Texte intégral
Madame la Déléguée Générale (Mme Barbaroux),
Monsieur le Directeur Général (M. Bernard),
Mesdames et messieurs les Conseillers régionaux et généraux,
Mesdames et Messieurs,
C'est une grande satisfaction pour moi d'être présent avec vous aujourd'hui à Saint-Denis en ce début d'année 2005 et d'ouvrir cette rencontre nationale des Ateliers de Pédagogie Personnalisée.
Si j'en juge par le nombre de participants, je ne peux que me réjouir de l'intérêt suscité par cette rencontre qui me donne l'occasion d'affirmer devant vous l'importance que j'accorde aux actions conduites par les APP.
Depuis votre création en 1983, vous avez construit une pédagogie innovante et fait la démonstration de l'intérêt à développer pour les publics les plus fragilisés, l'individualisation de parcours de formation de courte durée, permettant ainsi à une grande majorité d'entre eux un retour vers l'emploi ou une entrée en formation qualifiante.
Plus de deux millions de personnes, jeunes et adultes, ont bénéficié de vos prestations notamment dans les domaines de la culture générale et de l'apprentissage technologique de base.
Depuis 20 ans, l'Etat apporte son soutien à votre activité, en reconnaissant d'une part, au travers du label APP (dont je rappelle que c'est une marque déposée à l'Institut National de la Propriété Industrielle) la démarche pédagogique spécifique que vous mettez en uvre dans vos organismes et d'autre part, en participant à votre financement aux côtés notamment des collectivités territoriales.
Je voudrai préciser ici, que si le label est bien la propriété de l'Etat, il n'est pas pour autant au service exclusif de celui-ci.
De nombreux élus l'ont compris, et au coté de l'Etat, ils soutiennent votre démarche qui contribue au développement local des territoires. A ce titre, en 2003, le budget de fonctionnement des APP se répartissait pratiquement à égalité entre les fonds de l'Etat et ceux provenant d'autres financeurs.
Je sais bien qu'il existe des disparités régionales. Dans certaines régions, la part de l'Etat reste prépondérante alors que dans d'autres régions, ce sont les Conseils régionaux et autres collectivités locales qui assurent principalement le financement des APP, mais tous ensemble, nous nous sommes mobilisés pour permettre le fonctionnement des 840 sites APP sur le territoire métropolitain et dans les DOM/TOM.
Depuis votre création, de nombreux éléments ont modifié votre contexte de travail et vous avez toujours su vous adapter. C'est aussi le cas aujourd'hui.
Comme vous le savez, le Gouvernement a décidé poursuivre le transfert aux régions de ses compétences en matière de formation professionnelle des demandeurs d'emploi jeunes et adultes.
Plusieurs lois ont été votées en 2004 par le Parlement qui visent à moderniser nos approches et à renforcer notre action en faveur de l'emploi et de la formation. Je citerai ici devant vous la loi du 4 mai 2004 relative formation tout au long de la vie, la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales et enfin la loi de programmation de cohésion sociale qui a été adopté par le parlement le 20 décembre 2004.
La loi relative à la formation professionnelle tout au long de la vie a permis de rénover les modalités d'accès des salariés à la formation tout en redéfinissant l'articulation entre la formation professionnelle et le temps de travail avec la mise en place du droit individuel à la formation, les périodes et contrats de professionnalisation, la rénovation du plan de formation des entreprises entre autres.
Toutes ces évolutions étaient nécessaires pour une meilleure lisibilité, un accès simplifié, et plus égal, à la formation mais également, est-il besoin de le préciser pour une plus grande adaptation des salariés aux besoins des entreprises.
Concernant le volet emploi du plan de cohésion sociale, celui-ci consacre une priorité absolue au retour à l'emploi et à l'activité, priorité pour laquelle vous avez un rôle majeur à jouer.
Face à un chômage qui reste structurellement trop élevé dans notre pays, une approche renouvelée des services et de leur intervention sur le marché du travail était nécessaire.
