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Comment s’organise un parti politique ?

le 14 janvier 2018

Tout parti dispose d’un texte constitutif qui précise son organisation interne. L’existence de structures est une condition nécessaire pour que les partis puissent perdurer, s’implanter dans le paysage de l’offre électorale, travailler avec efficacité à la conquête du pouvoir, et convaincre les électeurs de soutenir le programme politique qu’ils comptent mettre en œuvre une fois qu’ils y auront accédé.

En général, au niveau national, un congrès, réuni périodiquement, composé des représentants des adhérents, est l’occasion d’un débat entre les différentes sensibilités ou tendances et a pour mission première de désigner les instances nationales du parti. Quels que soient les termes utilisés, il y a toujours un bureau ou un conseil national, avec au sommet un président ou un secrétaire national… Ce " chef " est le plus souvent élu par l’ensemble des adhérents (ex : Parti socialiste, Les Républicains).

Au niveau local, il existe des entités de base, sections ou cellules , qui sont regroupées par fédérations départementales dont les instances sont élues par les adhérents. C’est à ce niveau que s’organise le "travail de terrain" qui permet au parti d’être en prise directe avec l’électorat.

On peut aussi évoquer les distinctions qui peuvent exister entre l’appareil du parti ("permanents" et responsables nationaux ), le groupe parlementaire à l’Assemblée nationale ou au Sénat, et les militants "de base". Ainsi, les militants peuvent paraître plus attachés aux principes fondateurs du parti, tandis que le groupe parlementaire pourra être davantage enclin au compromis. Dès lors, cette organisation en différents cercles peut s’avérer source de conflits.

En outre, du fait de l’importance de l’élection présidentielle dans la vie politique, les partis, obligés d’avoir un "présidentiable" dans leurs rangs, sont devenus des structures de sélection du meilleur candidat possible. S’il y a plusieurs postulants, les rivalités internes peuvent s’exacerber et les tendances, auparavant structurées sur des clivages programmatiques, se définir en groupes de soutien à une personnalité.

Le développement du système de « primaires » apparaît aujourd’hui comme un moyen de régulation de la concurrence interne. Initiée à gauche à partir de 2006 avec la primaire « fermée », réservée aux adhérents du PS, puis selon une formule « ouverte » en 2011 puis en 2016, la formule des primaires est finalement adopté en 2016 pour les électeurs de la droite et le centre : tendance de fond, cette « primarisation » répond à la crise de leadership traversée par les partis politiques traditionnels.

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