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Union européenne : vers une adhésion des Balkans occidentaux en 2025 ?

le 27 février 2018

L’adhésion des Balkans occidentaux à l’Union européenne est l’une des priorités de la présidence bulgare du Conseil de l’Union européenne. Le 6 février 2018, l’Union a ainsi lancé une nouvelle stratégie pour affirmer son engagement à l’égard des six pays des Balkans occidentaux (Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Albanie, Kosovo, l’ancienne République de Macédoine).

Une perspective d’élargissement crédible

La stratégie intitulée "Une perspective crédible d’élargissement et un renforcement de l’engagement européen avec les Balkans occidentaux" s’inscrit dans la "Feuille de route pour une Europe plus unie, plus forte et plus démocratique" présentée par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le 13 septembre 2017. Il s’agit d’une stratégie visant à renforcer l’Union d’ici à 2025.

Tout en réitérant la vocation européenne des Balkans occidentaux, consacrée au sommet de Thessalonique organisé en 2003, le document rappelle que les adhésions ne pourront se réaliser qu’à la condition que les critère de l’UE soient respectés par les pays candidats. Chaque pays sera évalué selon ses résultats.

… ainsi qu’un engagement de l’Union européenne renforcé pour les Balkans occidentaux

La nouvelle stratégie contient un appel fort et renouvelé lancé pour que les États candidats mettent en place les réformes requises et les appliquent. Elle comprend un plan d’action qui prévoit six initiatives visant chacune des domaines spécifiques : l’état de droit, la sécurité et les migrations, le développement socio-économique, la connectivité en matière de transport et d’énergie, la stratégie numérique, la réconciliation et les relations de bon voisinage. Des actions concrètes sont prévues entre 2018 et 2020 pour porter mieux la transformation des pays.

La Commission propose par ailleurs de compléter le financement déjà accordé aux Balkans occidentaux jusqu’en 2020 au titre de l’instrument d’aide de pré-adhésion par un montant qui viendra s’ajouter à l’enveloppe de 1,07 milliard d’euros prévu en 2018. Un financement plus important sera nécessaire pour des investissements majeurs, notamment en matière d’infrastructures (transports, énergie, numérique). Un groupe de coordination sera mis en place au printemps afin d’assurer la mise en œuvre des initiatives.

Les négociations étant déjà bien avancées avec le Monténégro et le Serbie, ces deux pays pourraient être prêts, dans un scénario favorable, à adhérer en 2025.

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