Déclaration de M. Franck Riester, ministre du commerce extérieur et de l'attractivité, sur les relations économiques avec le Sénégal, à Dakar le 31 mai 2021.

Intervenant(s) :

  • Franck Riester - Ministre du commerce extérieur et de l'attractivité

Circonstance : Déplacement au Sénégal

Prononcé le

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Texte intégral

Je suis vraiment ravi d'avoir pu assister à la signature de cette convention entre le Comité olympique sénégalais et la SETER pour employer des jeunes athlètes sénégalais dans la perspective de ce formidable évènement que sont les Jeux olympiques de la jeunesse de 2026. C'est un très beau symbole de la mobilisation de l'équipe France aux côtés du Sénégal dans son ambition olympique. Nous avons nous aussi une ambition olympique avec les Jeux olympiques de Paris en 2024 et nous avons de nombreuses conventions, de nombreux partenariats entre la France et le Sénégal, entre le monde du sport français et le monde du sport sénégalais, entre le Comité olympique sénégalais et le Comité olympique français et bien sûr entre le secteur privé sénégalais et le secteur privé français pour faire en sorte que ces grands rendez-vous soient de formidables succès ; et cela passe nécessairement par une grande préparation en amont, en s'appuyant sur la jeunesse, en s'appuyant sur les athlètes que ce soit avant comme après. Cette convention est donc un symbole de ce partenariat, de cette mobilisation de la France, du secteur privé, de son gouvernement, de tout l'écosystème sportif au service de l'ambition sénégalaise en matière d'olympisme et de sport.


Q - Monsieur le Ministre, où en sont les échanges commerciaux entre la France et le Sénégal ?

R - Les échanges commerciaux entre la France et le Sénégal sont bons, ils ont été évidemment un peu freinés en 2020 du fait de la crise Covid, mais ils ont de très bons fondamentaux, ils ont vocation à se déployer, à augmenter, surtout dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant. Nous souhaitons vraiment nous appuyer sur cette formidable énergie de la jeunesse sénégalaise en matière d'entreprenariat. J'évoquais tout à l'heure la question de la formation des jeunes avec l'initiative de Trace TV qui s'appelle Trace Academia, qui vise à offrir aux plus jeunes les moyens de pouvoir se former aux métiers qui sont demandés par les entreprises sénégalaises, les entreprises françaises qui embauchent ici au Sénégal et c'est une formidable opération que soutient la France.

J'ai également assisté à la signature de cette convention entre la SETER et le Comité olympique sénégalais pour soutenir les jeunes athlètes qui préparent les Jeux olympiques de la jeunesse en 2026 ici au Sénégal, et bien évidemment, je continuerai tout à l'heure à rencontrer les entrepreneurs sénégalais qui s'inscrivent dans la volonté du président Macky Sall de développer, déployer l'économie avec le soutien de la France ; à travers notamment l'opération Choose Africa, qui vise, à la demande du président Macron, à soutenir l'entreprenariat africain, parce que nous pensons que c'est par la société civile, par les jeunes entrepreneurs, que nous réussirons d'une part à relever le challenge de nos partenariats économiques, mais surtout à consolider l'amitié entre la France et le Sénégal.

En ce qui concerne l'accord entre la SETER et le Comité olympique sénégalais, c'est une dizaine de jeunes jusqu'aux Jeux olympiques qui vont en bénéficier, mais nous avons fait un appel à ce que d'autres entreprises sénégalaises et françaises se saisissent de cette opportunité pour recruter ces jeunes pour qu'ils puissent continuer à s'entraîner tout en ayant un emploi qui leur servira après leur épreuve olympique. Parce que nous savons bien que ce qui est souvent difficile pour les jeunes sportifs, c'est la reconversion. C'est donc une belle opportunité avec cette convention de le faire. De plus, en ce qui concerne l'opération Trace Academia, c'est 25 millions de jeunes en Afrique que Trace Academia a pour ambition de former avec un grand nombre ici au Sénégal ; nous sommes donc très fiers de participer à cette opération.

Q - Qu'en est-il du partenariat économique français face à la concurrence chinoise ici au Sénégal ?

R - Vous savez, ce qui compte pour nous, c'est le partenariat sur le long terme avec le Sénégal. Nous sommes là pour bâtir des partenariats gagnant-gagnant sur le temps long, y compris quand il y a des difficultés, y compris quand il y a des difficultés sanitaires comme avec la Covid aujourd'hui. On est là, on reste et on s'inscrit dans l'avenir avec des préoccupations environnementales, avec des préoccupations sociales et sociétales très importantes ; parce nous considérons que c'est cela qui fait la différence entre des pays qui sont là pour s'enraciner en termes de partenariats sur le temps long et non des logiques court-termistes. Nous sommes avant tout là pour bâtir des partenariats mais surtout une amitié très forte entre la France et le Sénégal. L'opération Choose Africa reflète d'ailleurs bien cet état d'esprit. Par exemple, nous avons remis de l'argent dans cette opération Choose Africa pour tenir compte de la crise Covid et des conséquences économiques, pour soutenir particulièrement un certain nombre de PME sénégalaises qui ont eu des difficultés pendant la crise et que nous devions soutenir pour qu'elles ne soient pas défaillantes dans cette période ; alors même que sans la crise, elles auraient eu des perspectives autres. C'est cela qui fait la force du partenariat entre le Sénégal et la France : c'est d'être là au rendez-vous, notamment quand il y a des difficultés. Car les amis, on les trouve quand il y a des difficultés et nous sommes là.

Q - Êtes-vous confiant sur l'objectif annoncé par le président Macky Sall d'une mise en circulation du TER début novembre ?

R - J'ai rencontré ce matin les entreprises françaises qui sont mobilisées dans ce projet pour m'assurer que tout était fait pour accompagner le projet TER à son terme de la meilleure manière possible, avec la meilleure qualité possible, avec les questions de sécurité - il y a d'ailleurs un certain nombre d'essais, de tests encore à effectuer- pour être au rendez-vous des délais demandés par le président Macky Sall.

Q - Le Président Macky Sall a mis en place un programme afin de soutenir les jeunes à obtenir un emploi après les évènements de mars dernier, quel est le positionnement de la France à ce sujet ?

R - Tout ce que nous pouvons faire pour soutenir la jeunesse sénégalaise, nous le ferons. C'est une des grandes ambitions du président Macron, qui, depuis son discours de Ouagadougou veut renouveler la relation avec l'Afrique en s'appuyant sur la société civile, en s'appuyant particulièrement sur la jeunesse qui est la richesse de l'Afrique aujourd'hui. La principale richesse de l'Afrique c'est sa jeunesse ; la principale richesse du Sénégal, c'est sa jeunesse. D'ailleurs, cela m'a fait plaisir de voir tous ces jeunes embauchés par la SETER pour le TER Dakar, qui ont pu trouver un emploi à la hauteur de leur espérance. Nous voulons donc continuer à accompagner d'une manière ou d'une autre l'ambition du président Sall vis-à-vis de la jeunesse sénégalaise. Cela se traduit pour nous par différents programmes ; avec les accompagnements de l'AFD, avec les accompagnements de Choose Africa mais également avec l'accompagnement de ces startupers sénégalais. J'aurai d'ailleurs l'occasion d'en rencontrer plusieurs demain, car une partie de la réussite économique du Sénégal passera par eux.


Merci beaucoup.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 3 juin 2021