Crue de la Seine et de ses affluents de janvier-février 2018 - Retour d'expérience

Auteur(s) moral(aux) : Conseil général de l'Environnement et du Développement durable - Inspection générale de l'Administration

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Présentation

Les inondations, à la suite de la crue de la Seine et de ses affluents de janvier-février 2018, ont impacté une quinzaine de départements, comme en 2016, mais la pluviométrie a touché une zone différente, l’amont du bassin de la Seine. Pour la première fois depuis leur mise en service, les grands lacs-réservoirs du bassin de la Seine ont pu jouer tout leur rôle. Les crues d’hiver sur l’amont du bassin, dont l’impact a été limité par l’action des lacs-réservoirs, ont pu faire l’objet de prévisions de qualité. A partir de ses constats et des entretiens qu’elle a pu conduire, la mission fait principalement les propositions suivantes : établir de nouveaux modèles de vigilance « inondations » sous la seule responsabilité du Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SCHAPI), et en se basant sur l’aléa seul, exprimé en temps de retour des phénomènes ; se préparer à une crue majeure, en organisant la sécurisation des zones inondées et en planifiant des évacuations de grande ampleur ; continuer à promouvoir le complément au dispositif des lacs-réservoirs du bassin de la Seine constitué par la réalisation du projet de la Bassée, accompagner à cet effet la métropole du Grand Paris, l’Etablissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs et l’ensemble des parties prenantes dans la mise en œuvre du projet de son site pilote. Le nombre de communes touchées et le montant des dommages des biens assurés sont significativement inférieurs pour la crue de janvier 2018 à ceux de la crue de mai-juin 2016. Ils ne doivent cependant pas faire oublier ceux estimés par une étude de l’organisation de coopération et de développements économiques (OCDE) qui évalue à 30 milliards d’euros le coût d’une inondation du type de celle de 1910 en région parisienne. Concernant la prévention, il convient de développer des prescriptions de constructions sous la forme de document technique unifié (DTU) et d’améliorer la résilience des constructions en zones inondables. Le risque d’une crue majeure sur la métropole parisienne reste toujours possible. Il convient donc de s’organiser pour mieux faire face au risque d’évènement de plus grande importance, notamment en programmant un exercice d’ampleur, et d’accroître la résilience du système des réseaux, en particulier du réseau électrique en Ile-de-France.

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Sommaire

Synthèse

Liste des recommandations

Introduction

1. Événements hydrologiques

1.1. Des pluies intenses et de longue durée sur les seuls bassins moyens et amont de la Seine
 1.1.1. La pluviométrie de décembre 2017 et janvier 2018 a atteint des niveaux exceptionnels sur une grande partie du pays
 1.1.2. Des pluies importantes ont été enregistrées en janvier 2018 sur le bassin amont de la Seine
 1.1.3. Le phénomène hydrologique de janvier 2018 est très différent de celui de mai 2016

1.2. Des crues de propagation lente qui ont pu faire l’objet de prévisions
 1.2.1. La propagation de la crue de janvier – février 2018 sur le bassin de la Seine
 1.2.2. L’estimation du temps de retour de la crue selon les tronçons
 1.2.3. La contribution des affluents à la crue de la Seine

1.3. Les lacs-réservoirs du bassin de la Seine ont joué tout leur rôle mais arrivaient à saturation
 1.3.1. Les lacs-réservoirs ont été construits après les crues catastrophiques de 1910, 1924 et 1955
 1.3.2. Les lacs-réservoirs ont permis d’écrêter en aval les crues très importantes qui se présentaient à leur amont
 1.3.3. Les lacs-réservoirs ont réduit la hauteur de crue à Paris de l’ordre de 65 cm
 1.3.4. Les lacs-réservoirs contribuent également à protéger les territoires à risque important d’inondation de l’amont du bassin
 1.3.5. Selon une étude de la CCR, ils ont permis de réduire les dommages de près de 90 M€

2. Prévision des inondations et vigilance inondation

2.1. Les limites de la prévision météorologique à l’usage de la prévision des crues
 2.1.1. Le renoncement au déterminisme de la prévision
 2.1.2. La prise en compte des lames d’eau
 2.1.3. L’incertitude sur les lames d’eau

2.2. L’amélioration des connaissances et des modélisations
 2.2.1. L’opportunité de mesures en situation extrême
 2.2.2. La qualité des prévisions

2.3. Les courbes des prévisions avec leurs incertitudes doivent être maintenant généralisées et publiées dans Vigicrues
 2.3.1. La publication des courbes de prévisions
 2.3.2. L’affichage des tendances
 2.3.3. La question des exigences de précision tout le long du cours d’eau surveillé

2.4. L’établissement d’un nouveau modèle de vigilance « inondation »
 2.4.1. Le constat d’incohérence perçue par les autorités
 2.4.2. Articuler de manière cohérente Vigicrues et vigilance météorologique
 2.4.3. Faire le choix d’annoncer l’aléa en lieu et place du risque
 2.4.4. Le calage des seuils de vigilance en fonction des temps de retour
 2.4.5. Des hauteurs d’eau associées à des temps de retour

