Radicalisation religieuse et violence : quel est l’apport des sciences sociales [20160310]| vie-publique.fr | Actualités | En bref

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Radicalisation religieuse et violence : quel est l’apport des sciences sociales

le 10 03 2016

Le 3 mars 2016, Alain Fuchs, président du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l’Alliance ATHENA (regroupement des acteurs de la recherche en sciences humaines et sociales) a remis au gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. un rapport consacré à la recherche en sciences sociales sur la radicalisation religieuse et le terrorisme contemporain. Le rapport avait été commandé après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

Le rapport dresse tout d’abord une liste, non exhaustive, des travaux de recherche conduits sur la radicalisation. Ces travaux embrassent de nombreux domaines (prisons, médias, sécurité et renseignement, Proche et Moyen-Orient, religions et laïcitéLaïcitéPrincipe qui établit, sur le fondement d’une séparation rigoureuse entre l’ordre des affaires publiques et le domaine des activités à caractère privé, la neutralité absolue de l’Etat en matière religieuse., intégration, discriminations, histoires et mémoire, politiques éducatives, etc.). En soulignant que connaître les causes d’une menace est la première condition pour s’en protéger, le rapport regrette que ces travaux, malgré la richesse de leurs contributions, débouchent rarement sur des actions concrètes. Les décideurs publics s’appuient trop souvent sur les travaux d’experts provenant de cercles qui leur sont proches plutôt que sur ceux issus de la recherche.

Pour rendre plus visibles ces travaux de recherche et assurer le transfert des connaissances vers les décideurs publics, le rapport préconise la création de deux instances nouvelles :

  • "Athena-Tranfert"devrait fonctionner sur le principe de la mixité entre chercheurs, décideurs publics et membres de la société civile. Sa première mission serait de travailler sur les phénomènes de la radicalisation religieuse en France et ses conséquences sur la société française ainsi que sur les moyens d’en protéger les populations. Une autre mission serait d’organiser des formations doctorales en sciences humaines et sociales décloisonnées en direction des acteurs politiques ou des fonctionnaires.
  • un "chercheur conseiller référent" serait investi individuellement de la responsabilité de coordonner la mise en œuvre des résultats de recherche avec les différents ministères, institutions et agences concernés par la réponse au terrorisme et à la radicalisation.

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