Lettre de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, adressée au comité de suivi de la réforme du lycée général et technologique, en réponse à leurs propositions, Paris le 6 janvier 2020.

Lettre de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, adressée au comité de suivi de la réforme du lycée général et technologique, en réponse à leurs propositions, Paris le 6 janvier 2020. Jean-Michel Blanquer 6/01/2020 Lettre réforme du lycée général

Mesdames et Messieurs les membres du comité de suivi,


En ce début d'année, je tiens à vous présenter mes vœux de bonheur personnel et professionnel. Je souhaite aussi vous remercier pour le travail que vous avez commencé à réaliser dans le cadre du comité de suivi de la réforme du lycée général et technologique animé par Pierre Mathiot et Jean-Charles Ringard qui me tiennent en permanence informé de vos échanges.

La qualité du dialogue que nous menons est essentielle car les enjeux sont importants pour nos élèves, leur famille et pour notre pays. Comme vous le savez, les changements opérés dans nos lycées visent à permettre une meilleure réussite de nos élèves dans l'enseignement supérieur. Pour cela, nous avons souhaité leur offrir davantage d'accompagnement et de progressivité dans la conception de leur projet ainsi que davantage de temps pour approfondir ce qui les fera réussir après le baccalauréat.

Vous avez exprimé un certain nombre de propositions auxquelles je veux répondre.

En français, le nombre de textes à étudier et le renouvellement du programme par moitié chaque année ont pu susciter des inquiétudes. Comme l'ensemble des programmes du lycée, le programme de français a été conçu pour transmettre des savoirs disciplinaires et interdisciplinaires de qualité à nos élèves. Afin d'aider les professeurs à mener dans de bonnes conditions cet enseignement exigeant, le programme sera dorénavant renouvelé par quart chaque année et dès la présente année scolaire, les lycéens de première générale étudieront entre 20 et 24 textes au lieu des 24 initialement prévus, tandis que ceux de première technologique étudieront entre 13 et 16 textes au lieu des 16 prévus.

En anglais, il est apparu que l'enseignement de spécialité était trop tourné vers des débouchés littéraires et moins vers un usage appliqué aux différents contextes professionnels. C'est pourquoi nous offrons désormais aux élèves la possibilité de choisir entre « anglais » et « anglais, monde contemporain ». Cet enseignement fera notamment une place de choix à la lecture de la presse et à l'expression-la:ide. Celui-ci sera proposé en première et en terminale dès la rentrée de septembre 2020.

En mathématiques, vous avez relevé les difficultés de certains élèves à suivre le programme de spécialité. Il apparaît que c'est moins le programme qui est en question que l'hétérogénéité du niveau des élèves, et par conséquent des classes, La réponse est donc d'abord d'ordre pédagogique. C'est pourquoi, dans la perspective de la rentrée prochaine, nous allons travailler à renforcer la constitution des groupes de compétences. En outre, dans tous les lycées qui proposent l'enseignement de spécialités mathématiques, les élèves pourront suivre l'enseignement « mathématiques complémentaires » en terminale. Cet enseignement est particulièrement adapté aux élèves qui ont besoin des mathématiques pour leurs études supérieures futures sans en faire le cœur de leur projet. Ainsi, le nouveau lycée va-t-il offrir aux élèves des parcours mathématiques divers qui répondent à la diversité de leurs envies et de leurs projets.

Dans le cadre du comité de suivi, vous avez également souhaité, qu'une attention particulière soit portée à l'organisation des conseils de classe et au suivi des élèves par les professeurs principaux. Vous proposez ainsi l'adaptation de la composition et du fonctionnement du conseil de classe avec la possibilité d'organiser des conseils d'enseignement de spécialité. Vous suggérez aussi de proposer aux établissements qui le souhaitent de faire évoluer la fonction de professeur principal en l'envisageant dans une dimension de professeur référent d'un groupe d'élèves. Ces évolutions seraient l'occasion de renforcer rôle et la place des représentants des élèves comme des parents.

J'accueille favorablement ces propositions. C'est pourquoi, j'ai demandé aux services de proposer une évolution des textes en vigueur pour aller dans ce sens. Je propose que ces évolutions réglementaires soient examinées à l'occasion d'une de vos prochaines réunions.

Une fois encore, je tenais à vous témoigner tout l'intérêt que je porte à vos propositions et à vous remercier pour ces échanges que je souhaite riches et fructueux au cours des prochains comités de suivi.


Avec toute ma confiance.


Source https://www.education.gouv.fr, le 6 février 2020 
 

Lycée Lycee Conseil de la vie lyceenne Lycee professionnel Reforme Enseignement superieur Enseignement technologique Programme scolaire Scolarite 203000317

Lettre de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, aux professeurs, sur la transformation du lycée professionnel, Paris le 5 novembre 2019.

Lettre de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, aux professeurs, sur la transformation du lycée professionnel, Paris le 5 novembre 2019. Jean-Michel Blanquer 5/11/2019 transformation du lycée professionnel

Mesdames et Messieurs les professeurs de lycée professionnel,


Alors que nous sommes à un moment clé de la mise en oeuvre de la transformation de la voie professionnelle, je tenais à m'adresser directement à vous. 

