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Centrale nucléaire de Fessenheim : le coût de sa fermeture en question

le 13 10 2014 Archives.

Dans un rapport présenté le 30 septembre 2014, les députés Hervé Mariton (UMP, Drôme) et Marc Goua (PS, Maine-et-Loire) évaluent le coût de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le cas où celle-ci interviendrait fin 2016.

Le projet de loiProjet de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement. relatif à la transition énergétique, en cours d’examen au ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat., prévoit un plafonnement, à son niveau actuel, de la capacité de production nucléaire. Il fixe également l’objectif de réduire la part du nucléaire dans le mix électrique de 75 à 50% à l’horizon 2025. Pour maintenir un niveau de production stable, une centrale devrait être fermée lors de la mise en service de l’EPR de Flamanville en 2016. Le président de la République s’est déjà prononcé en faveur de la fermeture de Fessenheim. Cette fermeture, dictée par un motif de politique énergétique et non pas par un motif de sûreté nucléaire, devra s’accompagner, selon les rapporteurs, du versement par l’État d’une indemnité visant à réparer le préjudice subi par Électricité de France pour le manque à gagner lié à l’exploitation de la centrale. Les rapporteurs évaluent cette indemnité à 5 milliards d’euros. Cette somme est à ajouter aux coûts liés au démantèlement de la centrale, à ces conséquences sociales (suppressions d’emplois, etc.) et locales (impacts financiers pour les communes environnantes). Au final, les rapporteurs ne voient que des effets négatifs à la fermeture de Fessenheim et se prononcent en faveur du report d’une "telle décision, afin de permettre à un outil rentable économiquement et techniquement sûr de terminer son cycle de vie".

Interrogée sur France Inter le 30 septembre, la ministre en charge de l’écologie et de l’énergie a contesté le chiffrage effectué par les rapporteurs et qualifié leurs calculs de "farfelus".

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