Une politique de l'emploi efficace, c'est une politique de l'emploi volontariste, ancrée dans les territoires et en prise directe sur les besoins des entreprises et sur l'évolution de l'activité économique. C'est une politique qui sait anticiper sur les mutations économiques, détecter les métiers d'avenir et organiser la formation des demandeurs d'emploi. C'est aussi une politique qui offre aux 1,5 millions de personnes les plus en difficulté - chômeurs de longue durée, bénéficiaires de minima sociaux - un accompagnement personnalisé et efficace sur la voie du retour à l'emploi. Une politique qui prépare le retournement démographique prévu dans 4 à 5 ans.
Il s'agit, en effet, d'accompagner tous les exclus de l'emploi vers l'activité sous quelque forme que se soit. Les chemins pour y accéder sont multiples, mais la connaissance de la langue française et des savoirs de base s'avèrent indispensables pour y parvenir. C'est un pré requis fondamental.
Je sais qu'en ce domaine, les APP apportent ces éléments de réponses aux personnes généralement de bas niveaux de qualification, éléments de réponses au travers de la mise en uvre de parcours de formation adaptés à leurs contraintes de vie et tenant compte de leur projet, dans la perspective d'une entrée en formation qualifiante, de la réussite à un concours ou d'un retour vers l'emploi.
Vous avez su démontrer votre savoir-faire au cours de ces vingt dernières années. Il vous faut poursuivre ce chemin en ayant une action volontariste d'accueil de publics de plus en plus nombreux au sein de vos organismes.
C'est pourquoi, le Gouvernement a décidé d'accompagner cette action volontariste en augmentant de manière conséquente, l'enveloppe financière qui vous est dédiée pour l'accueil des publics prioritaires de l'Etat : les demandeurs d'emploi de longue durée et les bénéficiaires de minima sociaux en particulier.
Cependant, ce plan ne réussira qu'avec l'engagement de tous les partenaires concernés, dans le respect des compétences de chacun : collectivités territoriales, entreprises, associations, services déconcentrés de l'Etat, qui uvrent sur le terrain.
Le représentant de l'Association des Régions de France, qui interviendra à cette tribune, est aussi convaincu que moi, de la nécessité de construire et de faire vivre des partenariats au niveau local.
Cependant, il nous faut savoir accepter une vérité toute simple : le partenariat ne se décrète pas. Il s'élabore progressivement au niveau des territoires, en tenant compte des intérêts de chaque partenaire pour mettre à disposition des moyens (humains, logistiques, financiers), dans le but de satisfaire des besoins identifiés localement.
Il faut que les services de l'Etat, et je sais que beaucoup le font déjà, développent sur ce sujet un véritable dialogue avec les différents interlocuteurs en responsabilité dans le champ de la formation professionnelle et de l'emploi, notamment avec les élus et les représentants des milieux économiques. C'est notre volonté et la condition de notre réussite.
De votre coté, Mesdames et Messieurs les directeurs des organismes porteurs, les coordonnateurs des APP, vous avez un rôle primordial à assurer. Vous devez être un acteur important de ce partenariat. Il vous faut vous mobiliser, faire connaître votre offre de services, vos résultats positifs en termes de retour vers l'emploi, de taux de réussite aux examens, d'entrée en stage de formation qualifiante.
La DGEFP s'est fortement mobilisé depuis deux ans, pour consolider votre activité et continuera son action pour vous aider dans cette démarche. Mme Barbaroux ne manquera pas certainement d'y faire référence dans ses propos.
Cependant, j'insiste encore une fois. Il faut être présent sur le terrain, entreprendre une démarche "marketing" auprès des différents financeurs potentiels. Il faut également vous inscrire ou pérenniser votre collaboration dans les programmes initiés par le service public pour l'emploi. Les maison de l'emploi peuvent être localement des opportunités pour nouer des relations partenariales organisées et efficientes sur le territoire avec nos partenaires, que sont les Conseils régionaux, généraux, les municipalités et le monde de l'entreprise.
C'est tous ensemble que nous réussirons et les APP trouvent toute leur cohérence et leur place dans ce défi de retour à l'emploi des publics les plus fragilisés qui sera notre feuille de route commune dès les prochains mois.
Je laisse le soin à madame Barbaroux de vous présenter les évolutions ainsi que le nouveau contexte dans lequel les Ateliers de Pédagogie Personnalisée vont désormais s'inscrire. Je sais que je peux compter sur votre implication et votre professionnalisme pour continuer à uvrer en faveur des publics fragilisés.
Je vous remercie pour votre attention.