Le lycée professionnel est un atout essentiel pour la France. Depuis les deux dernières rentrées, chacun a pu observer une appétence nouvelle pour le lycée professionnel. Ainsi, cette année, la part d'élèves ayant choisi la voie professionnelle en fin de troisième a augmenté de 3 %. Je m'en félicite et je vous remercie car nous vous le devons. Mon objectif est de renforcer d'année en année cette tendance très encourageante.

La transformation que nous avons engagée vise à positionner l'enseignement professionnel comme levier majeur de la qualification de nos élèves. Ce nouveau lycée doit transmettre, plus encore aujourd'hui, l'excellence des savoirs professionnels, afin de former aux métiers de demain, et de faire de nos établissements l'avant-garde de la révolution numérique et de la transition écologique. Ce sera dans l'intérêt de nos élèves qui s'ouvriront ainsi de très belles voies d'avenir. Et ce sera dans l'intérêt de notre pays car nos entreprises et nos services publics ont grand besoin de personnes qualifiées. 

Ainsi, il s'agit de mieux accompagner les élèves dans la consolidation des savoirs fondamentaux encore trop fragiles chez certains. Il s'agit aussi bien sûr de développer les savoir-être, importants dans l'entreprise, primordiaux pour la vie en société, et fondement de la citoyenneté. À cet égard, il est crucial que chaque professeur soit respecté dans son autorité, ce qui, je le sais, n'est pas toujours le cas. Toute l'institution est à vos côtés pour mettre un terme à ces situations inacceptables.

La transformation du lycée professionnel est avant tout d'ordre pédagogique. Ce sont, par exemple, les heures d'enseignements généraux et professionnels dispensés en co-intervention, qui font un pont entre savoirs et excellence professionnelle. Le chef d'oeuvre permet d'apprendre la conduite de projet et le travail en équipe. Sa présentation, en fin de CAP ou de terminale, sera le couronnement de la formation, un moment que le jeune gardera en mémoire tout au long de sa vie. 

Cette nouvelle stratégie éducative est portée par l'augmentation des cours en demi-groupe afin de transmettre les savoirs dans des conditions nettement plus favorables. Elle s'appuie aussi sur la diversification des parcours pour offrir aux élèves qui le souhaitent une meilleure articulation entre parcours par la voie scolaire et parcours en apprentissage, entre poursuite d'études vers le supérieur ou insertion professionnelle. 

Je souhaite aussi que les activités culturelles se développent prioritairement dans les lycées professionnels grâce au partenariat étroit que nous développons avec le ministère de la culture. 

Pour vous aider dans vos pratiques et dans la mise en place de la réforme, de nombreuses ressources (Eduscol) sont mises à votre disposition : lettres d'information, vademecum, parcours M@gistere. Les personnels d'inspection sont également mobilisés pour vous accompagner. Au printemps prochain, je demanderai aux recteurs de vous accorder une nouvelle journée banalisée, pour échanger, tirer un premier bilan et apporter des améliorations concrètes aux pratiques de co-intervention.

Au fur et à mesure du déploiement de cette réforme, il est important que nous puissions partager les progrès très importants qu'elle fait naître et que nous puissions y apporter aussi des ajustements nécessaires. C'est pourquoi, dès le 24 septembre, j'ai installé un comité de suivi, animé par Marc Foucault, inspecteur général. Il est composé, notamment, de vos représentants. Ensemble, nous pourrons ainsi parachever le travail engagé au service des jeunes. 

Vous êtes essentiels à notre système éducatif et, plus largement, au dynamisme économique de notre pays. Je connais votre investissement dans les changements en cours dont la finalité est l'émancipation de notre jeunesse. Cette émancipation passe par la réussite de tous nos élèves en leur permettant d'être fiers de leur métier et de l'École de la République qui porte cet idéal de progrès social auquel nous sommes tant attachés. 

Je tiens une nouvelle fois à vous remercier pour votre engagement dans la réussite de cette réforme. 

Avec toute ma confiance,


source https://www.education.gouv.fr, le 19 novembre 2019 
 

Enseignement professionnel Enseignement professionnel Lycee professionnel Reforme Systeme scolaire 193002371

Conseil des ministres du 4 septembre 2019. La rentrée scolaire et universitaire

Conseil des ministres du 4 septembre 2019. La rentrée scolaire et universitaire Conseil des ministres 4 septembre 2019 Rentrée scolaire et universitaire Le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse et la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ont présenté une communication relative à la rentrée scolaire et universitaire.

Cette rentrée est l’occasion de poursuivre la concrétisation des mesures décidées en début de quinquennat, et d’amplifier les réformes pour faire de l’égalité des chances une réalité pour tous les jeunes.

