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Zones urbaines sensibles : une situation encore dégradée

le 21 11 2012 Archives.

L’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) a publié son rapport annuel le 16 novembre 2012. Des indicateurs statistiques dressent un état des conditions de vie des habitants des 751 quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Il apparaît que la situation de ces populations continue de se dégrader. Le taux de pauvreté est près de trois fois supérieur en zone urbaine sensible (Zus) que hors Zus et le taux de pauvreté progresse en passant de 30,5% en 2006 à 36,1% en 2010 (contre 11,9% et 12,6% hors Zus). L’emploi continue de reculer, le chômage augmente et le nombre d’établissements dans les zones franches urbaines (ZFU) stagne. Dans les Zus, les adultes sont en moins bonne santé et rencontrent des difficultés dans l’accès aux soins. Enfin, le sentiment d’insécurité y est plus fort qu’ailleurs.

Cette édition 2012 comprend, en outre, quatre études thématiques centrées sur :

  • les ménages ayant emménagé en Zus entre 2005 et 2009 qui sont souvent plus pauvres que les ménages déjà installés,
  • le sentiment de discrimination perçu par un quart des habitants de 18 à 50 ans,
  • la scolarité des enfants en Zus qui, dans près de 60% des cas, s’effectue dans la voie professionnelle,
  • la situation des femmes en Zus qui sont en situation plus précaire vis-à-vis de l’emploi (une femme sur deux est en dehors de l’emploi). Les jeunes femmes y sont plus souvent chargées de famille et en situation de monoparentalité.

La réforme de la géographie prioritaire constitue l’un des axes de la refonte de la politique de la ville souhaitée par le gouvernement. Une concertation "Quartiers : engageons le changement !" a été lancée par le ministre de la ville le 11 octobre dernier et elle devrait déboucher sur un projet de loi début 2013.

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