(Source http://www.travail.gouv.fr, le 21 janvier 2005)
Monsieur le Directeur Général (M. Bernard),
Mesdames et messieurs les Conseillers régionaux et généraux,
Mesdames et Messieurs,
C'est une grande satisfaction pour moi d'être présent avec vous aujourd'hui à Saint-Denis en ce début d'année 2005 et d'ouvrir cette rencontre nationale des Ateliers de Pédagogie Personnalisée.
Si j'en juge par le nombre de participants, je ne peux que me réjouir de l'intérêt suscité par cette rencontre qui me donne l'occasion d'affirmer devant vous l'importance que j'accorde aux actions conduites par les APP.
Depuis votre création en 1983, vous avez construit une pédagogie innovante et fait la démonstration de l'intérêt à développer pour les publics les plus fragilisés, l'individualisation de parcours de formation de courte durée, permettant ainsi à une grande majorité d'entre eux un retour vers l'emploi ou une entrée en formation qualifiante.
Plus de deux millions de personnes, jeunes et adultes, ont bénéficié de vos prestations notamment dans les domaines de la culture générale et de l'apprentissage technologique de base.
Depuis 20 ans, l'Etat apporte son soutien à votre activité, en reconnaissant d'une part, au travers du label APP (dont je rappelle que c'est une marque déposée à l'Institut National de la Propriété Industrielle) la démarche pédagogique spécifique que vous mettez en uvre dans vos organismes et d'autre part, en participant à votre financement aux côtés notamment des collectivités territoriales.
Je voudrai préciser ici, que si le label est bien la propriété de l'Etat, il n'est pas pour autant au service exclusif de celui-ci.
De nombreux élus l'ont compris, et au coté de l'Etat, ils soutiennent votre démarche qui contribue au développement local des territoires. A ce titre, en 2003, le budget de fonctionnement des APP se répartissait pratiquement à égalité entre les fonds de l'Etat et ceux provenant d'autres financeurs.
Je sais bien qu'il existe des disparités régionales. Dans certaines régions, la part de l'Etat reste prépondérante alors que dans d'autres régions, ce sont les Conseils régionaux et autres collectivités locales qui assurent principalement le financement des APP, mais tous ensemble, nous nous sommes mobilisés pour permettre le fonctionnement des 840 sites APP sur le territoire métropolitain et dans les DOM/TOM.
Depuis votre création, de nombreux éléments ont modifié votre contexte de travail et vous avez toujours su vous adapter. C'est aussi le cas aujourd'hui.
Comme vous le savez, le Gouvernement a décidé poursuivre le transfert aux régions de ses compétences en matière de formation professionnelle des demandeurs d'emploi jeunes et adultes.
Plusieurs lois ont été votées en 2004 par le Parlement qui visent à moderniser nos approches et à renforcer notre action en faveur de l'emploi et de la formation. Je citerai ici devant vous la loi du 4 mai 2004 relative formation tout au long de la vie, la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales et enfin la loi de programmation de cohésion sociale qui a été adopté par le parlement le 20 décembre 2004.
La loi relative à la formation professionnelle tout au long de la vie a permis de rénover les modalités d'accès des salariés à la formation tout en redéfinissant l'articulation entre la formation professionnelle et le temps de travail avec la mise en place du droit individuel à la formation, les périodes et contrats de professionnalisation, la rénovation du plan de formation des entreprises entre autres.
Toutes ces évolutions étaient nécessaires pour une meilleure lisibilité, un accès simplifié, et plus égal, à la formation mais également, est-il besoin de le préciser pour une plus grande adaptation des salariés aux besoins des entreprises.
Concernant le volet emploi du plan de cohésion sociale, celui-ci consacre une priorité absolue au retour à l'emploi et à l'activité, priorité pour laquelle vous avez un rôle majeur à jouer.
Face à un chômage qui reste structurellement trop élevé dans notre pays, une approche renouvelée des services et de leur intervention sur le marché du travail était nécessaire.
Une politique de l'emploi efficace, c'est une politique de l'emploi volontariste, ancrée dans les territoires et en prise directe sur les besoins des entreprises et sur l'évolution de l'activité économique. C'est une politique qui sait anticiper sur les mutations économiques, détecter les métiers d'avenir et organiser la formation des demandeurs d'emploi. C'est aussi une politique qui offre aux 1,5 millions de personnes les plus en difficulté - chômeurs de longue durée, bénéficiaires de minima sociaux - un accompagnement personnalisé et efficace sur la voie du retour à l'emploi. Une politique qui prépare le retournement démographique prévu dans 4 à 5 ans.
