Discriminations sur le marché du travail : un coût estimé à 7% du PIB [20160922]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Discriminations sur le marché du travail : un coût estimé à 7% du PIB

le 22 09 2016

Outre un coût social (manquement au principe d’égalité, rupture du pacte républicain, etc.), les discriminations sociales pourraient avoir aussi un coût économique. Le rapport de France Stratégie, remis au gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. le 20 septembre 2016, présente le coût économique des discriminations sur le marché du travail et les gains en croissance et en revenu qu’occasionnerait leur réduction.

Le rapport dresse un état des lieux des discriminations sur le marché du travail à partir de quatre motifs : le sexe, l’origine géographique, le handicap et le lieu de résidence. Toutes choses égales par ailleurs, les hommes, sans ascendance migratoire directe, ont toujours plus de chances d’accès à l’emploi et de meilleurs salaires que les autres catégories. Les femmes sont fortement pénalisées, notamment celles originaires du continent africain, pour le taux d’activité, l’accès au contrat à durée déterminée à plein temps, les salaires. Les hommes originaires du continent africain ou natifs des DOM ont un taux d’activité plus faible (-4 points) et un taux de chômage significativement plus important (+7 points) que les hommes sans ascendance migratoire. Entre 1990 et 2014, le rapport souligne une forte réduction des écarts inexpliqués d’accès à l’emploi entre hommes et femmes en même temps que la persistance des écarts de salaire.

Les discriminations coûtent à l’économie car elles freinent, voire bloquent, l’insertion sur le marché du travail d’une partie de la population en âge de travailler. Le rapport cherche à évaluer les bénéfices pour l’économie et la société que pourrait entraîner un arrêt des discriminations. Suivant les scénarios, les gains en termes de valeur ajoutée sont massifs : ils s’échelonnent de +3,6% du PIB à +14,1% (avec un scénario médian à +7% du produit intérieur brut). La réduction des discriminations apparaît ainsi comme une vraie réserve de croissance.

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