Texte intégral
J'ai souhaité avoir un contact personnel et direct avec les responsables syndicaux de l'Education nationale pour deux raisons : d'abord il me semble normal, dans notre République, que le Premier Ministre puisse échanger en tête à tête, sans formalisme, avec les responsables des confédérations syndicales, ensuite il m'apparaît que les évènements de la précédente année scolaire ont montré que le dialogue social dans l'éducation nationale a besoin d'être renouvelé.
Je sais que c'est la première fois, sans doute, qu'un chef de Gouvernement procède ainsi. J'ai souhaité cette rencontre pour montrer que le sujet de l'école est un sujet essentiel pour l'avenir de notre pays et qu' il concerne le Gouvernement tout entier. Il m'a toujours mobilisé et je considère que tous nos défis dans les années à venir sont des défis de l'intelligence.
Ce constat, je pense que nous le partageons, de même que l'attachement à l'Education nationale et aux valeurs qui ont fondé l'école de la République.
Mais le monde change, notre société évolue, l'école n'est plus un sanctuaire, notre pays n'est pas replié sur lui-même ; les personnels de l'éducation nationale, les parents, les élus s'interrogent sur la capacité de notre école à faire face à ces évolutions et souvent s'inquiètent : où en est aujourd'hui l'égalité des chances à l'école? L'échec scolaire se réduit-il ? Chaque jeune, considéré individuellement, est-il bien préparé à être un citoyen responsable, acteur de son destin ? Quelles sont aujourd'hui les missions du professeur ? Que faut-il enseigner ? Comment faut-il enseigner ? Quel rayonnement en Europe et à l'international de notre système éducatif, de notre Université ?
Il me semble que ces questions figurent comme trame des évènements de la précédente année scolaire, au delà de la contestation qui s'est exprimée au printemps.
Je souhaite aborder franchement ces sujets avec les organisations syndicales, dans une double perspective :
D'abord, dans l'éducation nationale, le dialogue social doit être renouvelé. Je le dis très directement : le Gouvernement reconnaît le rôle des syndicats et souhaite avoir des interlocuteurs organisés pour que chacun, dans la mission qui est la sienne, puisse participer au développement de l'école. Je suis donc prêt, sur les sujets importants tels que le rachat des années d'études ou l'attractivité du métier, à poursuivre et à ouvrir des groupes de discussion avec les organisations syndicales ; je suis prêt, non à la cogestion, mais au dialogue positif, à la négociation, à l'accord. Je mesure très bien la difficulté, pour les syndicats comme pour le Gouvernement, de cette démarche, mais je vous propose de la mettre en uvre ensemble, de bonne foi.
Ensuite, ce dialogue social renouvelé me semble aussi nécessaire parce que la dernière année scolaire a montré que les choses ne pouvaient rester en l'état. Où en est l'école de la République aujourd'hui ? Comme l'a souhaité le Président de la République, la Nation doit dire clairement ce qu'elle attend de l'école pour ce début du XXIème siècle. C'est pourquoi, le Gouvernement va organiser un grand débat national sur l'école pour parvenir à un diagnostic partagé, à partir duquel une nouvelle loi d'orientation sera débattue et adoptée par le Parlement. J'aborde ce débat et la préparation de la loi dans un état d'esprit totalement ouvert, sans esprit partisan, sans a priori et je souhaite que tous les acteurs du système éducatif partagent cette attitude qui est celle des ministres Luc Ferry, Xavier Darcos et de l'ensemble du Gouvernement.
Je propose donc aux organisations syndicales de participer à ce débat vers un diagnostic partagé.
J'ai la conviction que seul ce diagnostic préalable peut nous permettre de dégager les voies et moyens, y compris budgétaires, pour répondre aux interrogations de nos concitoyens et donner à l'éducation nationale de nouvelles perspectives. Je crois, me fondant sur les extraordinaires réussites que je connais, que l'école de la République a les capacités, en s'adaptant, de répondre aux défis qui sont ceux de notre pays aujourd'hui. J'ai l'intuition, qu'au delà des inquiétudes, les personnels de l'éducation nationale partagent cette conviction.
