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Antilles : le plan chlordécone évalué à mi-parcours

le 3 07 2009 Archives.

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a présenté, le 24 juin 2009, son rapport « Les pesticides aux Antilles : bilan et perspectives d’évolution », visant à évaluer le plan chlordécone 2008-2010 initié en janvier 2008 en Martinique et Guadeloupe.

La chlordécone a été employée comme produit antiparasitaire dans les plantations de bananiers en Guadeloupe et en Martinique entre 1981 et 1993. Sa durée de vie dans les sols varie de un à sept siècles. Selon les rapporteurs, quelque 1 600 tonnes ont été produites entre 1958 et 1976 aux États-Unis, puis environ 200 autres tonnes au Brésil. Selon les parlementaires, 300 tonnes de chlordécone ont été utilisées aux Antilles, mais 1 500 tonnes l’ont été ailleurs, en particulier dans l’ancienne Allemagne de l’Est (RDA), en Pologne, peut-être en Ukraine. Évaluant l’état d’exécution des dispositions scientifiques du plan chlordécone et de l’emploi des pesticides aux Antilles depuis la fin de l’épandage de la chlordécone, ils estiment que, si la pollution environnementale est avérée, "le risque alimentaire qu’elle fait encourir n’est ni patent, ni supérieur à celui enregistré en métropole" et renvoient à plusieurs études épidémiologiques dont les résultats seront connus ultérieurement.

Les deux députés présentent dix propositions pour accélérer et pérenniser le dispositif en place et pour renforcer l’association de l’agriculture tropicale antillaise au « Plan Eco-phyto 2018 ». Ils recommandent également de partir à la "recherche de la chlordécone disparue" et de dresser une meilleure cartographie de la pollution aux Antilles, comprenant les nappes phréatiques, les eaux continentales et le milieu marin.

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