La mesure de dédoublement de l’ensemble des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire arrive à maturité. Désormais 300 000 élèves, soit 20 % des enfants d’une classe d’âge, issus de familles majoritairement défavorisées, bénéficient d’un suivi pédagogique renforcé qui va leur permettre de maîtriser les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter et respecter autrui). Cette ambitieuse politique d’égalité des chances se poursuivra jusqu’en 2022 avec le dédoublement des grandes sections de maternelle.

La loi du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance donne une ampleur nouvelle à ce qui a été engagé depuis deux ans. L’école maternelle, levier essentiel de lutte contre les inégalités, est consolidée par l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans. La prise en charge à l’école des élèves en situation de handicap est aussi significativement améliorée. Outre l’accueil de 23 500 nouveaux élèves et le recrutement de 4 500 accompagnants supplémentaires, un véritable service de la scolarisation d’élèves en situation de handicap se met en place.

Cette rentrée est aussi celle du nouveau lycée professionnel, général et technologique. Les élèves qui entrent en seconde professionnelle en ce mois de septembre sont les premiers à bénéficier des opportunités offertes par la réforme : secondes organisées en famille de métiers, cours en co-intervention, cours en demi-groupe plus nombreux. Au lycée général et technologique, les élèves suivent désormais des enseignements communs qui leur assurent une culture générale du XXIème siècle. Cette année, les élèves de première ont pu choisir trois enseignements de spécialité en fonction de leurs goûts et de leur projet. 47,7 % d’entre eux ont fait des choix ne correspondant à aucune des trois anciennes séries.

La mise en œuvre de la réforme des lycées fera l’objet d’échanges constants avec les partenaires. Depuis la semaine dernière, les organisations syndicales sont reçues afin d’approfondir la réflexion engagée sur l’amélioration des conditions de travail des personnels. En cette rentrée, un plan de lutte contre les violences en milieu scolaire vise à sécuriser l’espace scolaire et ses abords pour protéger les élèves et les personnels, et surtout pour agir contre toute atteinte à l’autorité des professeurs.

La transmission des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et d’engagement est essentielle pour permettre aux élèves d’être des acteurs du monde de demain. C’est pourquoi le ministère accompagne l’engagement des jeunes pour le climat et met en œuvre dès cette année les 8 mesures proposées par les élus lycéens au printemps dernier. Ainsi, 250 000 éco-délégués, un par classe de collège et de lycée, seront élus à la fin du mois de septembre. D’ici décembre, toutes les écoles et tous les établissements devront avoir formalisé un projet pour la biodiversité ou de lutte contre le réchauffement climatique.

Dans l’enseignement supérieur, la rentrée est placée sous le signe du soutien aux étudiants, pour donner les moyens, y compris matériels, aux jeunes de poursuivre leurs projets d’études. L’ensemble des étudiants de l’enseignement supérieur bénéficieront, pour cette rentrée, d’une amélioration significative de leurs conditions de vie, grâce à une hausse de 46 millions d’euros des sommes allouées aux bourses. 712 000 étudiants verront ainsi leurs bourses sur critères sociaux augmenter. Le paiement de la première mensualité peut être anticipé dès le 30 août 2019. Pour accompagner les étudiants sur leur principale dépense, le parc des 172 600 logements des CROUS poursuit son extension et sa modernisation à raison de 3 000 logements rénovés chaque année, et l’aide au cautionnement locatif Visale est rendue accessible à l’ensemble des étudiants, sans conditions de ressources. Enfin, le basculement de la sécurité sociale des étudiants vers le régime général apporte aux étudiants simplicité, qualité de service renforcée et gain de pouvoir d’achat, avec la suppression de la cotisation annuelle de sécurité sociale des étudiants, d’un montant de 217 euros en 2017.

La rentrée universitaire est, enfin, la première rentrée du déploiement des actions en vue de renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur français pour les étudiants internationaux : 10 millions d’euros ont ainsi été consacrés à l’amélioration des conditions d’accueil dans les universités, pour financer plus de 150 initiatives (programmes de parrainage, cours de français langue étrangère, etc.) sur tout le territoire. Avec une hausse de 2,4 % du nombre d’étudiants admis dans les établissements, la stratégie « Bienvenue en France » produit d’ores et déjà ses premiers résultats, par exemple vis-à-vis des étudiants indiens, plus nombreux à rejoindre notre pays.
Enseignement primaire Enseignement secondaire Enseignement supérieur Rentree scolaire Reforme Lycee Lycee professionnel Ecole Etudiant etranger Universite College 196001717

Déclaration de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, sur la réforme du lycée, la formation professionnelle et la construction d'un dialogue entre les entreprises et les régions, Paris le 24 juin 2019.

