Déclaration à la presse de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur les relations entre la France et le Mozambique, à Maputo le 21 février 2020.

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Circonstance : Déplacement à Maurice, Madagascar et au Mozambique du 20 au 22 février ; audience auprès de M. Filipe Jacinto Nyusi, président de la République du Mozambique

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Texte intégral

Je voudrais vous dire, Mesdames et Messieurs, que je suis très heureux d'être aujourd'hui au Mozambique. La dernière visite d'un ministre des affaires étrangères français dans ce pays remonte à il y a vingt ans. Donc il était temps de venir.

Je sors d'un entretien très fructueux avec le président Nyusi, et nous avons évoqué ensemble le dynamisme de notre coopération actuelle et des nouvelles perspectives qui s'offrent à nous. Si je suis venu ici, c'est pour voir comment nos deux pays peuvent aller plus loin ensemble dans un esprit de confiance, d'amitié et de respect. Et après cet échange, je suis tout à fait convaincu que le président Nyusi partage totalement cette ambition commune.

Le 6 août dernier, le Mozambique s'est engagé dans la voie de la paix en signant un accord historique. Des élections générales et présidentielle ont eu lieu au mois d'octobre et de nouvelles autorités sont désormais en place. Comme je l'ai rappelé au président Nyusi au cours de notre entretien, la France veut se tenir aux côtés du Mozambique, à la fois pour appuyer la mise en oeuvre de cet accord et aussi pour contribuer au développement économique du pays.

La ministre des affaires étrangères a rappelé tout à l'heure qu'il y avait déjà ici au Mozambique une coopération économique avec la France qui était significative. Cent entreprises, douze mille emplois, dans des secteurs autour de l'agroalimentaire, de la pêche, de l'énergie durable. Et comme vous le savez, des investissements majeurs ont été confirmés par des grands groupes français récemment.

Le Mozambique est sur le point de devenir un producteur de gaz de tout premier plan, et les entreprises françaises ont une expertise et des ressources importantes à faire valoir dans ce domaine dans une logique gagnant-gagnant. La logique gagnant-gagnant, cela veut dire que les investissements français produisent des créations d'emplois et on peut envisager plus de quatorze mille emplois dans les prochaines années sur cette nouvelle disposition, cette nouvelle perspective. Gagnant-gagnant, cela veut dire aussi que nos entreprises puissent promouvoir une croissance inclusive et durable au Mozambique.

Vous avez évoqué, chère Ministre, l'ensemble des sujets que nous avons abordés avec le président Nyusi, y compris des questions liées à la sécurité maritime. Nous nous situons dans une logique de voisinage tant nos enjeux et sécuritaires et de coopération sont communs. Et nous aurons l'occasion de le redire au moment du sommet Afrique-France auquel participera le président du Mozambique.

Je voudrais terminer en soulignant deux points complémentaires de notre coopération et de notre partenariat. D'abord la force de notre coopération culturelle, en particulier au centre culturel franco-mozambicain où je vais me rendre maintenant. Celui qu'on appelle le centre "Franco", c'est ça ? Pas en référence à l'Espagne, mais en référence à la France.

Je voulais aussi souligner la force de la présence de l'enseignement du français au Mozambique qui a complètement explosé. Il y a un demi-million d'apprenants du français grâce à l'ensemble des écoles initiées par le partenariat très fructueux passé entre les autorités académiques du Mozambique et l'impulsion donnée par l'ambassade de France.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 26 février 2020