En parallèle de la dématérialisation des échanges, l’utilisation de l’IA par l’administration est de plus en plus fréquente. (...) Les administrations utilisent depuis déjà bien longtemps des algorithmes classiques (que l’on associe à l’« IA symbolique » ou « déterministe »), capables d’effectuer des tâches régulières, préprogrammées, pour résoudre des problèmes précis et ainsi décharger l’humain. C’est le cas, par exemple, de la plateforme Parcoursup, dont la mission est d’orienter les étudiants dans leur choix parmi les divers établissements d’enseignement supérieur. Depuis peu, des systèmes d’intelligence artificielle (SIA) plus sophistiqués – systèmes de machine learning, ayant la capacité d’apprendre et de s’améliorer grâce aux données qui les alimentent – sont également mobilisés. Les cas d’usage sont très variés : identification et authentification des personnes (reconnaissance faciale aux aéroports, entre autres) ; détermination de l’accès aux droits et aux services publics (par exemple, Pôle emploi utilise un système pour déterminer l’éligibilité des chômeurs à l’allocation chômage d’aide au retour à l’emploi [ARE], ainsi que le montant de cette aide et sa durée) ; ciblage des fraudeurs (dispositif « ciblage de la fraude et valorisation des requêtes » [CFVR], utilisé par l’administration fiscale) ; mais aussi communication avec les usagers (chatbots).
Auteur : Lucie Cluzel-Métayer