[ Publicité ]

Euro : une monnaie unique pour 19 Etats de l’Union européenne| vie-publique.fr | Repères | Chronologies de la vie publique

Imprimer

Euro : une monnaie unique pour 19 Etats de l’Union européenne

mis à jour le 8 07 2015 Archives.


Le Traité de Maastricht, signé en 1992 et entré en vigueur en 1993, institue l’Union européenne : il prévoit la création de la Banque centrale européenne et d’une monnaie unique. L’euroEuroMonnaie unique de plusieurs Etats membres de l’Union européenne qui forment la zone euro., créé officiellement en janvier 1999, est une monnaie d’abord utilisée sur les marchés financiers, puis son usage est progressivement étendu aux particuliers. Depuis le début de la crise économique et financière internationale en 2008, suivie à partir de 2010 de la crise de la dette grecque et de la crise irlandaise, la zone euro est entrée dans une période de turbulences, qui génère de nombreux débats, tant sur la gouvernance de la zone que sur les politiques économiques à suivre, voire sur la pérennité de la zone elle-même. En 2015, 19 des 28 États membres de l’Union européenne ont adopté l’euro : la Belgique, l’Allemagne, l’Irlande, l’Espagne, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Autriche, le Portugal et la Finlande l’ont adopté en 1999, la Grèce en 2001, la Slovénie en 2007, Chypre et Malte en 2008, la Slovaquie en 2009, l’Estonie en 2011, la Lettonie et 2014 et la Lituanie au 1er janvier 2015.

1969
La Commission des Communautés européennes (avec l’adoption du Plan Barre) et ses États-membres (après la réunion du Sommet de La Haye) envisagent la création d’une Union économique et monétaire (UEM).

1970 - 1972
En 1970, le plan Werner, du nom du chef du gouvernementGouvernementOrgane collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. luxembourgeois, propose de réaliser l’UEM. En 1972, il est approuvé par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique européenne (CEE) mais restera lettre morte.

1986
L’adoption de l’Acte unique européen relance le projet de création d’une monnaie unique et réaffirme la nécessité de réaliser une UEM en fixant un calendrier pour sa mise en place.

7 mai 1988
Discours de François Mitterrand, Président de la République, au Congrès de l’Europe à La Haye, sur le bilan de son action pour la construction de l’Europe et le nécessaire renforcement des institutions européennes, dans lequel il évoque notamment la création d’une monnaie européenne.

1988- 1989
En juin 1988, lors du Sommet de Hanovre, les 12 pays membres de la CEE créent un comité composé notamment des gouverneurs des banques centrales de la CEE, du directeur de la Banque des règlements internationaux et d’experts. Présidé par Jacques Delors, ce comité est chargé de préparer un rapport sur l’UEM. En avril 1989, le comité Delors adopte à l’unanimité un rapport sur les étapes du passage à la monnaie unique prévoyant également les modifications nécessaires des traités.

7 février 1992
Signature du Traité de Maastricht qui institue l’Union européenne et modifie les traités fondateurs de la Communauté européenne en ajoutant un chapitre relatif à la politique économique et monétaire (création d’une monnaie unique, coordination des politiques économiques européennes).

1994
L’Institut monétaire européen (IME) est créé. Il s’agit de la future Banque centrale européenne (BCE). L’IME pilote les préparatifs techniques de l’UEM et surveille la convergence des politiques économiques et monétaires des États membres en vue de leur passage à la monnaie unique.

1995
Le nom de la monnaie unique est fixé, ce sera l’euro.

16 octobre 1996
Adoption par la Commission européenne de propositions de règlement définissant le statut de l’euro et le pacte de stabilité garantissant la cohérence des politiques économiques.

30 octobre 1996
Communication en Conseil des ministresConseil des ministresFormation collégiale réunissant l’ensemble des ministres. sur la préparation du passage à l’euro. Jacques Chirac, président de la République, suggère la diffusion très large d’un "petit appareil" permettant à chacun de faire la conversion de francs en euros.

23 janvier 1997
Installation par Jean Arthuis, ministre de l’économie et des finances, du Comité national de l’euro, chargé de préparer les aspects pratiques du passage à la monnaie unique européenne.