(source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 22 août 2003)
Je sais que c'est la première fois, sans doute, qu'un chef de Gouvernement procède ainsi. J'ai souhaité cette rencontre pour montrer que le sujet de l'école est un sujet essentiel pour l'avenir de notre pays et qu' il concerne le Gouvernement tout entier. Il m'a toujours mobilisé et je considère que tous nos défis dans les années à venir sont des défis de l'intelligence.
Ce constat, je pense que nous le partageons, de même que l'attachement à l'Education nationale et aux valeurs qui ont fondé l'école de la République.
Mais le monde change, notre société évolue, l'école n'est plus un sanctuaire, notre pays n'est pas replié sur lui-même ; les personnels de l'éducation nationale, les parents, les élus s'interrogent sur la capacité de notre école à faire face à ces évolutions et souvent s'inquiètent : où en est aujourd'hui l'égalité des chances à l'école? L'échec scolaire se réduit-il ? Chaque jeune, considéré individuellement, est-il bien préparé à être un citoyen responsable, acteur de son destin ? Quelles sont aujourd'hui les missions du professeur ? Que faut-il enseigner ? Comment faut-il enseigner ? Quel rayonnement en Europe et à l'international de notre système éducatif, de notre Université ?
Il me semble que ces questions figurent comme trame des évènements de la précédente année scolaire, au delà de la contestation qui s'est exprimée au printemps.
Je souhaite aborder franchement ces sujets avec les organisations syndicales, dans une double perspective :
D'abord, dans l'éducation nationale, le dialogue social doit être renouvelé. Je le dis très directement : le Gouvernement reconnaît le rôle des syndicats et souhaite avoir des interlocuteurs organisés pour que chacun, dans la mission qui est la sienne, puisse participer au développement de l'école. Je suis donc prêt, sur les sujets importants tels que le rachat des années d'études ou l'attractivité du métier, à poursuivre et à ouvrir des groupes de discussion avec les organisations syndicales ; je suis prêt, non à la cogestion, mais au dialogue positif, à la négociation, à l'accord. Je mesure très bien la difficulté, pour les syndicats comme pour le Gouvernement, de cette démarche, mais je vous propose de la mettre en uvre ensemble, de bonne foi.
Ensuite, ce dialogue social renouvelé me semble aussi nécessaire parce que la dernière année scolaire a montré que les choses ne pouvaient rester en l'état. Où en est l'école de la République aujourd'hui ? Comme l'a souhaité le Président de la République, la Nation doit dire clairement ce qu'elle attend de l'école pour ce début du XXIème siècle. C'est pourquoi, le Gouvernement va organiser un grand débat national sur l'école pour parvenir à un diagnostic partagé, à partir duquel une nouvelle loi d'orientation sera débattue et adoptée par le Parlement. J'aborde ce débat et la préparation de la loi dans un état d'esprit totalement ouvert, sans esprit partisan, sans a priori et je souhaite que tous les acteurs du système éducatif partagent cette attitude qui est celle des ministres Luc Ferry, Xavier Darcos et de l'ensemble du Gouvernement.
Je propose donc aux organisations syndicales de participer à ce débat vers un diagnostic partagé.
J'ai la conviction que seul ce diagnostic préalable peut nous permettre de dégager les voies et moyens, y compris budgétaires, pour répondre aux interrogations de nos concitoyens et donner à l'éducation nationale de nouvelles perspectives. Je crois, me fondant sur les extraordinaires réussites que je connais, que l'école de la République a les capacités, en s'adaptant, de répondre aux défis qui sont ceux de notre pays aujourd'hui. J'ai l'intuition, qu'au delà des inquiétudes, les personnels de l'éducation nationale partagent cette conviction.
(source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 22 août 2003)