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Relance : stimuler la demande sans doper les importations

le 5 02 2009 Archives.

Peut-on soutenir le pouvoir d’achat des ménages et envisager une relance par la consommation sans, parallèlement, stimuler les importations et creuser le déficit extérieur ? C’est la question que traite le sénateur (PS) Bernard Angels dans un rapport réalisé au nom de la Délégation du Sénat pour la planification, et avec le concours de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Selon l’OFCE, le contenu en importations de la consommation des ménages est relativement faible (environ 14%, alors que les importations représentent au total 28,5% du PIB). Par ailleurs, plus les revenus des ménages sont élevés, plus la part des produits importés dans la consommation est forte. A la lumière de ces enseignements, et compte tenu de l’ampleur de la crise actuelle, le rapport tire plusieurs préconisations en matière de relance économique.

Il appelle à une vraie coordination des politiques de relance afin que les pays prêts à les adopter ne soient pas découragés par le risque de devoir payer seuls le coût d’une impulsion qui, par le biais des exportations, profiterait à ceux optant pour une stratégie attentiste. Il prône aussi une redéfinition du dosage aide à l’investissement/soutien à la demande en faveur de cette dernière, afin de rassurer des entreprises tentées de réduire leurs activités par anticipation d’un effondrement des marchés. Dans le cadre d’une relance par la consommation, il recommande de favoriser les plus démunis, ce qui contribuerait au traitement social de la crise sans pour autant trop stimuler les importations.

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