13 septembre 1997
A Luxembourg, Conseil des ministres des Finances de l’Union européenne (UE) sur la coordination des politiques économiques en vue de la mise en place de l’euro (fixation des parités entre les monnaies et liste des pays participants en mai 1998).

27 Octobre 1997
Les gouvernements français et allemand transmettent à leurs partenaires de l’UE une note sur la coordination économique au sein de la future zone euro, précisant que la future politique monétaire européenne sera placée sous l’entière responsabilité de la future Banque centrale européenne (BCE), et proposant la création d’un conseil de l’euro.

24 octobre 1997
A Paris, devant les gouverneurs des banques centrales des pays francophones, Jacques Chirac assure que l’euro ne comptera aucun désavantage pour les pays francophones.

Novembre 1997
Le 24 novembre, Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, lance une campagne gouvernementale de sensibilisation de l’opinion publique à l’euro.

27 février 1998
Les résultats des finances publiques des pays de l’UE pour 1997 sont remis à la Commission européenne et à l’Institut monétaire européen : les onze pays désireux de participer au lancement de l’euro ont limité leur déficit budgétaireDéficit budgétaireSolde négatif du budget de l’Etat. à un maximum de 3 % du PIB (le déficit de l’Allemagne s’élève à 2,7 % du PIB et celui de la France à 3,0 %) et participeront donc à l’Union économique et monétaire.

9 mars 1998
A Paris, Conseil des ministres en charge de l’économie et des finances des pays de l’UE (Écofin), consacré à un premier examen des résultats des finances publiques des pays de l’UE pour 1997 et au fonctionnement du Conseil de l’euro.

25 Mars 1998
Publication par la Commission européenne d’un rapport sur la convergence des économies européennes dans le cadre de la préparation de l’Union économique et monétaire, recommandant notamment que 11 pays soient considérés comme remplissant les conditions nécessaires pour l’euro dès le 1er janvier 1999 (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal). Le rapport salue le bilan des politiques économiques de convergence (désinflation, réduction de la dette) et estime la croissance moyenne des pays membres de l’UE à 2,8% en 1998 et 3% en 1999. Dans son rapport sur les politiques de convergence, l’Institut monétaire européen se félicite des progrès réalisés en un an contre l’inflationInflationPerte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. et pour le désendettement, tout en s’inquiétant de l’endettement de l’Italie et de la Belgique, et en recommandant à 6 pays (Allemagne, France, Pays-Bas, Espagne, Portugal, Autriche) de poursuivre leurs efforts afin de parvenir à l’équilibre budgétaire.

2 mai 1998
Le Parlement européenParlement européenInstitution de l’Union européenne représentant les citoyens des États membres adopte par 467 voix pour et 65 contre (et 24 abstentions) une recommandation sur le passage à la monnaie unique. Le même jour, un conseil européen extraordinaire annonce officiellement le lancement de l’euro pour le 1er janvier 1999 avec 11 pays de l’UE (seuls le Danemark, La Grande-Bretagne, la Grèce et la Suède n’y participent pas). Le même jour, nouvelle réunion du conseil Écofin : décision de définir les taux bilatéraux d’entrée des monnaies dans l’euro à partir des cours centraux "pivots" au sein du système monétaire européen, avec gel définitif des parités au 1er janvier 1999.

Juin 1998
Création de la Banque centrale européenne (BCE) pour succéder à l’Institut monétaire européen (IME). Ses missions consistent à définir et mettre en œuvre la politique monétaire de la zone euro, à gérer les réserves de devises étrangères des pays de la zone euro et à procéder à l’achat ou à la vente de devises afin de maintenir l’équilibre des taux de change, à fixer les taux directeurs (taux d’intérêt fixés au jour le jour) au sein de la zone euro et contrôler la masse monétaire, à surveiller l’évolution des prix et évaluer le risque qu’elle représente pour la stabilité des prix.

8 juillet 1998
Le conseil de la BCE annonce l’instauration d’un système de réserves obligatoires d’un taux de 1,5 % à 2,5 % dans la zone euro.

