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GIP, GIE, fondation : quelles différences ?

le 20 02 2008

Comment s’organise l’administration ? : toutes les autres questions

Les groupements d’intérêt public (GIP) sont des personnes morales de droit public – à caractère administratif ou industriel et commercial –, tandis que les groupements d’intérêt économique (GIE) et les fondations sont des personnes morales de droit privé. Par ailleurs, les GIP et les GIE ont un objet relativement strictement défini à la différence des fondations.

Les GIP sont apparus dans la loi du 15 juillet 1982 sur la recherche et se sont ensuite étendus à d’autres domaines (ex : enseignement, sport, action sanitaire et sociale). Ils ont pour objet de favoriser la coopération des personnes morales publiques et privées, qu’il regroupe en son sein, pour gérer des équipements ou des activités d’intérêt commun. Ils peuvent être rapprochés des établissements publics, qu’ils concurrencent. Le Conseil d’État, dans une étude de 1996, a reconnu leur utilité tout en souhaitant une clarification de leur statut. On peut citer comme exemples, les agences régionales d’hospitalisation ou les maisons des services publics.

Les GIE ont été créés par l’ordonnance du 23 septembre 1967. Ils permettent également la coopération entre personnes publiques et privées. Leur objet est de faciliter ou de développer l’activité économique de ses membres, sans toutefois réaliser des bénéfices sauf à titre accessoire. Ainsi, l’organisation d’un colloque par un GIE, comprenant en son sein une ou des universités, peut éventuellement générer des bénéfices, qui sont alors réinvestis dans l’activité principale du groupement.

Une fondation est une personne morale de droit privé à but non lucratif, comme les associations. Il s’agit d’affecter des biens à la réalisation d’une tâche ou d’une œuvre d’intérêt général dans un but désintéressé (ex : nombreux hôpitaux, la « Cité universitaire » à Paris) grâce à une libéralité (donation, legs). Un décret peut lui accorder la personnalité juridique en la déclarant d’utilité publique. Les fondations ont été, ces dernières années, encouragées par plusieurs textes, notamment la loi du 4 juillet 1990 créant les fondations d’entreprise et celle du 1er août 2003 sur le mécénatMécénatSoutien matériel apporté, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une oeuvre ou à une personne pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général., les associations et les fondations.

Sur la toile publique

  • L’étude 2012 du Conseil d’État : Les agences, une nouvelle gestion publique ?

    Qu’apporte au juste la création d’une agence ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ? Ce qui est attendu ne pourrait-il pas être fait par les structures administratives existantes ? Telles sont les questions auxquelles cette étude du Conseil d’État apporte une réponse en menant une réflexion d’ensemble sur la cohérence de l’organisation de l’État.
  • Rapport de l’IGF sur "L’État et ses agences"

    En mars 2012, l’Inspection générale des finances (IGF) a rendu un rapport sur l’utilisation par l’État de ce mode de gestion publique alternatif que constituent les agences. Elle constate que "ce phénomène, qui s’est développé sans stratégie d’ensemble, a été inflationniste en termes de moyens humains et financiers. Par ailleurs, il ne s’est pas accompagné d’un renforcement suffisant de la tutelle de l’État".

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