Il s'agit, en effet, d'accompagner tous les exclus de l'emploi vers l'activité sous quelque forme que se soit. Les chemins pour y accéder sont multiples, mais la connaissance de la langue française et des savoirs de base s'avèrent indispensables pour y parvenir. C'est un pré requis fondamental.
Je sais qu'en ce domaine, les APP apportent ces éléments de réponses aux personnes généralement de bas niveaux de qualification, éléments de réponses au travers de la mise en uvre de parcours de formation adaptés à leurs contraintes de vie et tenant compte de leur projet, dans la perspective d'une entrée en formation qualifiante, de la réussite à un concours ou d'un retour vers l'emploi.
Vous avez su démontrer votre savoir-faire au cours de ces vingt dernières années. Il vous faut poursuivre ce chemin en ayant une action volontariste d'accueil de publics de plus en plus nombreux au sein de vos organismes.
C'est pourquoi, le Gouvernement a décidé d'accompagner cette action volontariste en augmentant de manière conséquente, l'enveloppe financière qui vous est dédiée pour l'accueil des publics prioritaires de l'Etat : les demandeurs d'emploi de longue durée et les bénéficiaires de minima sociaux en particulier.
Cependant, ce plan ne réussira qu'avec l'engagement de tous les partenaires concernés, dans le respect des compétences de chacun : collectivités territoriales, entreprises, associations, services déconcentrés de l'Etat, qui uvrent sur le terrain.
Le représentant de l'Association des Régions de France, qui interviendra à cette tribune, est aussi convaincu que moi, de la nécessité de construire et de faire vivre des partenariats au niveau local.
Cependant, il nous faut savoir accepter une vérité toute simple : le partenariat ne se décrète pas. Il s'élabore progressivement au niveau des territoires, en tenant compte des intérêts de chaque partenaire pour mettre à disposition des moyens (humains, logistiques, financiers), dans le but de satisfaire des besoins identifiés localement.
Il faut que les services de l'Etat, et je sais que beaucoup le font déjà, développent sur ce sujet un véritable dialogue avec les différents interlocuteurs en responsabilité dans le champ de la formation professionnelle et de l'emploi, notamment avec les élus et les représentants des milieux économiques. C'est notre volonté et la condition de notre réussite.
De votre coté, Mesdames et Messieurs les directeurs des organismes porteurs, les coordonnateurs des APP, vous avez un rôle primordial à assurer. Vous devez être un acteur important de ce partenariat. Il vous faut vous mobiliser, faire connaître votre offre de services, vos résultats positifs en termes de retour vers l'emploi, de taux de réussite aux examens, d'entrée en stage de formation qualifiante.
La DGEFP s'est fortement mobilisé depuis deux ans, pour consolider votre activité et continuera son action pour vous aider dans cette démarche. Mme Barbaroux ne manquera pas certainement d'y faire référence dans ses propos.
Cependant, j'insiste encore une fois. Il faut être présent sur le terrain, entreprendre une démarche "marketing" auprès des différents financeurs potentiels. Il faut également vous inscrire ou pérenniser votre collaboration dans les programmes initiés par le service public pour l'emploi. Les maison de l'emploi peuvent être localement des opportunités pour nouer des relations partenariales organisées et efficientes sur le territoire avec nos partenaires, que sont les Conseils régionaux, généraux, les municipalités et le monde de l'entreprise.
C'est tous ensemble que nous réussirons et les APP trouvent toute leur cohérence et leur place dans ce défi de retour à l'emploi des publics les plus fragilisés qui sera notre feuille de route commune dès les prochains mois.
Je laisse le soin à madame Barbaroux de vous présenter les évolutions ainsi que le nouveau contexte dans lequel les Ateliers de Pédagogie Personnalisée vont désormais s'inscrire. Je sais que je peux compter sur votre implication et votre professionnalisme pour continuer à uvrer en faveur des publics fragilisés.
Je vous remercie pour votre attention.
(Source http://www.travail.gouv.fr, le 21 janvier 2005)