11 septembre 1998
Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne à Francfort (Allemagne) : lors d’une conférence de presse, appel de Wim Duisenberg, président de la Banque centrale européenne, à une plus grande rigueur budgétaire pour un respect des exigences du pacte de stabilité, en raison de la dégradation de l’environnement économique de la future zone euro.

25 septembre 1998
A Vienne (Autriche), Conseil Écofin : Dominique Strauss-Kahn propose notamment que la zone euro soit représentée dans les instances internationales par le président de l’Euro11, instance informelle regroupant les ministres des Finances de la zone euro.

Décembre 1998
Le 1er, réunion à Francfort des ministres des finances de l’UE : accord sur la représentation extérieure de la zone euro confiée au président de la BCE pour les questions de politique monétaire, et au président en exercice de l’Euro 11 pour toutes les autres questions. Le 22, annonce par la BCE du niveau de ses taux d’intérêt à partir de janvier 1999, le taux d’intervention étant fixé à 3%. Le 31, à Bruxelles, nouvelle réunion des ministres : lancement officiel de la monnaie unique, lors d’une séance publique ; fixation des taux de conversion des monnaies nationales en euros et du taux de change de l’euro en dollars (l’euro vaut 6,55957 francs).

1er janvier 1999
Le 1er, naissance officielle de la nouvelle monnaie unique européenne. Le même jour, les réserves monétaires nettes de la Banque centrale européenne (BCE) s’élèvent à 227,4 milliards d’euros, et les réserves en or à 99,6 milliards d’euros. Le 7, réunion à Francfort du conseil des gouverneurs de la BCE : bilan positif du lancement de l’euro mais constat des "incertitudes générées par l’évolution de l’économie mondiale en 1999". Wim Duisenberg, président de la BCE, fait état de quelques dysfonctionnements, qualifiés de "maladies de jeunesse", et présente le nouveau système de paiements transfrontaliers reliant entre eux les quinze pays de l’Union européenne et la BCE, le Target.

4 mars 1999
A l’issue d’un conseil de gouverneurs à Francfort, Wim Duisenberg, constatant un ralentissement économique dans la zone euro, déclare que la faiblesse actuelle de l’euro n’est pas due à une baisse de cette monnaie mais à une hausse du dollar.

Juin 1999
Les 18 et 21, la BCE intervient, pour la première fois depuis la création de l’euro, sur le marché des changes afin de soutenir la monnaie européenne.

31 janvier 2000
A Bruxelles, réunion des ministres des Finances de la zone euro qui réaffirment, dans une déclaration, le "potentiel d’appréciation" de l’euro et s’engagent à poursuivre réformes structurelles et assainissement budgétaire ; Wim Duisenberg s’inquiète d’un retour de l’inflation en cas de poursuite de l’affaiblissement de l’euro.

Juin 2000
Le 5, Laurent Fabius, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, estime qu’une "culture économique et monétaire commune" se crée progressivement au sein de "l’Euro 11" ; il propose que la Grèce, dont l’adhésion à la zone euro est prévue pour le 1er janvier 2001, participe dès juillet 2000, sous présidence française de l’UE, aux réunions de l’euro 11. Le 8, la Banque centrale européenne relève d’un demi-point son principal taux directeur, le portant à 4,25%.

15 juin 2000
PromulgationPromulgationActe par lequel une loi votée devient exécutoire. Consiste en un décret signé par le président de la République et contresigné par le Premier ministre et les ministres chargés de l’application de la loi. de la loi n° 2000-517 portant habilitation du gouvernement à adapter par ordonnance la valeur en euros de certains montants exprimés en francs dans les textes législatifs (JO n° 138 du 16).

Août 2000
Le 29, à Eltville (Allemagne), à l’issue d’un conseil économique et financier franco-allemand, Laurent Fabius et Hans Eichel, ministre allemand des Finances, déclarent laisser à la Banque centrale européenne (BCE) toute latitude pour la défense de l’euro et annoncent une tournée prochaine des places financières internationales destinée à "lever la méfiance" envers l’Europe et l’euro. Le 31, la BCE relève son principal taux directeur de 0,25 point, le portant à 4,50% ; dans un communiqué, la BCE estime que la "dépréciation prolongée" du taux de change de l’euro et la nouvelle hausse des cours du pétrole exercent des tensions croissantes sur les prix à l’importation et les prix à la consommation ; déclarant que la politique monétaire ne peut remédier à cette situation à court terme, elle justifie le relèvement de ses taux par la nécessité de contenir les tensions à moyen terme sur les prix.

