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Elections : les sondages d’opinion en question

le 21 11 2016

© apinan - Fotolia.com

Victoire surprise du oui pour le Brexit au Royaume-Uni, élection inattendue de Donald Trump aux États-Unis, score surprise de François Fillon au premier tour de la primaire de la droite et du centre, dans ce contexte politique qui semble imprévisible, les critiques à l’encontre des sondages électoraux sont vives.

Les critiques portent, à la fois, sur leur fiabilité ("les sondages se trompent et, finalement, ne servent à rien") et sur leur effet éventuel sur le vote (démobilisation de l’électorat, orientation du vote vers un candidat, etc.). En outre, les techniques de redressement des résultats bruts utilisées par les instituts de sondage sont jugées opaques et les modes de construction de l’échantillon représentatif sont discutés.

C’est précisément pour empêcher que la publication de sondages électoraux vienne influencer ou perturber la libre détermination du corps électoral qu’une législation a été élaborée depuis 1977 pour encadrer la pratique des sondages. Cette législation a été récemment rénovée.

Au-delà des sondages, c’est souvent l’utilisation ou l’interprétation qui en est faite par les médias qui est contestable. En effet, ceux-ci négligent trop souvent la marge d’erreur inhérente à toute enquête d’opinion (elle est estimée à 3% pour un échantillon de 1000 personnes) ainsi que la notice d’information du sondage. Par exemple, dans cette notice, figure la méthode utilisée par les sondeurs et une enquête par téléphone ne peut donner les mêmes résultats qu’une enquête en ligne, par Internet, menée parfois contre rémunération. Dans le cadre d’une élection primaire, la marge d’erreur est encore plus importante puisque le corps électoral n’est pas connu avant le scrutin

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