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Enseignement supérieur : vers une réforme de la plateforme Admission post-bac (APB)

le 25 10 2017

Rendus publics le 19 octobre 2017, deux rapports reviennent sur le dispositif Admission post-bac (APB). Le premier est publié par la Cour des comptes, le second, rédigé par Daniel Filâtre, recteur de l’Académie de Versailles, est la restitution de la concertation pour l’accueil et la réussite des étudiants lancée en juillet 2017 par la ministre chargée de l’enseignement supérieur.

Un diagnostic partagé

Lancée en 2009, la plateforme APB simplifie, en les regroupant sur un portail unique, les démarches de pré-inscription en première année d’études dans l’enseignement supérieur. Un algorithme d’affectation croise les préférences des établissements et des candidats, et un algorithme de classement attribue un ordre de priorité pour les candidatures aux licences universitaires.

Le dispositif est à bout de souffle : à la mi-juillet 2017, plus de 86 000 candidats, bacheliers de l’année ou en demande de réorientation, restaient sans proposition. L’autorisation d’un tirage au sort pour l’accès à certaines filières a achevé de gripper le système.

Des pistes d’amélioration

Les deux rapports soulignent l’intérêt d’un processus national d’affectation. Il n’est pas question de supprimer un tel dispositif, il s’agit de l’améliorer.

Pour répondre à la suspicion à l’égard de l’outil, la Cour des comptes conseille "d’organiser l’accès libre et sécurisé aux codes sources et aux données du système". Cette décision en faveur de la transparence permettrait en outre de favoriser le développement de nouveaux services en faveur de l’orientation des élèves.

S’agissant du rapport Filâtre, il préconise de revoir le calendrier des résultats d’affectation (les résultats du premier tour d’APB sont actuellement diffusés quelques jours avant les épreuves du baccalauréat).

Les deux rapports préconisent aussi d’élargir le périmètre du dispositif pour intégrer toutes les formations reconnues par l’État (en 2017, il se limite encore à 85% des offres publiques ou privées).

Les participants à la concertation nationale se sont divisés entre partisans du droit à faire les études de son choix et partisans d’une sélection s’appuyant sur des pré-requis. Le rapport final envisage, sans prendre parti, plusieurs modes d’accès à l’enseignement supérieur allant du libre choix à une sélection plus ou moins forte. Toutes les parties prenantes de la consultation recommandent la généralisation de l’avis du conseil de classe en terminale sur le projet d’orientation de chaque élève.

Pour la Cour des comptes, le nouveau système d’affection doit être pensé dans un cadre juridique mieux charpenté. Il s’agit de préciser et compléter les dispositions régissant l’accès à la licence et de donner une base légale aux licences sélectives existantes.

La ministre doit annoncer prochainement les actions qui seront retenues et mises en œuvre en priorité.

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