28 septembre 2000
Le Danemark rejette par référendumRéférendumProcédure de vote permettant de consulter directement les électeurs sur une question ou un texte, qui ne sera adopté qu’en cas de réponse positive. l’adoption de la monnaie unique européenne.

12 octobre 2000
Le Comité national de l’euro, présidé par Laurent Fabius annonce que le franc cessera d’avoir cours légal le 17 février 2002 et précise les conditions d’échange des pièces et des billets.

13 décembre 2000
Présentation, en Conseil des ministres, d’une ordonnance relative à la partie législative du Code monétaire et financier, qui abroge certains textes et comprend sept livres relatifs notamment à la monnaie (l’euro devient la monnaie de la France) et aux missions des autorités des marchés financiers.

1er janvier 2001
Lancement de la campagne de communication du gouvernement destinée à familiariser les particuliers et les entreprises à l’euro.

15 janvier 2001
A Tokyo (Japon), Laurent Fabius et Hans Eichel entament une tournée de présentation de l’euro visant à obtenir la confiance des investisseurs internationaux.

19 février 2001
Le gouvernement français lance une nouvelle campagne d’information sur le passage à l’euro en direction des PME.

23 mai 2001
Présentation en Conseil des ministres d’une communication sur la préparation du passage complet à l’euro et du retrait du franc : notamment augmentation du nombre des pièces en euros fabriquées en France ; plan de sécurité pour l’acheminement des pièces et des billets en euros préparé par le ministèreMinistèreEnsemble des services de l’Etat (administration centrale et services déconcentrés) placés sous la responsabilité d’un ministre. de l’Intérieur (mobilisation de la gendarmerie et des armées) ; campagnes d’information ; mesures d’accompagnement à destination des "publics fragiles".

5 juin 2001
A l’Assemblée nationale, François Patriat, secrétaire d’État aux PME, au Commerce, à l’Artisanat et à la Consommation, indique que le gouvernement n’instituera pas un blocage des prix à l’occasion du passage à l’euro, mais procédera à des contrôles et à des mesures contraignantes en cas de dérive.

5 décembre 2001
Présentation en Conseil des ministres d’une communication sur la préparation de la dernière étape du passage complet à l’euro : constat, depuis le mois de septembre, d’une amélioration de la préparation des entreprises et notamment des PME ; attention des pouvoirs publics à la protection des consommateurs (évolution des prix et pratique du double affichage des prix en euros et en francs pendant la période de double circulation des monnaies et au-delà) ; progression de l’utilisation de l’euro scriptural ; mise en place d’un dispositif visant à sécuriser le passage à l’euro fiduciaire, qui mobilise les forces de police, de gendarmerie et des armées et dont les préfets assurent la coordination au plan local.

1er janvier 2002
Mise en circulation officielle des pièces et des billets en euros dans les douze pays de la zone euro.

14 septembre 2003
Référendum sur l’adoption de l’euro en Suède : victoire du "non" avec 56,1% des voix contre 41,8%.

29 avril 2005
L’Union européenne annonce l’entrée de Malte, de la Lettonie et de Chypre dans le mécanisme de change européen (dénommé MCEII) reliant leur devise à l’euro.

Septembre 2007
Le 6, à l’issue de la réunion des gouverneurs de la BCE, l’autorité financière annonce qu’elle a choisi de ne pas modifier son principal taux directeur, à 4%, après la décision par les banques centrales d’injecter des centaines de milliards d’euros pour enrayer la crise immobilière et financière des "subprimes" américains.

3 juin 2008
Réunion, à Luxembourg, des ministres européens des finances qui se déclarent favorables à l’adoption de l’euro par la Slovaquie au 1er janvier 2009.

