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Erosion de la biodiversité : l’artificialisation des sols fait disparaître l’équivalent d’un département tous les 8 ans

le 25 octobre 2018

Dans une étude publiée en octobre 2018, consacrée à l’artificialisation des sols en France, le Commissariat général au développement durableDéveloppement durableDéveloppement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. (CGDD) identifie les types de communes les plus affectées et propose des pistes pour réduire le phénomène. Selon l’organisme de statistiques européen Eurostat, les sols artificialisés recouvrent les sols bâtis et les sols revêtus et stabilisés (routes, voies ferrées, parkings, chemins...). Le ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’Agriculture y inclut les chantiers, les terrains vagues et les espaces verts artificiels.

L’artificialisation des sols : un phénomène en progression

Selon le CGDD “les surfaces bâties et revêtues ont crû trois fois plus vite que la population (1,5% par an entre 1981 et 2012 contre 0,5%)”. A ce rythme, la part de ces surfaces artificialisées pourrait passer de 6 à 8% du territoire métropolitain en 2030.

Le plan Biodiversité estime, pour sa part, à plus de 65 000 hectares chaque année les surfaces qui sont artificialisées, soit près d’un département tous les 8 ans.

Les sols artificialisés sur la période 2006-2014 servent à 46% aux logements individuels (dont plus de la moitié pour les pelouses et jardins), contre 3% pour les logements collectifs.

L’imperméabilisation des sols est une des conséquences de l’artificialisation. Parmi les zones les plus touchées, le CGDD distingue :

  • les communes à fort taux d’artificialisation sans forte demande de logement, soit 73% des espaces consommés situés dans des communes en zones non tendues ;
  • les communes où la vacance de logements augmente de plus de 50% entre 2006 et 2015 et où se situent 37% des nouvelles surfaces artificialisées ;
  • les communes où la population décroît et qui concentrent 21% des nouvelles surfaces artificialisées.

L’objectif du plan Biodiversité de “zéro artificialisation nette”

Pour atteindre l’objectif de “zéro artificialisation nette” (artificialisation d’un espace donné en échange du retour à la nature d’une surface équivalente) fixé par le plan Biodiversité du 4 juillet 2018, le CGDD distingue deux types de gisements d’économie possibles.

Le premier réside dans la stabilisation du nombre de logements vacants et l’arrêt de la consommation d’espaces dans les communes à population décroissante, indépendamment de la forme de la ville.

Le deuxième passe par le recyclage des friches urbaines, la valorisation des “dents creuses” urbaines et une densification du bâti existant, en agissant sur la forme et le découpage parcellaire de la ville.

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