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Délocalisations : des craintes à relativiser ?

le 27 06 2007 Archives.

Dans l’édition 2007 de « L’économie française : comptes et dossiers », l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) consacre un chapitre aux flux de main-d’oeuvre et aux flux d’emplois dans un contexte d’internationalisation, ce qui inclut notamment l’étude des conséquences des délocalisations.

Selon l’Insee, 15 000 emplois industriels ont fait l’objet, chaque année durant la période 2000-2003, d’une stricte délocalisationDélocalisationTransfert de tout ou partie d’une activité à l’étranger afin de la réimporter, à moindre coût, sur le territoire national. (déplacement vers l’étranger d’une activité existant précédemment en France). En tenant compte des effets indirects (fournisseurs étrangers supplantant des fournisseurs français, produits étrangers consommés à la place de produits français,...) le nombre d’emplois perdus dans l’industrie du fait de la concurrence internationale serait compris entre 20 000 et 34 000 par an, chiffre auquel il faut souvent ajouter les emplois de service (les centres d’appel par exemple). Ces délocalisations, en augmentation régulière, se dirigent de plus en plus vers les pays émergents comme la Chine qui représente à elle seule près de la moitié du total.

L’Insee insiste pourtant sur la relative faiblesse de ces chiffres : si 1 million d’emplois disparaissent au total chaque année, ces pertes sont largement compensées par les créations avec un solde positif d’environ 200 000 emplois par an, dont 40 000 emplois créés en France par des entreprises étrangères.

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