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Energie : l’exploitation des gaz de schiste en question

le 9 03 2011 Archives.

Le Centre d’analyse stratégique a publié le 4 mars 2011 une "Note d’analyse" intitulée "Les gaz non conventionnels : une révolution énergétique nord-américaine non sans conséquences pour l’Europe" faisant le point sur le sujet. Ces gaz "non conventionnels", gaz de schiste ou gaz de roche, sont emprisonnés dans la roche, non sous forme de poche, mais de manière diffuse, généralement à de très grandes profondeurs (entre 1000 et 3000 mètres). La mise au point de nouvelles techniques, aux États-Unis notamment, la hausse des prix des hydrocarbures conventionnels et la perspective de leur raréfaction ont donné aux gisements de gaz de roche un nouvel intérêt. A l’échelle planétaire, ils pourraient permettre un siècle de consommation. Aux États-Unis, ils représentent déjà plus de la moitié de la production gazière. En Europe, de nombreux pays ont commencé des forages qui semblent prometteurs.

En France, des permis d’exploration accordés par le MinistèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’écologie, de l’énergie et du développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. ont très rapidement suscité l’inquiétude des associations de défense de l’environnement, ainsi que celle de nombreux élus. Les craintes portent à la fois sur les risques de pollution souterraine, notamment par des métaux lourds, liés à la technique de "fracturation hydraulique" (injection sous forte pression de grandes quantités d’eau dans la roche pour la fracturer et libérer les gaz), sur la détérioration des paysages et sur une relance de la consommation d’hydrocarbures en contradiction avec les objectifs de diminution des émissions de CO2.

Face à ces craintes les ministères de l’écologie et de l’énergie ont lancé une mission d’étude sur le sujet qui doit rendre ces conclusions au mois de juin. Une mission d’information de l’Assemblée nationale doit également rendre ses conclusions dans la même période. En attendant les conclusions de ces missions, les travaux d’exploration envisagés par de nombreux industriels sont suspendus.

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