Texte intégral

Le ministre de l'industrie et de l'aménagement du territoire a présenté au Conseil des ministres une communication sur la situation et les priorités pour les années 1990 de l'industrie française.
- Avec un taux de croissance supérieur à 5 % en 1988, l'industrie entraîne à nouveau la croissance. Le rétablissement de notre solde extérieur, la création d'emplois stables et qualifiés reposeront sur un tissu industriel dynamique appuyé par un appareil de formation efficace.
- La stratégie arrêtée vise un développement équilibré ; il n'y a pas de secteurs condamnés.
- Trois axes ont été retenus :

  • 1 - S'appuyer sur un secteur public dynamique

- Le secteur public industriel représente plus du tiers de l'industrie nationale et plus de la moitié de notre recherche industrielle.
- Les groupes de ce secteur poursuivront d'importants programmes d'investissements en équipements productifs, en recherche, en formation et en croissance externe qui leur permettront de consolider leurs positions au plan mondial. Ces programmes figurent dans les contrats d'objectifs que l'Etat a signés, notamment avec Bull, Thomson, Rhône-Poulenc, Elf-Aquitaine, Usinor-Sacilor et Péchiney.

  • 2 - Renforcer notre tissu d'entreprises moyennes

- Par leur vitalité, les petites et moyennes entreprises participent au redressement de l'industrie. Cependant elles hésitent souvent à franchir certains seuils de développement, en raison d'obstacles culturels des fonds spécifiques de participation au capital.
- Leur renforcement appelle aussi une intervention plus efficace de l'Etat. Les procédures destinées aux PME seront simplifiées : le rôle de l'ANVAR en matière d'aide à la recherche technologique sera renforcé. Les directions régionales de l'industrie et de la recherche seront chargées de promouvoir la diffusion des technologies.