Logement : quelles actions pour les plus défavorisés ? [20150206]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Logement : quelles actions pour les plus défavorisés ?

le 6 02 2015 Archives.

Le 3 février 2015, à la demande du président de la République, Sylvia Pinel, ministre du logement et de l’aménagement du territoireAménagement du territoireEnsemble des actions publiques tendant à un développement équilibré des régions et à une organisation de l’espace selon une conception directrice., a détaillé un plan triennal destiné à améliorer l’hébergement des plus défavorisés. Le plan vise notamment à réduire le recours aux nuitées hôtelières estimées à 40 000 chaque soir en 2014.

D’ici 2017, devraient être créées 13 000 places en dispositifs alternatifs, 9 000 places en intermédiation locative, 1 500 places en logement adapté (pensions de familles ou maisons-relais) et 2 500 places d’hébergement dans des centres dédiés aux familles ou dans des logements sociaux vacants. Des hébergements alternatifs seront proposés aux 6 000 demandeurs d’asile actuellement hébergés à l’hôtel et l’accompagnement social des personnes actuellement hébergées à l’hôtel renforcé. Des actions plus larges sont également engagées afin de développer le parc de logements très sociaux et de mobiliser le parc privé à des fins sociales.

Ce plan a été annoncé alors que la Fondation Abbé Pierre remettait son 20e rapport annuel sur le mal-logement en France au président de la République. Selon ce rapport, 10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement, dont 3,5 millions de sans domicile fixe ou de mal-logés et 694 000 personnes privées de domicile personnel. Les procédures pour cause d’impayés locatifs ont augmenté de 49% depuis 2001. 1,8 million de ménages sont en attente d’un logement social, alors que seulement 467 000 sont attribués chaque année. Seules 75 000 personnes ont pu être relogées après un recours "droit au logement" (Dalo) sur les 147 000 reconnues prioritaires. Les capacités d’accueil en hébergement ou en logement restent saturées face à l’accroissement des demandes. Selon la Fondation, les dispositifs d’aide proposent des réponses insuffisantes et conduisent à des stratégies de gestion de la pénurie et à “une gestion du thermomètre qui ne dit plus son nom”.

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