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Concours de la fonction publique : limiter les cas de « reçus-collés »

le 12 06 2012 Archives.

Le rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) sur les "reçus-collés" des concours de la fonction publique territoriale (FPT) vient d’être rendu public. Publié le 1er juin 2012, il fait le point sur la situation de ces lauréats qui, n’ayant pas été recrutés par une collectivité territorialeCollectivité territorialeStructure administrative, distincte de l’administration de l’État, qui doit prendre en charge les intérêts de la population d’un territoire précis. dans un délai de trois ans, sont rayés de la liste d’aptitude et perdent ainsi le bénéfice de leur réussite au concours.

L’IGA estime que le pourcentage global des "reçus-collés" est inférieur à 10% des lauréats. Toutefois, il existe des différences substantielles entre les filières, ce cas de figure étant particulièrement fréquent au sein des filières sportive, médicotechnique et culturelle. A la source de ce phénomène, le comportement de chacun des acteurs des concours : les collectivités territoriales, les organisateurs (centres de gestion et ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre.) et les candidats. S’agissant des collectivités, l’IGA relève "le caractère très empirique de leurs prévisions d’effectifs, qui vont pourtant servir de base à l’ouverture des concours". En ce qui concerne les organisateurs de concours, l’IGA déplore les délais trop longs entre le relevé des besoins des collectivités et la tenue des concours, la trop grande fréquence de certains concours (avant la publication de la liste d’aptitude précédente) et "l’insuffisant accompagnement" des lauréats. Enfin, certains lauréats restreignent leur recherche d’emploi au seul bassin d’emploi de leur lieu de résidence.

Face à ce constat, l’IGA recommande la mise en place d’une gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) au sein des collectivités territoriales, ainsi qu’une unification complète des dates des épreuves sur l’ensemble du territoire national. Elle préconise également la création d’une base nationale des listes d’aptitude, qui pourrait servir à constituer une "bourse nationale de l’emploi public" consultable partout en France. Enfin, lors de leur troisième année d’inscription sur une liste d’aptitude, les lauréats devraient pouvoir accéder à des emplois vacants dans les deux autres fonctions publiques.

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