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Emploi des jeunes de la politique de la ville : difficultés accrues

le 14 10 2010 Archives.

L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu public le 8 octobre 2010 un rapport examinant l’accès à l’emploi des jeunes de moins de 26 ans résidant dans les zones urbaines sensibles (ZUS), notamment les 215 quartiers prioritaires du Plan « Espoir banlieues » lancé en 2008.

Selon ce rapport, la loi de rénovation urbaine du 1er août 2003 n’a pas atteint ses objectifs (réduction d’un tiers du nombre de demandeurs d’emploi sur cinq ans et taux de chômage proche de celui des agglomérations de chacune de ces ZUS). En outre, depuis le déclenchement de la crise économique en 2008, l’écart du taux de chômage entre les ZUS et leurs agglomérations s’est creusé. L’IGAS identifie plusieurs facteurs explicatifs : les niveaux de qualification plus faibles des jeunes des ZUS, la faiblesse des moyens (30 millions d’euros) engagés en faveur de l’emploi dans le cadre de la politique de la ville, l’absence de dispositifs spécifiques aux ZUS dans le cadre de la politique de l’emploi, ainsi que le manque de coordination entre deux des acteurs locaux en charge de l’accompagnement des jeunes en difficulté : Pôle emploi et les missions locales.

En conclusion, les rapporteurs indiquent que l’accès à l’emploi des jeunes des ZUS doit être réaffirmé et suivi comme une priorité nationale. Au sein de l’Etat, le pilotage de cette politique devrait être unifié et confié, au niveau national, au ministre chargé de l’emploi. Au niveau territorial, le préfet de région devrait s’appuyer sur le service public de l’emploi et développer des contractualisations avec Pôle Emploi, les missions locales et les collectivités territoriales. A cette fin, l’État devrait sans délai organiser la coopération entre ses deux opérateurs, missions locales et Pôle emploi, et leur fixer des objectifs communs.

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