Octobre 2008
Le 13, promulgation de la loi de finances rectificativeLoi de finances rectificativeLoi qui permet de modifier, en cours d’année, les dispositions de la loi de finances initiale (LFI) concernant notamment le plafonds des dépenses du budget de l’État et les données générales de l’équilibre budgétaire. pour le financement de l’économie. Elle s’inscrit dans le cadre du plan d’action concerté des États membres de la zone euro annoncé le 12 octobre 2008.

11 février 2010
Le Conseil européen réunissant à Bruxelles les chefs d’État et de gouvernement de l’UE apporte son soutien aux mesures prises par la Grèce pour réduire son déficit budgétaire de 4% dès 2010 et affirme que les États de la zone euro prendront les mesures nécessaires au maintien de la stabilité financière de cette zone.

25 mars 2010
Le Conseil européen approuve un mécanisme de soutien à la Grèce.

21 avril 2010
Présentation en Conseil des ministres d’un projet de loi de financesLoi de financesLoi qui détermine, pour un exercice (une année civile), la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’État, ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en résulte. rectificative 2010. Ce texte prend en compte les décisions prises par les États membres de la zone euro le 11 avril 2010 précisant les modalités d’un éventuel plan de soutien à la Grèce. Le projet de loiProjet de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement. permet à la France d’engager 3,9 milliards d’euros en 2010 en crédits de paiement.

Mai 2010
Le 2, les ministres des finances de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) s’accordent sur le montant de la garantie (440 milliards d’euros) accordée à la Grèce pour lui éviter la cessation de paiement. Les 9 et 10 mai, réunion exceptionnelle d’un Conseil des ministres des finances de l’Union européenne conclu par l’annonce d’un "règlement établissant un mécanisme européen de stabilisation financière", plan de sauvetage de 750 milliards d’euros (prêts et garanties par les pays de la zone euro, par la Commission européenne et le Fonds monétaire international) pour contribuer à la stabilisation financière de la zone euro et éviter la contagion de la crise grecque. Le 19, présentation en Conseil des ministres par la ministre de l’économie d’un projet de loi de finances rectificative : il fixe à 111 milliards la garantie maximale apportée par la France au Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour la zone euro.

Juin 2010
Promulgation d’une loi de finances rectificative pour 2010 (JO du 8). Ce texte permet à la France d’apporter sa contribution aux mécanismes mis en place à l’échelle européenne et internationale pour garantir la stabilité financière de la zone euro.

28 novembre 2010
Réunion exceptionnelle à Bruxelles des ministres des Finances de l’Union européenne. Adoption d’un programme de 85 milliards d’euros d’aide à l’Irlande. Les ministres approuvent également l’accord franco-allemand pérennisant le fonds européen de stabilité financière créé en mai 2010, dans l’urgence de la crise grecque.

6 janvier 2011
Remise au président de la République du rapport de Constance Le Grip, députée européenne et d’Henri Plagnol, ancien ministre et député, sur le renforcement de la gouvernance économique au sein de l’Union européenne. Ce rapport préconise notamment de consolider le "noyau" franco-allemand, et de créer un "Trésor européen", organe chargé de gérer en commun la dette des États de la zone euro.

21 juillet 2011
A l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement des 17 pays membres de la zone euro, un deuxième plan d’aide à la Grèce, d’un montant global de près de 160 milliards d’euros, a été adopté. Ce plan prévoit 109 milliards d’euros de prêts à la Grèce financés par l’Europe et le Fonds monétaire international, d’ici 2014. Le secteur privé (banques, assurances, fonds d’investissement) doit contribuer de manière volontaire à hauteur de 50 milliards d’euros.

16 août 2011
Réunis en sommet à l’Élysée, la chancelière allemande et le président de la République française proposent la création d’un gouvernement de la zone euro et l’instauration d’une “règle d’or” qui imposerait le retour à l’équilibre budgétaire pour les dix-sept pays de la zone euro d’ici l’été 2012.

19 septembre 2011
Promulgation de la loi de finances rectificative pour 2011 (JO du 20) qui étend notamment la garantie de l’État français aux nouvelles modalités d’intervention du FESF (Fonds européen de stabilité financière).

