Communiqué du Conseil de l'Atlantique Nord sur la crise centrée sur le Haut Karabakh, Oslo le 4 juin 1992.

Texte intégral

1 - Nous demeurons profondément préoccupés par la violence qui se poursuit dans le Haut-Karabakh et au-delà, y compris dans le Nakhitchevan, et par les pertes en vies humaines, qu'elle entraine. Ainsi que le Conseil de l'Atlantique Nord l'a exprimé dans sa déclaration du 22 mai 1992, les Alliés condamnent le recours persistant à la force dans cette région et demandent à toutes les parties concernées d'instaurer immédiatement un cessez-le-feu effectif, et de prendre des mesures supplémentaires, notamment le retrait de zones occupées, pour réduire l'intensité du conflit, ainsi qu'à coopérer aux efforts internationaux en vue de parvenir à une solution négociée.
- Nous lançons un nouvel appel pour que soit acheminée sans délai l'aide humanitaire dont les victimes de ce tragique conflit ont un besoin urgent.
- 2 - Une solution durable à ce conflit ne peut trouver son fondement que dans des négociations menées de bonne foi, dans le respect du droit international et des principes énoncés dans l'Acte final d'Helsinki, la Charte de Paris et les autres documents de la CSCE. Toute action portant atteinte à l'intégrité territoriale d'un Etat ou visant à la réalisation d'objectifs politiques par la force, en contradiction avec ces principes, est inacceptable.
- 3 - Nous appuyons fermement les efforts en cours dans le cadre de la CSCE pour mettre un terme à la violence et pour parvenir à un règlement pacifique de ce différend, et nous rendons hommage aux efforts de M. Dientsbier, ministre des affaires étrangères de la Tchécoslovaquie et Président en exercice de la CSCE. Nous demandons instamment à tous ceux qui sont concernés de coopérer à ces efforts. Nous attachons une importance particulière au fait qu'ait pu s'ouvrir, à Rome, une réunion préliminaire d'urgence de la Conférence CSCE de Minsk pour aborder ces questions vitales. Nous exprimons nos remerciements à ceux qui ont rendu possible la réunion de Rome, et en particulier au pays hôte et au Président de la conférence, M. Raffaelli, et ses assistants.
- 4 - Nous soutenons les efforts entrepris dans le cadre de la CSCE afin de convenir de modalités pour l'envoi rapide, dans la région, d'observateurs civils et de contribuer ainsi au processus de paix. Nous nous félicitons de l'intention, exprimée par des partenaires de la coopération et par d'autres Etats membres de la CSCE, de participer à cette entreprise. Nous sommes prêts à y apporter une assistance appropriée.
- 5 - Un processus de paix a commencé. Il est essentiel de saisir la chance qui nous est offerte de mettre un terme aux combats, de créer les conditions permettant aux personnes déplacées de regagner leurs foyers, et d'établir une paix durable dans la région.