politique éducative aux niveaux national et territorial ;
  • Rendre l’éducation à la sexualité plus lisible ;
  • Encourager l’établissement scolaire à développer la mise en œuvre de l’éducation à la sexualité ;
  • Consolider le cadre administratif et opérationnel des interventions extérieures ;
  • Mettre en œuvre une démarche de suivi et d’évaluation ;
  • Renforcer la formation des acteurs.
Revenir à la navigation

Sommaire

Synthèse

Liste des recommandations

Introduction

1. Un objet d’éducation difficile à cerner

1.1. « Le mot et la chose » qui peuvent créer, au sens premier, une inquiétude
1.2. Une constitution progressive de l’EAS présidée par des enjeux de santé et des enjeux sociaux et sociétaux

2. Un cadre réglementaire et opérationnel de l’éducation à la sexualité qui manque de clarté

2.1. Une obligation législative et une succession de circulaires assez complexes

2.2. Une « éducation à » spécifique ?

2.3. Un dispositif structuré qui laisse des questions ouvertes
2.3.1. De simples orientations et quelques repères utiles, qui omettent certains points liés à l’organisation des séances
2.3.2. Un pilotage quelquefois confus
2.3.3. Un souci de mise en œuvre d’actions concertées dans le cadre de partenariats institutionnels
2.3.4. Une multiplication d’intervenants extérieurs qui nécessite une réflexion spécifique
2.3.5. Un suivi limité et l’absence de véritable évaluation

3. La mise en œuvre de l’EAS dans les établissements scolaires : un engagement variable et des difficultés récurrentes

3.1. Un pilotage par le comité de l’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) qui induit progressivement une mise en retrait de l’éducation à la sexualité dans l’effort global pour ces actions éducatives
3.1.1. Une place de l’EAS pour l’instant assez stable parmi les actions éducatives des domaines de la santé et de la citoyenneté en établissement
3.1.2. Une visibilité plus faible de l’EAS dans le contexte de déploiement de stratégies nationales
3.1.3. Les conséquences de la réforme annoncée des CESC

3.2. Un large panorama d’intervenants dans un cadre à géométrie variable
3.2.1. Une faible part de personnels de l’éducation prenant en charge l’EAS, avec un centrage sur le pôle médical, qui pourrait inciter à l’externalisation
3.2.2. Une externalisation récente auprès des étudiants en service sanitaire
3.2.3. Une externalisation croissante auprès d’intervenants dans le cadre associatif

3.3. Un objet complexe revêtant des formes pédagogiques variées, qui compromet l’effectivité de la mise en œuvre en établissement
3.3.1. L’appui trop partiel de l’EAS sur les disciplines, par manque de référence dans certains programmes scolaires
3.3.2. La mosaïque des activités déployées autour de l’EAS qui ne servent qu’une faible partie des élèves et dont la fragilité interroge
3.3.3. Les trois séances, un objectif pédagogique inatteignable en l’état des instructions sur l’opérationnalité et des ressources disponibles

3.4. Un manque de réflexion sur la continuité éducative temporelle et pluridisciplinaire, qui nuit à la cohérence du dispositif et des contenus de l’EAS tout au long de la scolarité de l’élève

3.5. L’élève et sa famille, au centre ou à la périphérie de la mise en œuvre de l’EAS ?
3.5.1. Les conséquences du contexte sociétal
3.5.2. Des élèves globalement en demande d’EAS à l’école
3.5.3. Des parents généralement confiants et rassurés par la prise en charge de l’EAS à l’école

3.6. De nombreuses ressources pédagogiques et culturelles pour la mise en œuvre de l’EAS en établissement mais une faible appropriation
3.6.1. Un foisonnement de ressources
3.6.2. Une faible appropriation par les professeurs

3.7. Le suivi et l’évaluation des actions d’EAS, encore timides et souvent absents

3.8. Une attention particulière sur la formation des acteurs de la mise en œuvre de l’EAS
3.8.1. L’offre de formation continue sur l’EAS par l’éducation nationale, encore modeste
3.8.2. La formation universitaire en sexologie, un apport intéressant
3.8.3. Une offre assez diversifiée de formation des intervenants en EAS par les partenaires
3.8.4. Une offre de formation initiale en redéploiement

4. Recommandations

4.1. Mieux cerner l’éducation à la sexualité

4.2. Clarifier le cadre législatif et réglementaire

4.3. Mieux intégrer l’éducation à la sexualité à la politique éducative aux niveaux national et territorial

4.4. Rendre l’éducation à la sexualité plus lisible

4.5. Encourager l’établissement scolaire à développer la mise en œuvre de l’éducation à la sexualité

4.6. Consolider le cadre administratif et opérationnel des interventions extérieures

4.7. Mettre en œuvre une démarche de suivi et d’évaluation

4.8. Renforcer la formation des acteurs

Conclusion

Annexes

Revenir à la navigation

Fiche technique

Type de document : Rapport d'inspection

Pagination : 76 pages

Édité par : Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche

Collection :

Revenir à la navigation