Déclaration de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, sur la réforme du lycée, la formation professionnelle et la construction d'un dialogue entre les entreprises et les régions, Paris le 24 juin 2019. Jean-Michel Blanquer 24/06/2019 réforme lycée formation professionnelle Colloque spécial « L'emploi des jeunes, aujourd'hui et demain », à l’Institut de France le 24 juin 2019

Je suis évidemment très heureux d'être parmi vous ce matin, fidèle au poste, comme je le disais à Yvon Gattaz en arrivant, puisque ça fait un certain nombre d'années que j'essaye de répondre présent à chaque fois que vous me sollicitez sur ce sujet, qui fait partie des sujets les plus importants de la société française. Il y en a quelques autres mais celui-ci est à mes yeux l'un des plus importants. Nous avons un scandale français que nous connaissons tous très bien malheureusement et ce scandale français c'est le chômage des jeunes d'un côté, puis des emplois non pourvus d'un autre côté. Nous sommes un des rares pays d'Europe à être dans une situation si accentuée quant à ce phénomène. C'est évidemment un scandale à double titre : c'est un scandale pour chacun des jeunes qui ont ainsi raté des opportunités à cause de notre mauvaise organisation, mais aussi un scandale pour notre pays dans son ensemble qui se retrouve devant des difficultés économiques et des difficultés sociales corrélatives à ce phénomène.

C'est donc une situation tout à fait anormale et, comme toute situation anormale, elle n'a pas vocation à perdurer, même si, bien entendu, les remèdes sont forcément des remèdes à court terme, moyen terme et long terme. Je pense qu'au travers de certaines réformes auxquelles on vient déjà de faire référence, il y a évidemment une piste. Cette piste, nous avons commencé à l'entreprendre. C'est vrai que c'est l'Education nationale qui est concernée en premier lieu. Pas à tous égards parce que tout le monde est concerné. Vous êtes tous concernés et si vous êtes présents à ce Colloque, c'est certainement parce que vous êtes déjà actifs sur ce sujet. Mais l'Education nationale est concernée pour des raisons chronologiques : c'est par l'Education nationale que tout commence, notamment la formation des enfants et des adolescents qui va leur permettre d'être préparés tout simplement à leur vie future.

De ce point de vue, le fait d'avoir comme première priorité l'école primaire, n'est pas sans relation avec nos thèmes d'aujourd'hui. Il est évident que les quatre piliers que j'énonce en permanence, c'est-à-dire Lire, Ecrire, Compter, Respecter autrui, ont une relation avec notre sujet. S'il n'y a pas ce socle-là, il n'y aura pas le reste. Et nous avons évidemment entrepris d'aller très loin pour qu'on n'ait plus ce scandale des 20 % de jeunes qui sortent de l'école primaire sans bien maîtriser les savoirs fondamentaux. En réalité, ce point est à mettre en relation aussi avec le chômage et les difficultés sociales. J'observe d'ailleurs qu'il y a certaines correspondances entre des chiffres qu'on observe dès le début de l'école primaire sur les élèves en difficulté et ceux qu'on observe à la fin de l'école primaire, puis ceux que l'on observe ensuite lors de l'entrée dans la vie active.

On doit donc réussir à être extrêmement actifs en la matière et nous nous sommes fixés, vous le savez, de réduire les inégalités et d'améliorer le niveau général. Ce sont mes deux objectifs très simples. Elever le niveau général du pays et réussir la justice sociale. Et l'un va avec l'autre. Lorsque l'on dédouble les classes de CP et de CE1 dans les territoires en difficulté, correspondant à peu près à 20 % d'une génération – cela va concerner donc 300 000 enfants à la rentrée prochaine, deux fois 150 000 en CP et en CE1 – on fait alors une action évidemment de justice sociale, mais aussi d'élévation du niveau général. Parce que si ces 20 % enfants réussissent à avoir le même niveau que les autres 80 %, en réalité on aura déjà été à la base des solutions des problèmes que nous rencontrons.

Nous devons aussi développer une culture de l'engagement. Lorsque je dis « Respecter autrui », il y a quelque chose que nous avons rajouté après « Lire, écrire, compter », qui a trait aux compétences fondamentales d'une personne, d'un citoyen, d'un professionnel. Je pense notamment à ce que nous valorisons maintenant à l'école primaire, c'est-à-dire l'esprit d'équipe : le fait qu'il vaut mieux gagner à plusieurs que tout seul. Et l'expression « Ecole de la confiance » vient indiquer cela. C'est-à-dire que nous voulons un enfant qui aille à l'école en confiance, en faisant confiance aux autres et en se faisant confiance à lui-même. Nous savons que c'est un point faible de la France et une série de mesures qui ont été prises ces derniers temps vont toutes dans le même sens.

Encore une fois, il y a un impact indirect de beaucoup de mesures que nous prenons sur le sujet que nous traitons aujourd'hui. Lorsque nous faisons la rentrée en musique, nous envoyons un message sur le fait de désinhiber chaque enfant, et nous envoyons aussi un message sur l'harmonie. Lorsque nous instaurons un grand oral solennel à la fin du baccalauréat, nous disons quelque chose sur l'expression orale et la nécessité de savoir s'exprimer, mais aussi de savoir écouter, de savoir argumenter. Lorsque nous valorisons le sport, nous développons évidemment cette culture collective et cette culture de l'engagement qui est essentielle. Donc derrière « Respecter autrui », il y a en réalité un projet de société. Et ce projet de société va de pair avec la préparation de nos enfants à leur réussite future et aux compétences qui sont attendues dans la vie professionnelle comme dans la vie personnelle. C'est un enjeu essentiel et encore une fois, s'il n'y avait qu'une seule chose, ce serait celle-là. Je pense que si nous réussissons sur ce point et je pense que nous allons réussir, alors toute une série de cercles vertueux sera enclenchée et d'une certaine façon le reste dans ce cas va de soi.

