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Non-recours aux aides sociales : un bilan de l’action des CAF pour y remédier

le 3 05 2018

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié le 24 avril 2018 un bilan des rendez-vous des droits, instaurés par les caisses d’allocations familiales pour lutter contre le non-recours aux prestations et aides sociales.

Que sont les rendez-vous des droits ?

Les rendez-vous des droits ont été mis en place par les caisses d’allocations familiales (CAF) en 2014. Il s’agit d’entretiens individuels réalisés par des agents des CAF, qui visent à améliorer l’information et l’accès aux droits sociaux. Leur but est de faire baisser le taux de non-recours, c’est-à-dire "le fait de ne pas recevoir une prestation ou aide sociale alors qu’on y est éligible".

Les droits étudiés lors de ces rendez-vous couvrent l’ensemble des prestations auxquelles une personne précaire ou vulnérable peut prétendre (branche famille, couverture santé complémentaire, aides locales, prestations chômages, etc.).

Ces entretiens s’adressent :

  • aux demandeurs du revenu de solidarité active (parcours RSA) ;
  • aux personnes confrontées à des situations de vie (naissance, décès, séparation, etc.) pouvant fragiliser leurs finances (parcours spécifiques) ;
  • à un public plus hétérogène adressé par d’autres organismes sociaux (autres parcours).

Un dispositif efficace : 63% des bénéficiaires d’un rendez-vous ont ouvert un droit en 2016

Selon les données de la Drees, le dispositif mis en place par les CAF se révèle efficace.

En 2016, plus de de 250 000 rendez-vous ont été menés, soit plus du double de l’objectif initial fixé (100 000 rendez-vous par an). En mars de la même année, 63% des personnes reçues en rendez-vous ont ouvert au moins un nouveau droit. 40% l’ont fait dans les trois mois qui ont suivi et 13% au-delà de ce délai.

C’est le cas pour les trois quarts des personnes des parcours RSA. Les personnes des parcours spécifiques et autres parcours ayant ouvert un nouveau droit sont moins nombreuses : respectivement 33% et 23%.

En revanche, une personne reçue sur cinq n’a pas entamé ou a abandonné une demande de droit, en majorité en raison de l’inadéquation des aides proposées ou de la complexité des démarches.

Source : Drees

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