Corruption : le premier rapport de la Commission européenne [20140206]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Corruption : le premier rapport de la Commission européenne

le 6 02 2014 Archives.

La Commission européenne a publié début février 2014 le premier "rapport anticorruption de l’Union européenne" (UE). La corruption, définie comme "abus de pouvoir aux fins d’un profit personnel", coûte, selon la Commission, près de 120 milliards d’euros par an à l’économie européenne, soit juste un peu moins que le budget annuel de l’UE.

La corruption touche tous les États membres, même si le niveau de corruption et l’efficacité des mesures prises pour lutter contre ce phénomène varient d’un État à l’autre. Le rapport identifie les domaines particulièrement exposés à la corruption, comme les marchés publics qui constituent un volet non négligeable de l’économie européenne (environ un cinquième du PIB de l’UE est dépensé chaque année par les pouvoirs publics et des entités de droit public pour l’acquisition de biens, de travaux et de services). Parmi les autres secteurs vulnérables à la corruption figurent la santé ou encore la promotion et la construction immobilières en zone urbaine. Les risques de corruption seraient aussi plus élevés aux niveaux régional et local. A ces niveaux, les garde-fous et les contrôles internes tendent à être moins stricts qu’au niveau central. Enfin, des lacunes importantes subsistent dans la surveillance du financement des partis politiques.

Le rapport détaille la situation de la corruption dans chaque État membre. Pour la France, il souligne que le pays a légiféré sur un très grand nombre de questions ayant trait à la lutte contre la corruption, mais sans pour autant élaborer une stratégie nationale spéciale de lutte contre ce phénomène. La France reste ainsi exposée aux risques de corruption en matière de marchés publics et dans les transactions commerciales internationales.

La Commission européenne devrait à l’avenir publier un rapport sur l’état de la corruption tous les deux ans.

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