2.5. Vigicrues Flash

3. Gestion de crise

3.1. Une meilleure gestion de crise
 3.1.1. Un dispositif d’alerte mieux structuré
 3.1.2. Des centres opérationnels départementaux (COD) adaptés aux évènements
 3.1.3. Des niveaux de gestion de crise à affiner
 3.1.4. Des maires mieux préparés
 3.1.5. Une culture de la gestion de crise qui se diffuse
 3.1.6. Le rôle central des préfets

3.2. Les problèmes rencontrés
 3.2.1. Les moyens parfois trop limités des COD
 3.2.2. La sécurisation des zones inondées
 3.2.3. La nécessaire mise en relation des systèmes d’information géographiques
 3.2.4. Les enjeux de la communication de crise

4. Ouvrages hydrauliques, organisation de la gestion des cours d’eau et GEMAPI

4.1. Le rôle majeur des grands lacs de Seine
 4.1.1. Les effets sur la crue des grands lacs de Seine
 4.1.2. La coordination entre les grands lacs de Seine et les autorités
 4.1.3. La nécessaire optimisation des règlements d’eau

4.2. Le projet d’ouvrage de La Bassée
 4.2.1. Le contexte du projet
 4.2.2. Le projet et ses effets attendus
 4.2.3. L’avancement du projet

4.3. La préservation et la restauration des champs naturels d’expansion des crues

4.4. À moyen terme, une révision complète des règlements d’eau méritera d’être envisagée

4.5. Exploitation et information sur les ouvrages de VNF
 4.5.1. La sécurité des ouvrages
 4.5.2. Le maintien de la navigation après débordement
 4.5.3. La surveillance de l’amarrage des bateaux-logements
 4.5.4. La question des déchets accumulés devant les écluses
 4.5.5. La problématique du ressuyage des terres agricoles sur la Seine-Bassée
 4.5.6. La nécessité de renforcer l’information

4.6. Évolution de la gestion des cours d’eau, la nécessaire montée en puissance des syndicats de rivière
 4.6.1. Certains syndicats de rivière ont joué un rôle important pour l’annonce de crue, en complément de l’action des SPC
 4.6.2. L’articulation des SPC et des syndicats de rivières pour l’annonce des crues

4.7. La prévention des inondations sur le bassin de la Seine
 4.7.1. La GEMAPI et son articulation avec les syndicats de rivières
 4.7.2. Sur la Seine
 4.7.3. Sur les affluents de la Seine
 4.7.4. Le cas particulier des ouvrages de protection le long de la Seine

5. L’intervention des assurances

5.1. Les dommages

5.2. Les déclarations « Cat-Nat »
 5.2.1. Des décisions rapides s’agissant des débordements
 5.2.2. Mais toujours attendues s’agissant des remontées de nappes phréatiques

5.3. Des évolutions envisageables

6. Planification spatiale et inondations

6.1. Principaux enjeux relevés
 6.1.1. Quelques cas de constructions contemporaines et difficiles à évacuer, qui auraient pu être inondées
 6.1.2. L’amélioration de la construction en zone inondable à l’échelle de l’habitation
 6.1.3. L’amélioration de la construction en zone inondable à l’échelle du quartier dans le cadre de la rénovation urbaine
 6.1.4. Le phénomène de « cabanisation »

6.2. Propositions
 6.2.1. La question des objectifs de protection quantifiés en temps de retour
 6.2.2. La confusion entre la sécurité des personnes et celle des biens

7. Enseignements pour des événements de plus grande ampleur

7.1. La crue a révélé une nouvelle fois les limites capacitaires des aménagements

7.2. La capacité des pouvoirs publics à faire face à des inondations généralisées reste limitée

7.3. Se préparer à la gestion des grandes crues

7.4. Enjeux cruciaux d’amélioration de la résilience des réseaux aux crues majeures

 

Conclusion

Annexes
 1. Lettre de mission
 2. Liste des personnes rencontrées
 3. Glossaire des sigles et acronymes
 4. Bibliographie
 5. Annexes Techniques (Voir tome 2)
 1. Le fonctionnement des lacs-réservoirs
 2. Le site Vigicrues : l’affiche d’information
 3. Le nouveau service Vigicrues Flash : la carte des cours d’eau et communes éligibles et des exemples de prévision
 4. Un exemple de bulletin d’information crue diffusé aux maires par une collectivité (SYAGE sur l’Yerres et le Réveillon)
 5. L’évolution du nombre de plans communaux de sauvegarde (PCS) pour les départements de la vallée de la Seine entre 2016 et 2018
 6. Les évacuations de personnes dans les zones inondées en 2016 et 2018
 7. Le projet de la Bassée en Seine-et-Marne
 8. La confusion entre la protection des personnes et celle des biens
 9. La carte détaillée du réseau Vigicrues sur le bassin de la Seine
 10. La description des crues de janvier 2018
 11. Des exemples d’inondation par une crue majeure de la Seine
 12. La synthèse de la chronologie de vigilance par tronçons sur le bassin de la Seine du 1er janvier au 7 février 2018
 13. La carte des voies navigables du bassin de la Seine

 

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'inspection

Pagination : 191 pages

Édité par : Ministère de la transition écologique et solidaire : Ministère de l'intérieur

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