Déclaration du Conseil de l'Atlantique nord, en date du 26 février 1992, sur le conflit yougoslave et l'envoi d'une force de maintien de la paix en Yougoslavie.

Circonstance : Approbation par le Conseil de sécurité de l'ONU le 21 février 1992, de l'envoi d'une force de protection des Nations unies (FORPRONU) en Yougoslavie

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Texte intégral

Lors du Sommet de Rome, en novembre 1991, et de la réunion du Conseil de l'Atlantique nord en session ministérielle, en décembre 1991, les Alliés avaient condamné l'usage de la force à des fins politiques, déploré le nombre dramatique de victimes, et demandé instamment à toutes les parties de respecter les accords de cessez-le-feu en vue de permettre le déploiement d'une force de maintien de la paix des Nations unies. Les Alliés ont poursuivi d'étroites consultations sur l'évolution de la crise.
- Les Alliés se félicitent de la décision prise par le Conseil de Sécurité des Nations unies de déployer une importante force de maintien de la paix en Yougoslavie. Son succès dépendra de l'étroite coopération de toutes les parties concernées. Les Alliés s'associent pleinement à cet effort de maintien de la paix, et se félicitent des contributions que certains d'entre eux y apportent, à titre individuel.
- Ils espèrent que l'opération de maintien de la paix et le respect total du cessez-le-feu par toutes les parties ouvriront la voie à un règlement politique durable. Ils se félicitent, à ce propos, des contributions importantes apportées, à ce jour, par la CSCE et par la Communauté européenne. Les efforts conjoints et coordonnés des forces de maintien de la paix des Nations unies et de la mission d'observation de la Communauté européenne constitueront un facteur important dans la réalisation des conditions nécessaires à un règlement pacifique et global. Les Alliés soutiennent fermement les efforts déployés par la conférence sur la Yougoslavie sous la présidence de Lord Carrington. Ils soulignent également que le strict respect de l'embargo en vigueur sur les livraisons d'armes conserve toute son importance.
- Les Alliés espèrent que toutes les parties prendront toutes les mesures nécessaires pour permettre aux soldats composant la force de maintien de la paix des Nations unies de se déployer rapidement et en toute sécurité, et pour coopérer pleinement avec cette force dans l'accomplissement de sa mission. Ils s'attendent à ce que toutes les parties concernées participeront activement à la recherche d'une solution négociée et permanente. Ils réaffirment l'engagement de leurs gouvernements en faveur d'un règlement pacifique et durable de la crise, conformément aux principes de la CSCE, et en particulier le respect des droits de l'Homme, des droits des minorités, et l'inacceptabilité de toute modification des frontières imposée par la force.