J'attache évidemment beaucoup d'importance à plusieurs dispositions de la loi qui est en train d'être votée. Nous avons eu une commission mixte paritaire conclusive. Je crois que, peut-être la première fois de ma vie où j'ai entendu ce mot, ce devait être dans la bouche de Pierre Delvolvé que je salue, puisqu'il a été mon professeur de droit public. Cette commission mixte paritaire a été très intéressante parce qu'elle nous a permis de consacrer un certain nombre de points qui vont dans le sens de ce sur quoi nous allons échanger aujourd'hui. Je pense à la consécration de l'école maternelle : l'instruction obligatoire à 3 ans est un signal que nous envoyons sur ces premières compétences dans la vie, des compétences de coopération en particulier. J'ai eu le plaisir au Sénat de demander aux sénateurs dans un moment – qui était un moment plus académique que politique – combien d'enfants étaient scolarisés au moment de la loi Jules Ferry de 1881. C'est en général un chiffre qu'on n'a pas parce qu'on vit tous dans l'idée qu'il n'y avait pas l'école un jour, et le lendemain il y a eu l'école.

Au moment de la loi de 1881, 91 % des enfants de France, et d'ailleurs Guizot n'y était pas étranger et Victor Duruy non plus évidemment, mais 91 % des enfants de France étaient déjà scolarisés. Et le fait de scolariser 100 % des enfants est extrêmement important : dire que 91 % des enfants étaient déjà scolarisés ça n'est absolument pas minimiser l'importance de la loi Ferry. C'est juste dire que la loi Ferry est importante à deux titres : elle est importante pour les 9 % d'enfants qui n'y allaient pas, ce sont des dizaines de milliers d'enfants qui sont allés à l'école grâce à ça, mais elle est importante tout autant quant au cadre qu'elle fixe d'un seul coup. C'est un message à l'ensemble de la nation : tous les enfants doivent aller à l'école à partir de 6 ans, et l'école est fondamentale si on veut une véritable République. Avec l'instruction obligatoire à 3 ans, on a un message de ce type sur l'importance de l'école maternelle, l'importance des premières années de la vie en réalité. Et c'est aussi le message qui a été celui du Président de la République, lors de ses annonces à la sortie du grand débat, avec en plus d'autres annonces comme la limitation à 24 du nombre d'élèves par classe en grande section, en CP et en CE1 sur tous les territoires de la République, et aussi l'appui aux écoles primaires rurales. Je ne développe pas ces points là, ça nous emmènerait trop loin, mais encore une fois je veux dire à quel point tous ces points sont la matrice du reste.

Le reste est évidemment essentiel aussi, et de ce point de vue-là, un certain nombre de réformes ont été engagées, notamment à l'âge du lycée. Vous le savez, c'est dans l'actualité, d'autant plus que nous sommes à l'issue d'une semaine qui aurait pu être chaude à certains égards. Je me réjouis que le baccalauréat ait eu lieu la semaine dernière et pas la semaine prochaine à plus d'un titre, mais nous sommes à l'issue d'une semaine qui nous a montré à quel point le baccalauréat était un sujet sensible dans notre pays. Elle nous a aussi montré qu'au moment où nous nous apprêtons à rentrer dans une grande réforme du baccalauréat – et je le dis devant Jean-Robert Pitte qui a beaucoup réfléchi, avec qui nous avons beaucoup échangé sur ces questions – au moment où nous nous apprêtons à rentrer dans cette grande transformation, il y a évidemment encore beaucoup de débats. Et c'est pour moi donc un plaisir aujourd'hui d'expliciter un tout petit peu ce qui se qui se joue au travers de cela.

La réforme a plusieurs dimensions : elle concerne le lycée professionnel aussi bien que le lycée général et technologique, et j'ai toujours plaisir à commencer par le lycée professionnel. Je l'avais fait d'ailleurs devant Bernard Arnault il n'y a pas très longtemps, pour expliquer que nous avions une stratégie qui consistait à rendre le lycée professionnel aussi attractif que les deux autres lycées. Ce sont évidemment des objectifs qui ont souvent été affirmés dans le passé. Nous voulons nous donner les moyens d'y arriver réellement. Lors de la préparation de cette réforme, j'ai parlé de « Harvard du pro ». C'est cette idée d'avoir de véritables campus professionnels attractifs où on a envie d'aller à l'issue de la classe de troisième, non pas parce qu'on a eu un mauvais bulletin de notes en troisième mais parce que cela fait envie. Pour avoir des « Harvard du pro », il faut trois conditions, et nous y avons travaillé avec les régions de France. Il faut d'une part avoir des lieux physiques dignes de ce nom, et c'est pourquoi nous y travaillons avec les régions, mais c'est pourquoi les entreprises, et notamment les grandes entreprises, mais aussi les réseaux de PME, sont très concernés par un tel objectif. Nous pouvons avoir demain, et c'est d'ailleurs un petit peu dans les tuyaux des grands campus du luxe par exemple, des baccalauréats professionnels en même temps que des CAP, que des formations du supérieur, que des laboratoires, que des incubateurs d'entreprises, que des centres d'apprentissage, etc. Bref des lieux qui rassemblent plusieurs institutions autour d'un thème qui fait envie et qui sont de vrais lieux ; des lieux où on se sent bien.

