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Déclassement social : entre réalité et ressenti

le 17 07 2009 Archives.

A la demande de la secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, le Centre d’analyse stratégique (CAS) publie un rapport sur la mesure du déclassement.

L’étude retient une définition double du déclassement, entendu comme l’incapacité d’un individu à maintenir la position héritée de ses parents mais aussi comme le décalage entre le niveau de qualification requis dans l’emploi et le niveau de celui qui l’occupe. Pour les auteurs, il s’agit d’apporter une contribution au débat sur la "panne de l’ascenseur social". L’étude procède à une évaluation statistique du déclassement sans toutefois parvenir à un diagnostic univoque. La mobilité ascendante reste dominante avec 40% d’une classe d’âge, la mobilité descendante connaît une progression relative en touchant 22 % à 25 % d’une classe d’âge mais ces chiffres doivent être pondérés en fonction de l’évolution globale du niveau de vie. Si les phénomènes de déclassement sont bien réels, ils restent limités et sont souvent surestimés. Le déclassement apparaît d’abord comme une affaire de perception, de ressenti, comme l’atteste l’intensité des angoisses à l’égard de l’avenir. La peur du déclassement est forte en France et les Français sont ainsi au premier rang des Européens dans la crainte à l’égard de la pauvreté.

Le rapport contient une série de recommandations qui visent essentiellement à réduire le malaise autour du déclassement social. Un tableau des idées reçues sur le déclassement confronte les thèmes récurrents du débat sur le "descendeur social" à la réalité des faits mesurés par le CAS.

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