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Espérance de vie : toujours de fortes inégalités selon le niveau de revenus

le 26 02 2018

Comment notre niveau de vie influence-t-il notre espérance de vie ? C’est la question à laquelle répond une récente enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cette enquête montre que plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée. Elle confirme que les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Elle révèle également que l’on vit plus vieux dans certaines régions.

Les hommes les plus riches vivent en moyenne 13 ans de plus que les plus pauvres

En 2012-2016, les hommes parmi les 5% les plus aisés, qui disposent en moyenne de 5 800 euros par mois, ont une espérance de vie à la naissance de 84,4 ans. À l’opposé, les 5% des hommes les plus modestes, qui vivent avec 470 euros par mois, ont une espérance de vie de 71,7 ans. Les hommes les plus riches vivent ainsi en moyenne 13 ans de plus que les plus pauvres.

Pour les femmes, cet écart est moins important : l’espérance de vie à la naissance des femmes parmi les 5% les plus aisées atteint 88,3 ans contre 80 ans parmi les 5% les plus modestes, soit 8 ans d’écart.

Les femmes ont une espérance de vie plus élevée de 6 ans en moyenne que les hommes

L’espérance de vie à la naissance des femmes est supérieure de 6 ans à celle des hommes. La majorité des femmes vit plus longtemps que les hommes les plus aisés. Seules les 30% les plus modestes (moins de 1 300 euros de revenus mensuels) vivent en moyenne moins âgées.

Plusieurs facteurs expliquent la longévité des femmes : consommation moindre d’alcool, meilleur suivi médical, plus faible exposition aux risques professionnels. Certaines études mettent également en avant des avantages biologiques.

Des différences régionales

L’enquête révèle également que l’on vit plus vieux dans certaines régions. L’Occitanie et les Pays de la Loire arrivent en tête du classement, les Hauts- de-France en dernier.

Ces disparités territoriales se justifient en partie par les écarts de niveau de vie. Les différences culturelles, comportementales (habitudes alimentaires, consommation d’alcool, etc.), environnementales (pollution, etc.) et liées à l’offre de soins pourraient aussi les expliquer.

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