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Société : recul des préjugés racistes en 2016 selon la CNCDH

le 31 03 2017

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) publie, le 30 mars 2017, le rapport 2016 consacré à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Cette 26e édition, réalisée dans un contexte d’état d’urgence, fait apparaître un recul des préjugés racistes et du rejet de l’immigration. Le racisme apparaît en 6e position du classement des principales préoccupations des Français, loin derrière le chômage et le terrorisme.

Recul des préjugés racistes

L’indice global de tolérance qui mesure l’évolution des préjugés depuis 1990 se situe à l’un de ses niveaux les plus élevés. Les personnes interrogées sont plus tolérantes, dans un contexte pourtant peu propice à l’acceptation de l’autre (terrorisme, crise migratoire, chômage, etc.).

Les préjugés sont en recul mais ils n’ont pas disparu. En 2016, la hiérarchie des rejets demeure stable : les juifs, les noirs et les asiatiques restent les minorités les mieux acceptées, les musulmans les moins acceptés, à l’exception des Roms et des gens du voyage, de très loin les plus rejetés. Le phénomène qualifié de "racisme anti-blancs" est, quant à lui, minoritaire, sans commune comparaison avec le racisme qui vise les minorités visibles, tant dans l’ampleur que dans les préjudices subis.

Des politiques publiques de lutte à développer

La loi de Refondation de la République de 2013 et la mobilisation pour les valeurs de la République de 2015, mises en œuvre par le ministère en charge de l’Éducation Nationale marquent des avancées. Elles ne règlent pas pour autant les problèmes de mixité sociale à l’école et l’exclusion scolaire des enfants dont la première langue n’est pas le français).

La baisse de 44,69% des actes antisémites, antimusulmans et antichrétiens établies par le Ministère de l’intérieur masque quant à elle une réalité dans laquelle la plupart de ces actes ne sont ni caractérisés par les services de police, ni dénoncés par leurs victimes.

La CNCDH insiste également sur la nécessité de "recréer du lien entre les agents des forces publique et l’ensemble de la société" afin de prévenir les pratiques abusives de contrôles d’identité.

Les recommandations de la CNCDH

La commission formule onze recommandations prioritaires, accompagnées de 72 recommandations complémentaires dont les grands axes sont :

  • le développement de nouveaux indicateurs permettant d’affiner la connaissance du racisme ;
  • l’éveil des consciences en milieu scolaire ;
  • la condamnation ferme des actes racistes ;
  • la responsabilisation des médias ;
  • l’amélioration du contrôle des incitations au racisme sur Internet ;
  • la lutte contre les contrôles au faciès.

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