Investir dans l'internationalisation de l'enseignement supérieur

Date de remise :

Auteur(s) moral(aux) : Commissariat général à la Stratégie et à la Prospective

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Présentation

Porté par la mondialisation et par l'élévation du niveau de vie dans les pays émergents, le nombre des étudiants internationaux - c'est-à-dire des personnes étudiant dans un autre pays que le leur - ne cesse d'augmenter. Il pourrait passer d'environ 4 millions aujourd'hui à 7,5 millions en 2025. Cette internationalisation de l'enseignement supérieur ne se limite plus à la seule mobilité des étudiants : les formations et les établissements s'exportent, le contenu comme les outils pédagogiques évoluent, les collaborations scientifiques internationales sont valorisées. La France est un acteur important de l'internationalisation. Selon l'Unesco, elle est le troisième pays d'accueil des étudiants internationaux en 2012 avec 271 000 étudiants accueillis, soit 6,8 % du total des étudiants en mobilité à travers le monde. S'il ne manque pas d'atouts, le système français doit surmonter des défis de taille, sous peine de voir ses parts de marché érodées par une compétition accrue. Il lui faut notamment diversifier ses modalités d'internationalisation et améliorer durablement la qualité de son offre, qu'il s'agisse de contenu ou de services aux étudiants. Le défi est aussi financier, dans un contexte de contraintes budgétaires. Le présent rapport propose des scénarios de réforme visant une amélioration durable de la qualité de l'enseignement supérieur français.

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Sommaire

SYNTHÈSE

PROPOS LIMINAIRE

CHAPITRE 1 – MODALITÉS ET BÉNÉFICES

1. Des modalités en expansion

1.1. La mobilité des individus

1.2. De nouvelles possibilités

2. Des bénéfices variés

2.1. Des effets économiques directs et indirects mesurables

2.2. Au-delà des gains économiques

2.3. Un contexte mondial de fortes asymétries

CHAPITRE 2 – LES TRANSFORMATIONS DU MARCHÉ

1. Une mobilité internationale en croissance continue

1.1. Des étudiants toujours plus nombreux

1.2. Des étudiants toujours plus mobiles

1.3. Une mobilité qui reste socialement distinctive

1.4. Des étudiants de plus en plus « glocaux »

1.5. Des mobilités soutenues par des politiques actives

2. Une diversification accélérée des modes d’internationalisation

2.1. De la mobilité des programmes à l’éducation offshore

2.2. Moocs et internationalisation : quelles tendances ?

3. Une compétition internationale accrue

3.1. Les champions de l’attractivité et de la mobilité

3.2. La concurrence des pays émergents

3.3. Les spécialisations disciplinaires

CHAPITRE 3 – DIAGNOSTIC POUR LA FRANCE

1. Un acteur important de l’internationalisation

1.1. Une terre historique d’accueil

1.2. Une recherche internationalisée

1.3. Des étudiants français plutôt mobiles

1.4. Des formations françaises qui s’exportent

2. De nombreux défis et des spécificités à valoriser

2.1. La mobilité entrante en France : quelles perspectives de long terme ?

2.2. Des spécificités à assumer

2.3. De nombreux défis à surmonter

CHAPITRE 4 – TROIS PAYS, TROIS STRATÉGIES : ALLEMAGNE, AUSTRALIE ET ROYAUME-UNI

1. L’industrie éducative australienne

1.1. Une dépendance aux étudiants internationaux

1.2. Une triple spécialisation géographique, disciplinaire et sectorielle

1.3. Tensions sur le secteur : questions migratoires et qualité

1.4. Une diversification axée sur les campus offshore

2. Le policy mix britannique

2.1. Une conversion progressive à la logique de marché

2.2. Les avantages de la langue et les legs de l’histoire

2.3. La stratégie d’exportation : influence, attraction et captation de revenus

2.4. Une initiative privée dans le numérique

3. Le modèle collaboratif allemand

3.1. La réaffirmation de la gratuité des études

3.2. L’inertie des migrations

3.3. Le modèle d’exportation

CHAPITRE 5 – QUELLE ORIENTATION STRATÉGIQUE POUR LA FRANCE ?

1. Passer de la dispersion à la stratégie assumée

1.1. Penser l’articulation des objectifs

1.2. Définir un champ d’application

1.3. Se fixer des indicateurs-cibles

1.4. Articuler stratégie nationale et stratégies des établissements

2. Quatre orientations possibles des politiques publiques

2.1. Quatre idéaux-types d’évolution

2.2. Des orientations impliquant de profondes transformations de l’écosystème de l’enseignement supérieur

3. Une ambition pour la France : une internationalisation « inclusive » et source d’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur

CHAPITRE 6 – UNE MÉTHODE POUR UNE POLITIQUE ACTIVE D’INTERNATIONALISATION DU SYSTÈME FRANÇAIS

1. Se donner les moyens d’un état des lieux rigoureux

1.1. Objectiver l’existant, un préalable indispensable

1.2. Mesurer les bénéfices au-delà de l’impact économique direct

2. Quelle action publique en faveur de l’internationalisation dans un contexte d’autonomie des établissements ?

2.1. Un État stratège sur des priorités nationales

2.2. Un État facilitateur au service des établissements

CHAPITRE 7 – LEVIER DE FINANCEMENT ET PLAN D’ACTION

1. Une tendance mondiale à l’augmentation des frais, mais des justifications « négatives »

1.1. Une différenciation nationaux/internationaux de plus en plus fréquente

1.2. L’utilisation des ressources additionnelles, seule justification pertinente

2. Modalités des réformes de financement

2.1. La différenciation des frais entre communautaires et extra-communautaires

2.2. La différenciation des frais selon le niveau d’études et la spécialité de formation

2.3. La relation État-établissements

2.4. La mise en oeuvre temporelle d’une réforme

3. Les effets induits de l’augmentation des frais de scolarité

3.1. L’impact sur les effectifs et la sociologie des étudiants accueillis

3.2. L’impact sur le système d’enseignement supérieur

4. Quelques scénarios de réforme du financement

4.1. Les cas britannique et allemand : des voies difficilement envisageables pour la France

4.2. Les trois scénarios envisagés

5. Simulation du scénario privilégié

5.1. Principales caractéristiques

5.2. Impact estimé

5.3. Modalités de la mise en oeuvre

5.4. Cinq actions indispensables pour assurer l’équité, investir dans la qualité et renforcer l’attractivité

CONCLUSION – UNE AMBITION : ALLIER ÉQUITÉ ET QUALITÉ

ANNEXES

Les formations françaises à l’étranger : Chine, Maroc, Vietnam, Sénégal

Sigles et acronymes

Remerciements

 

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 206 pages

Édité par : France Stratégie

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