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Autisme : le bilan du 3e plan et les préconisations de l’Igas

le 15 05 2017

L’Inspection générale des affaires sociales (Igas), en lien avec l’Inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN), a procédé à l’évaluation du 3e plan autisme 2013-2017. Son rapport a été remis à la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion le 4 mai 2017.

Le 3e plan autisme : un bilan contrasté

Lancé le 2 mai 2013, le 3e plan autisme 2013-2017 a été doté de 205,5 millions d’euros composés à 95% de crédits médico-sociaux. 136 millions ont été affectés à la création de places en établissements.

Parmi les constats dressés par la mission,

  • le 3e plan constitue une référence pour les acteurs nationaux et territoriaux tant pour la cohérence de sa structure (cadre d’action, objectifs, responsables) que pour les recommandations de bonnes pratiques mais il comporte plusieurs fragilités dans sa construction et dans sa gouvernance. D’une manière générale, l’inclusion de la politique de l’autisme dans la politique générale du handicap de heurte à des difficultés ;
  • Le plan autisme structure la politique publique des parcours avec des résultats très hétérogènes. Ainsi, la mise en oeuvre du dispositif de repérage et de diagnostic peine à se structurer et les parcours des familles sont heurtés du fait d’un paysage éducatif, sanitaire, social et médico-social éclaté ;
  • Les réalisations dans le domaine de l’intervention pour les adultes sont en retard, insuffisamment diversifiées et trop éloignées des attentes des familles.

Les principales orientations pour le 4e plan autisme

Le 3e plan s’achève en décembre 2017. Le 4e, dont les premières orientations ont été fixées par le Comité interministériel du 2 décembre 2016, débute en janvier 2018. Dans la continuité du 3e plan, la mission recommande la poursuite de l’impulsion nationale de la politique en matière d’autisme, de la mise en œuvre des mesures du plan par les agences régionales de santé ainsi que des actions de formation.

Afin que le plus grand nombre puisse bénéficier d’interventions adaptées et de constructions de parcours accompagnés sur l’ensemble des territoires, le 4e plan doit viser en particulier :

  • une meilleure inclusion de l’autisme dans la politique générale du handicap, sans que la question de l’autisme soit disjointe des autres troubles cognitifs et comportementaux ;
  • une insertion plus poussée de la politique de l’autisme dans la politique sanitaire et l’offre de soins ;
  • une intervention médico-sociale au service de l’objectif d’une inclusion en milieu ordinaire qui privilégie le droit à l’éducation et aux apprentissages.

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