27 octobre 2011
Les 17 États membres de la zone euro concluent un accord destiné à "rétablir la confiance" et à répondre aux tensions sur les marchés financiers. Les mesures annoncées concernent notamment la restructuration de la dette grecque, le renforcement du FESF, la recapitalisation des banques, ainsi que la discipline budgétaire.

3-4 novembre 2011
G20 à Cannes pour tenter de mettre un terme à la crise de la dette en zone euro. Dans une conférence de presse du 4 novembre 2011, le président de la République française rappelle l’attitude ferme de l’Europe à l’endroit de la Grèce et salue l’effort de l’Italie qui a pris les mesures nécessaires pour renouer avec la confiance, atteindre l’équilibre budgétaire dès 2013 et renforcer sa croissance mais a demandé la mise sous tutelle de l’Italie par le Fonds monétaire international.

9 décembre 2011
Le Conseil européen du 9 décembre 2011 décide la signature d’un nouveau traité qui ne concernera en revanche que 25 des 27 pays membres, suite au refus du Royaume-Uni et de la République tchèque d’y participer. L’objectif du nouveau traité est de mettre un terme à la crise dans la zone euro.

2 mars 2012
Signature d’un nouveau traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) (appelé aussi Pacte budgétaire) lors d’un conseil européen. Le nouveau traité instaure davantage de discipline budgétaire dans la zone euro. Les États en déficit excessif et ne respectant pas les recommandations qui leur ont été adressées se verront infliger des sanctions automatiques à moins qu’une majorité d’États s’y oppose. En outre, elle contraint les États à avoir un déficit structurel limité à 1% du PIB et la Commission définit pour chaque État un objectif à moyen terme (OMT) pour atteindre ce but.

7 mars 2012
Promulgation de deux lois relatives à la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité. Ces deux textes s’inscrivent dans le cadre de la stratégie décidée au niveau européen pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble. Ils autorisent l’établissement d’une structure permanente de réponse aux crises, "le mécanisme européen de stabilité" destiné à remplacer le mécanisme provisoire du Fonds européen de stabilité financière (FESF) créé en juin 2010. Le MES est abondé par les pays membres de l’Union européenne au prorata de leur poids économique.

28-29 juin 2012
Lors d’un Conseil européen, les chefs d’État et de gouvernement décident la mise en place d’une union bancaire dans laquelle la BCE aura un pouvoir de supervision des banques.

Décembre 2012
La décision d’accorder à la BCE le contrôle des banques nationales est entérinée par les ministres des Finances le 13 décembre 2012, puis par les chefs d’État et de gouvernement le 15.

1er janvier 2013
Entrée en vigueur, après ratification par 12 États-membres, du nouveau traité, nouvelle version du Pacte de stabilité, qui réduit le déficit structurel autorisé à 0,5% du PIB.

1er janvier 2014
La Lettonie devient le 18è État membre de la zone euro.

4 novembre 2014
Premier pilier de l’Union bancaire, le mécanisme de surveillance unique (MSU), confié à la BCE, devient effectif. Ce mécanisme vise à superviser de façon intégrée les principales banques de la zone euro afin d’assurer durablement la stabilité du secteur bancaire au service du financement de l’économie. Les autorités de supervision nationales (en France, l’Autorité de Contrôle prudentiel) restent compétentes pour la supervision directe des plus petites banques et assistent la BCE dans sa mission de supervision directe des plus grandes banques.

1er janvier 2015
La Lituanie rejoint la zone euro.

26 janvier 2015
Au lendemain de la victoire d’Alexis Tsipras et de son parti Syriza aux élections législatives grecques, l’Eurogroupe est largement consacré à la situation grecque et en particulier au bouclage du deuxième plan d’aide internationale à la Grèce, décidé en 2012.

26 juin 2015
Après plusieurs mois de discussions avec ses créanciers, le gouvernement grec annonce qu’il va soumettre à référendum les propositions de l’Eurogroupe et du FMI.

5 juillet 2015
Le non l’emporte au référendum grec avec 61,31% des suffrages. La participation s’élève à 62,5%.

7 juillet 2015
Sommet de la zone euro sur la Grèce.

Rechercher