J'ai été par exemple il y a quelques temps dans un campus du cuir en Dordogne, qui est très relié à vos activités M. Arnault. Nous avons ainsi à mailler le territoire de lieux qui font envie et qui ne créent pas une césure entre le monde de l'enseignement professionnel et le monde de l'enseignement général. Si nous réussissons cela, nous réussirons quelque chose de très important, parce que nous sommes depuis un certain temps maintenant entrés dans une logique de formation tout au long de la vie, où on ne doit pas dire à un jeune de 16 ans que son destin est tout à fait prédéterminé en fonction de ses résultats scolaires, à un moment donné. Pas plus à 16 ans qu'à 18 ou 20 ans. Nous sommes dans un monde de passerelles, et il va de soi que les parcours professionnels doivent mener à toutes sortes de destins, que ce soit une insertion professionnelle assez immédiate qui très souvent est parfaitement souhaitable, que ce soit un parcours plus long, que ce soit des reconversions tout au long de la vie… Je pourrais multiplier les exemples de destins individuels que je vois tous les jours et qui montrent à quel point on a de très belles réalisations par ce type de parcours.

La réforme de la voie professionnelle c'est aussi l'identification des grandes thématiques d'avenir ; les métiers changent considérablement en ce moment même. Deux grandes révolutions sont les révolutions de nos sociétés et de nos économies en ce moment même et elles ont évidemment un impact sur les métiers. Je pense à la révolution numérique, dont il faut parler d'ailleurs au pluriel, et pour laquelle l'enseignement professionnel est particulièrement adapté pour être innovant aussi bien quant au fond que quant à la forme pédagogique. Et puis je pense à la révolution écologique, avec tous ses enjeux et tous les métiers (par exemple les métiers du bâtiment ou les métiers de l'énergie) qui sont en plein renouvellement et en plein renouveau d'attractivité. Nous participons à la semaine de l'industrie qui a lieu chaque année – pour prendre un exemple – dans laquelle nous nous efforçons de montrer à tous nos élèves et tout particulièrement aux jeunes filles d'ailleurs à quel point l'industrie a changé, et à quel point l'industrie du XXIe siècle est très numérique, très différente dans ses processus de travail, et très attractive, et offrant de très belles carrières alors même que notre pays se remet à créer des emplois industriels et rencontre plutôt des problèmes aujourd'hui pour trouver des jeunes qui veulent travailler que pour créer ces emplois.

La réforme du lycée professionnel envoie ces messages sur la notion de campus et donc de regroupement, aussi d'institutions, sur les thèmes d'avenir et puis enfin sur l'évolution pédagogique. Là non plus je ne vais pas rentrer dans tous les détails de la réforme mais il est très important de signaler qu'elle va vers une personnalisation beaucoup plus forte des parcours. On doit pouvoir faire désormais un CAP en un an, deux ans ou en trois ans selon son profil ; on rencontre de plus en plus de gens qui ont un master et qui vont ensuite faire un CAP. C'est une des illustrations de cette formation tout au long de la vie qui fonctionne dans tous les sens. Et quelqu'un qui est dans cette situation peut faire son CAP en un an. On doit avoir ainsi une souplesse et une relation avec les entreprises qui doit être d'une fluidité que je crois nous avons commencé à organiser, et qui se réalise dès la rentrée prochaine puisque c'est une réforme qui commence à la rentrée prochaine.

Il y a la réforme du lycée général et technologique. Elle est en général plus connue parce qu'elle fait l'objet de plus d'attention en France de manière générale. Et cette réforme est aussi importante quant au signal qu'elle envoie dans la relation entre les jeunes et l'entreprise. Elle est importante d'abord parce qu'elle permet d'avoir de nouvelles disciplines et de nouvelles approches qui ont un rapport avec la vie professionnelle future. Le point le plus notable c'est probablement l'émergence très forte des sciences numériques et informatiques dans la nouvelle organisation. C'est un point qui a été peu souligné dans les médias, mais nous avons littéralement créé une discipline nouvelle, un enseignement de spécialité qui s'appelle donc « numérique et sciences informatiques » et qui fait que nous allons avoir beaucoup plus d'élèves très préparés dès l'âge du baccalauréat aux futures carrières numériques. Et c'est aussi un moyen pour nous d'avoir plus de jeunes filles qui vont aller vers le numérique, alors que nous savons qu'il n'y a que 5 % de femmes dans les start-up aujourd'hui en France, ce qui est là aussi à la fois un problème sociétal et un problème économique.

