Rapport d'information (...) sur les stratégies de marché de la filière vitivinicole

Remis le :

Auteur(s) : Sylvain Carrière ; Sandra Marsaud

Auteur(s) moral(aux) : Assemblée nationale. Commission des affaires économiques

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En 2023, les 58 000 exploitations de vin que compte la France ont produit 45,9 millions d'hectolitres (hors usages industriels), pour une valeur de l'ordre de 15,5 milliards d'euros selon l'Insee, soit 16 % de la valeur de la production agricole française. Les vins et les spiritueux constituent le troisième excédent commercial de la France après l'aéronautique et les cosmétiques.
La filière est constituée de l'ensemble des acteurs en charge de la production de raisin, de vin et d'eaux-de-vie de vin, essentiellement le cognac et l'armagnac, ainsi que de leur commercialisation. Producteurs et négociants sont rassemblés au sein de vingt-trois interprofessions membres d'une association nationale, le Comité national des interprofessions des vins (CNIV).
Celle-ci doit en effet affronter une succession de crises depuis plusieurs années. D'une part, la production est régulièrement perturbée par des accidents climatiques à répétition (gels, violents orages avec grêle, sécheresses, etc.). D'autre part, la filière a été affectée par des chocs exogènes : la pandémie de covid-19 a réduit de manière significative l'activité ; la guerre en Ukraine a entraîné une hausse des coûts de production ; les multiples contentieux économiques internationaux, en particulier avec les États-Unis, qui représentent le premier pays d'exportation des vins français, et la Chine, n'ont cessé de fragiliser la filière, dans un contexte de concurrence étrangère accrue. Parallèlement, la filière doit s'adapter à des mutations profondes de la consommation, marquées par une baisse structurelle de la consommation de vin, en France mais aussi au niveau international. 

LISTE DES RECOMMANDATIONS
INTRODUCTION

I. L'EXPORT, UN RELAIS DE CROISSANCE NÉCESSAIRE DANS UN CONTEXTE DE DIMINUTION DE LA CONSOMMATION

A. UNE BAISSE DE LA CONSOMMATION DE VIN RÉVÉLATRICE DE NOUVELLES HABITUDES
1. Une consommation de vin en réduction
a. Une baisse de plus de 60 % en soixante ans de la consommation de vin par habitant en France
b. Une baisse également observable au niveau mondial depuis 2018
2. L'émergence de nouvelles habitudes de consommation
a. L'évolution des préférences
b. Des modes de consommation différents

B. LES MARCHÉS INTERNATIONAUX : DES DÉBOUCHÉS INDISPENSABLES
1. Un relais de croissance incontournable…
2. … fragilisé par un contexte international très incertain… 
3. … et la concurrence des vins étrangers

II. LA PROMOTION DES VINS ET DU SAVOIR-FAIRE FRANÇAIS 

A. L'ENJEU DE LA COMMUNICATION AUTOUR DES VINS FRANÇAIS
1. À l'international, une stratégie collective qui doit composer avec les mesures protectionnistes
a. Une stratégie collective axée sur l'art de vivre et le savoir-faire français… 
b. … qui doit composer avec les barrières douanières 
2. La promotion du vin en France : un exercice délicat 
a. Le cadre strict de la loi du 10 janvier 1991 
b. Des possibilités de communication insuffisamment exploitées

B. L'ŒNOTOURISME, UN SECTEUR AU SERVICE DE LA VALORISATION DU SAVOIR-FAIRE FRANÇAIS 
1. Un secteur en plein essor
a. Douze millions d'œnotouristes en France
b. Une offre qui se diversifie
2. … dont le potentiel pourrait être davantage exploité 
a. Une marge de progression importante
b. Les freins à lever

III. MIEUX PILOTER L'OFFRE DE VINS FRANÇAIS

A. RENFORCER LA CAPACITÉ D'ANALYSE COLLECTIVE DES MARCHÉS
1. Les outils de veille économique disponibles
a. Au niveau régional
b. Au niveau national
2. Les marges de progression existantes
a. Le manque de données relatives à la consommation 
b. La nécessité d'un approfondissement de la démarche de filière au niveau national

B. ADAPTER LES VINS AUX DEMANDES DES MARCHÉS 
1. Produire pour l'ensemble des marchés existants ou émergents 
a. S'appuyer sur nos forces : les appellations et la diversité des vins français
b. La segmentation de l'offre ne doit pas conduire à négliger l'entrée de gamme 
2. Expérimenter et innover pour répondre aux attentes sociétales
a. Concevoir les aides à la filière en cohérence avec ses stratégies d'adaptation et de modernisation
b. L'évolution des cahiers des charges comme condition d'adaptation des vins sous signe de qualité aux attentes des consommateurs et aux conséquences du changement climatique 
c. La question de la désalcoolisation

C. RÉGULER LES VOLUMES POUR CRÉER DE LA VALEUR
1. Les mécanismes de gestion quantitative de l'offre
a. Des réponses structurelles inévitables pour répondre à la crise de surproduction 
b. La nécessité d'approfondir la régulation interprofessionnelle
c. Le régime des autorisations de plantation
d. Sécuriser davantage la production face aux aléas climatiques
2. Répartir la valeur et investir pour la compétitivité de la filière
a. La contractualisation en viticulture 
b. Le cas des coopératives viticoles

CONCLUSION
TRAVAUX DE LA COMMISSION 
LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES
PERSONNES ENTENDUES LORS DES DÉPLACEMENTS