Texte intégral

Les résultats des élections législatives.
- Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de la décentralisation a commenté les résultats des élections législatives.
- La statistique en sièges porte sur 489 circonscriptions de la métropole et des départements et territoires d'outre-mer. Restent seulement à pourvoir le siège de Wallis et Futuna et celui de la 1ère circonscription de la Polynésie française, où les seconds tours auront lieu respectivement les 28 juin et 5juillet prochains. Sur 489 sièges, 204 étaient détenus par la gauche dans la précédente Assemblée. L'ancienne majorité, de son côté, disposait de 285 élus.
- A l'issue des scrutins des 14 et 21 juin, la gauche enlève 333 sièges, soit un gain de 129 députés. Elle obtient donc très largement la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le parti communiste a 44 élus. Il enlève tous les sièges qu'il était en mesure d'obtenir au vu des résultats du premier tour, là où le total des voix de la gauche représentait la majori té des suffrages exprimés.
- Le parti socialiste et les radicaux de gauche conservent tous les sièges qu'ils occupaient dans l'Assemblée sortante et obtiennent 285 élus. Ils voient ainsi plus que doubler le nombre de leurs députés et représentent à eux seuls plus de la moitié des sièges de la nouvelle Assemblée.
- On dénombre enfin quatre députés "divers gauche", soit deux de plus qu'auparavant.
- L'ancienne majorité neretrouve que 156 sièges. Ce sévère recul atteint dans des proportions presque identiques le RPR et l'UDF, qui perdent tous deux près de la moitié de leurs députés. Le RPR perd 67 sièges et regroupe désormais 64 députés. Quant aux élus "divers droite", ils ne seront plus que 8 dans la nouvelle Assemblée.
- Le ministre d'Etat a souligné la bonne qualité des reports de voix au ein de la gauche, ce qui a permis à celle-ci de capitaliser en sièges la poussée en voix observée au premier tour.
- La gauche étend considérablement son implantation géographique. Elle est désormais représentée dans toutes les régions et elle enlève les sièges dans des départements où elle n'en avait jamais eu depuis 1958.