Nous avons aussi évidemment toute une série de transformations dans le détail desquelles je ne vais pas rentrer, mais qui permettent de faire évoluer à la fois notre approche de l'économie et l'évolution de la relation avec l'entreprise. Un des points les plus notables est l'évolution des programmes de sciences économiques et sociales. C'est évidemment quelque chose qui a fait l'objet très souvent de dialogue avec l'Académie des sciences morales et politiques au cours des dernières années. Nous avions tous le sentiment qu'il fallait avoir un rééquilibrage si nous voulions parler de l'entreprise en des termes concrets à nos élèves. C'est je crois ce qui se passe désormais avec les nouveaux programmes, et c'est un sujet que nous sommes heureux de voir aboutir après tant d'années de réflexions sur ce point. J'invite chacun d'ailleurs à regarder les manuels qui viennent de sortir ; les manuels de seconde et de première sont sortis et si vous les comparez avec les manuels des années précédentes, vous verrez le saut extrêmement important qui vient d'être fait. Et ce point-là, nous le savons tous, n'est pas du tout négligeable, puisque c'est évidemment la vision même que notre pays entretient de l'entreprise et notamment la vision que les jeunes entretiennent qui est en jeu derrière tout cela, avec donc plus de place accordée notamment à la microéconomie et à la vie de l'entreprise dans ses programmes.

Avec cette réforme va aussi une réforme de l'orientation. Nous sommes là sur l'un des points clés du futur et l'un des points clés qui intéressent l'association Jeunesse et Entreprises. Parce que nous devons évidemment avoir une vision beaucoup plus en continuum de ce qu'est cette orientation. Nous avons déjà franchi un pas important en décidant au travers de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel de confier une responsabilité supplémentaire aux régions en la matière. Nous sommes donc désormais dans un duo Région / Education nationale extrêmement resserré pour arriver à être plus efficaces dans l'information et l'orientation que nous donnons à nos jeunes. C'est déjà un enjeu de temps consacré à cela : 12 heures en quatrième, 36 heures en troisième, désormais 50 heures en lycée général, 100 heures en lycée professionnel, pour que les entreprises, les filières de l'enseignement supérieur puissent venir dans les établissements - collèges et lycées - parler de ce qui constitue le futur de ces élèves. Nous organisons cela en ce moment même avec les régions. Certaines régions sont particulièrement en pointe. Je ne vais pas trop les citer mais quand même : la région Nouvelle-Aquitaine par exemple s'est préparée de longue date à entrer dans ce nouveau type de compétences et vous allez voir un changement considérable au cours de l'année 2019-2020 par rapport au passé.

Mais nous avons dans la salle la rectrice de Lyon qui là aussi a beaucoup travaillé avec la région pour arriver à des progrès importants. Nous avons dans chaque région de France en réalité un dialogue qui a commencé à s'installer, et qui doit nous permettre de changer cela. J'ai signé tout récemment avec l'Association des Régions de France un cadre national de référence qui fixe cette nouvelle logique dont nous attendons évidemment beaucoup.

Enfin, aujourd'hui je voudrais souligner ce que nous faisons avec l'AJE, parce que ce que nous signons avec AJE est en fait très significatif de ce que l'Education nationale veut faire de manière générale sur ces questions. Dans ce nouveau contexte de l'orientation nous comptons évidemment beaucoup sur l'association. D'abord au travers de l'accord de coopération pluriannuel que nous renouvelons donc pour les cinq années à venir, nous voulons valoriser la plateforme que vous mettez en place parce qu'elle dessine une perspective très intéressante avec des expérimentations déjà menées dans plusieurs rectorats, et qui nous montre que c'est évidemment très prometteur quand on met des ressources en ligne pour que les élèves puissent voir très concrètement des témoignages de chefs d'entreprise, des témoignages d'entrepreneurs, de personnes du monde du travail, et qui vont leur permettre donc de nourrir ces temps de l'orientation.

Il y a aussi le développement des stages qui est un sujet essentiel. Le Président de la République a demandé à ce qu'au moins 30 000 stages de troisième soient proposés à des élèves de milieux défavorisés. Nous avons ouvert une plateforme qui s'appelle monstagedetroisieme.fr, qui doit permettre de compenser les inégalités qui résultent de l'absence de réseau familial pour des milliers d'élèves comparés à d'autres. Et bien entendu l'association peut nous aider considérablement pour trouver ces stages et les fournir, mais aussi pour animer en collège ce que nous disons aux collégiens sur l'entreprise. Nous devons maintenant élargir le réseau d'écoles partenaires de l'AJE et ajuster au mieux les actions proposées aux besoins des établissements.

