Expérimentation animale : quelles alternatives ?| vie-publique.fr | Actualités | En bref

[ Publicité ]
Imprimer

Expérimentation animale : quelles alternatives ?

le 22 12 2009 Archives.

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a publié le 9 décembre 2009 un rapport sur l’expérimentation animale dans lequel sont proposées plusieurs pistes pour réduire l’utilisation des tests sur les animaux en laboratoire. Cette réflexion s’inscrit dans le cadre de la révision de la directive européenne de 1986 relative à la protection des animaux à des fins expérimentales, souhaitée par la présidence suédoise de l’UE pour la fin 2009.

Reconnaissant la nécessité de l’expérimentation animale pour la recherche biomédicale et pour la sécurité des produits mis sur le marché, l’OPECST recommande de limiter le plus possible les contraintes infligées aux animaux en recherchant des méthodes alternatives, comme les recherches utilisant des cellules souches humaines ou des organes artificiels ou virtuels. Il se prononce en faveur d’une révision "équilibrée" de la directive européenne, reposant sur une application progressive des nouvelles dispositions (règles d’hébergement et de soins notamment) permettant de prendre en compte les contraintes économiques et les perspectives scientifiques et technologiques. Il préconise en outre d’orienter les programmes de recherche européens en faveur du développement de nouvelles méthodes alternatives à l’expérimentation animale. Enfin, l’OPECST prône l’échange de résultats négatifs entre les chercheurs, afin d’éviter la répétition d’études non publiées.

Les efforts consentis au niveau international pour développer des méthodes de substitution à l’expérimentation animale se sont notamment traduits par la signature d’un accord international le 27 avril 2009 entre le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (CEVMA) et ses homologues aux États-Unis et au Japon.

Mots clés :

Rechercher