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Copenhague 2009 : le contexte de la conférence

le 22 12 2009 Archives.

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La conférence des Nations Unies sur le changement climatique s’est tenue à Copenhague (Danemark) du 7 au 18 décembre 2009. Elle devait déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.

Le climat change naturellement au cours des millénaires. Le réchauffement climatique observé (augmentation de 0,6°C depuis un siècle à l’échelle de la planète et augmentation de 1,5°C sur les vingt dernières années) oblige cependant à nous interroger sur nos modes de vie, notre demande d’énergie.

La prise de conscience des dérèglements climatiques date de 1992, lors du Sommet de la terre à Rio de Janeiro, qui aboutit à la signature de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique. L’essai est transformé à Kyoto en 1997 avec la signature d’un protocole qui fixe des objectifs contraignants. Seulement ces textes ont montré leurs limites : le protocole n’a jamais été ratifié par les Etats-Unis, quant à la convention de l’Onu, elle n’a pas de caractère contraignant.

Avant l’ouverture de la conférence, les principaux acteurs de la négociation ont fait des propositions. Les Etats-Unis et la Chine ont avancé des objectifs chiffrés. L’Europe, signataire du protocole de Kyoto en 1998, a adopté un paquet "énergie climat" (ensemble de textes législatifs) en 2008. Elle souhaite intensifier ses efforts en matière climatique et s’est présentée d’ailleurs à Copenhague avec une position commune adoptée lors d’un récent Conseil européen. Au niveau international, la France milite, avec son programme "justice climat", aux côtés des pays africains, pour une aide au développement des énergies renouvelables pour les pays du sud, tandis qu’au niveau national, elle a mis en place une politique climatique ponctuée par son "plan climat", lancé en 2004, et le Grenelle de l’environnement de 2007 qui sera décliné en plusieurs textes législatifs.

A la date du 19 décembre 2009, la conférence de Copenhague s’est achevée sur la définition d’un texte rappelant la nécessité de contenir la hausse globale des températures à 2°C. Les pays participants doivent déclarer, avant le 31 janvier 2010, leurs objectifs en matière de réduction de gaz à effet de serre pour 2020. Aucune organisation internationale n’est néanmoins prévue pour contrôler leurs efforts. Les pays industrialisés ont pris l’engagement de verser 10 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) par an en 2010, 2011 et 2012 aux pays les plus pauvres afin de les aider à faire face aux conséquences du changement climatique, avec l’objectif de porter ce montant à 100 milliards de dollars par an pour 2020.

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