Bien entendu si je suis là aujourd'hui et si nous signons cette convention c'est pour dire ce soutien complet à l'action d'AJE et le fait que nous pouvons encore élargir l'action. Je veux dire à quel point nos professeurs y sont de plus en plus près, contrairement à ce que parfois on peut penser. C'est quelque chose qui va aussi être beaucoup plus présent dans notre formation initiale et dans notre formation continue, au travers des réformes qui sont menées de la formation initiale des professeurs et de la formation continue des professeurs. Nous sommes en particulier très favorables aussi à des stages pour les professeurs en entreprise et puis à cette fluidité entre les deux mondes : ce sont deux mondes différents et il faut qu'ils soient différents. Ils ont des logiques différentes, correspondent à des fonctions différentes, et on doit se réjouir de ces différences. Mais la différence ne signifie pas le cloisonnement, et donc il est évident que nous devons favoriser les parcours.

J'observe que nous avons d'ailleurs de plus en plus de professeurs qui sont en seconde carrière, c'est à dire des personnes qui ont d'abord eu une carrière dans l'entreprise puis qui décident d'être professeur. Ces personnes sont très précieuses dans notre système aujourd'hui, ils sont en grand nombre. Nous avons aussi le cas inverse : il faut favoriser cela et cela doit devenir de plus en plus
naturel. De même on doit proposer des stages dans le cadre de la formation initiale et dans le cadre de la formation continue, de façon à ce que la vie de l'entreprise soit connue de manière très concrète par nos acteurs.

Je suis extrêmement optimiste sur ces sujets ; je pense que nous avons des progrès considérables à faire, que nous partons d'une situation qui n'est pas bonne, mais que nous avons déjà de premiers progrès. Je veux par exemple évoquer là les progrès que nous faisons pour l'apprentissage. J'ai plaisir à dire que la mesure qui a eu le meilleur rapport temps / efficacité pour moi en 2017-2018 a été le fait de dire à tous les Principaux de collèges de France qu'ils ne seraient plus évalués sur le nombre d'élèves qui partent en voie générale, en voie technologique, en voie professionnelle ou en apprentissage à l'issue de la classe de troisième. Ce simple fait donc qui m'a pris, voyez le temps de le dire, a permis d'avoir + 45 % de premiers vœux en apprentissage à l'issue de la classe de troisième et + 5 % dans l'enseignement professionnel. Ce qui a démontré au passage que l'un et l'autre pouvaient croître ensemble et que nous n'opposions plus – ce que nous avons montré Muriel Pénicaud et moi-même par nos liens évidents dans la préparation de nos travaux respectifs – l'enseignement professionnel et l'apprentissage mais qu'au contraire nous les entremêlions davantage, et que surtout nous valorisions évidemment chacune des filières, parce que chaque élève est un cas particulier et chaque élève doit trouver sa voie au travers d'un vaste éventail de possibilités que l'Education nationale, en lien avec le reste de la société, doit pouvoir lui proposer.

Cet optimisme se base sur quelques premiers bourgeons, sur quelques progrès très concrets que nous commençons à faire mais qui sont encore évidemment à leurs tout débuts et dont les véritables fruits se verront sur la durée. C'est pourquoi je vous remercie d'être ce que vous êtes, l'AJE, je vous remercie à vous tous et à vous toutes d'être impliqués dans ces enjeux, que je considère parmi les premiers enjeux de l'Education Nationale, et je suis certain que si nous travaillons bien ensemble nous pourrons en faire oeuvre utile et pour nos jeunes et pour notre pays.


Merci beaucoup.


Source https://jeunesse-entreprises.fr, le 3 janvier 2020
 

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L'expérimentation des classes de seconde professionnelle de champ

L'expérimentation des classes de seconde professionnelle de champ Les classes de seconde professionnelle de champ

Auteur(s) : Jean-Pierre Collignon - Pierre Vinard

Inspection générale de l'Administration de l'Éducation nationale pdf Gratuit - 427.97 Ko (nouvelle fenêtre) Lycee professionnel Lycee Orientation scolaire Enseignement professionnel Enseignement secondaire

De nombreuses académies ont mis en place des secondes professionnelles communes à plusieurs spécialités avec des appellations variées comme "seconde professionnelle de champ" et le plus souvent "seconde professionnelle à orientation progressive", dite seconde "Pop". Ces classes permettent de retarder l’orientation des élèves vers une spécialité de baccalauréat professionnel et de mieux informer les élèves sur les métiers et les formations qui y conduisent. En cela elles constituent un facteur de motivation des élèves et un outil de lutte contre le décrochage scolaire. Le rapport d’inspection générale étudie les conditions de succès de ces dispositifs dans le cadre de l’expérimentation menée dans cinq académies.

Introduction

1. Les dispositifs en place

2. Les objectifs de ces expérimentations

3. Le cadre du dispositif

4. Les conditions de succès

5. Les points de vigilance

6. Des expérimentations qui interpellent l’ensemble de la voie professionnelle

7. Le cas particulier des classes de secondes générales, technologiques et professionnelles

Conclusion

 

Rapport d'inspection 16 Ministère de l'éducation nationale 194000251