Egalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche : des progrès restent à faire [20161003]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Egalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche : des progrès restent à faire

le 3 10 2016

A l’occasion de la 9e conférence européenne sur l’égalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche, accueillie à Paris du 14 au 16 septembre 2016, le ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. en charge de l’enseignement supérieur publie un recueil statistique sur la situation dans l’Union européenne (UE) et en France.

Dans l’UE, la part des femmes âgées de 30 à 34 ans diplômées de l’enseignement supérieur s’établit à 43% contre 34% chez les hommes. Cette proportion atteint ou dépasse les 50% (l’objectif fixé par l’UE pour 2020) dans 13 pays dont la France (50%) ou la Finlande (53%) mais elle n’est que de 31% en Italie et 32% en Allemagne. Cependant, en 2015, seules 79% des femmes titulaires d’un diplôme de niveau licence ou plus sont en emploi contre 86% des hommes. Les femmes sont moins présentes dans les emplois de scientifiques ou d’ingénieurs que les hommes. Un tiers des chercheurs de l’UE sont des femmes (46% en Roumanie, 45% au Portugal, mais 26% en France et 24 % aux Pays-Bas) mais les chercheuses occupent plus souvent des emplois précaires (11%) que les hommes (7%). Le plafond de verre est encore très présent dans l’enseignement supérieur puisque les femmes restent moins représentées dans les emplois supérieurs (postes de professeur d’université titulaire).

En France, la proportion de bachelières dans une génération s’élève à 83%, celle des bacheliers à 73% en 2015. Les filles sont très majoritaires dans les filières de lettres et de sciences humaines (70%) et de droit (59%). Mais elles ne représentent que 42% des effectifs en classes préparatoires aux grandes écoles. Dans les écoles d’ingénieur, leur part ne représente que 27% des élèves en 2014 même si le nombre d’élèves femmes a progressé de 72% entre 2000 et 2014. Trente mois après l’obtention d’un master, les femmes sont moins bien rémunérées que les hommes, avec des écarts allant de -6 à -12%. La féminisation progresse lentement dans la recherche publique ou privée. Les femmes sont présentes dans quatre secteurs principaux : pharmacie, chimie, textile et alimentation. En 2015, 16 femmes sont à la tête d’université, elles étaient 15 en 2008, contre 84 hommes. Quant aux organismes de recherche, la gouvernance y reste majoritairement une affaire d’hommes.

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