Déclaration de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national, sur la présentation de la liste Front national qu'il conduit dans le grand sud-est pour les élections européennes, Marseille le 28 avril 2009.

Texte intégral

L'objet de cette conférence de presse est la présentation de la liste « Front National » dans le grand Sud-Est, que j'aurai l'honneur de conduire dans la perspective des élections européennes de juin prochain.
Nous sommes en effet à un mois de ce scrutin capital pour l'avenir de la France et des Français.
Après vous en avoir indiqué la composition, j'évoquerai la ligne politique de la liste, les postulats fondamentaux de notre cation politique, c'est-à-dire notre vision de la France, de l'Europe et du monde, à l'heure d'une crise généralisée qui remet en cause les cadres d'analyse élaborés dans l'après-guerre Froide.
(...)
Voilà donc, mesdames et messieurs, la liste Front national Sud-Est, qui tient compte de l'application de la parité et de la nécessaire représentation de l'ensemble des provinces qui la composent.
Cette liste s'inscrit dans une logique politique, dans une vision du monde, dans un cadre d'analyse que je vais vous développer maintenant, en vous précisant que cette déclaration vaut pour l'ensemble de nos candidats à cette élection.
Nous refusons en effet la division de notre pays en grandes régions, sur le modèle des Landers allemands.
Face à la crise économique, face à l'explosion de l'insécurité, face à l'immigration invasion, face à la décadence des institutions et des valeurs, nous pensons qu'il y a une solution globale, qui se décline dans les différents domaines d'activités humaines, la solution nationale.
Celle-ci s'oppose en tous points au poison mondialiste, qui inspire l'ensemble des politiques suivies dans notre pays depuis 30 ans.
Pour fixer de façon claire et précise nos positions dans l'esprit des électeurs, voilà nos refus et nos préférences.
Nous sommes contre :
la suppression généralisée de nos frontières physiques, migratoires, commerciales, sanitaires et internationales, mise en oeuvre par les gouvernements successifs depuis le milieu des années 80, qui livre notre économie et nos emplois à tous les prédateurs de la planète.
Contre la politique de construction d'une Europe supranationale, melting pot contre-nature de peuples aux traditions, langues et cultures diverses, dont nous pensons qu'elle est le prélude à l'objectif final : l'établissement d'un gouvernement mondial, version contemporaine du modèle soviétique, qui ne pourra être qu'une prison des peuples et une tyrannie pour les individus.
Contre la disparition programmée de notre nation, de ses droits fondamentaux, de ses pouvoirs politiques, contre l'hostilité évidente à la transmission de notre mémoire et de notre histoire.
Contre le démantèlement progressif des pouvoirs juridiques, budgétaires, monétaires, commerciaux, industriels, sociaux et environnementaux de notre Etat, lequel est, depuis les capétiens jusqu'à la Révolution française, l'expression de notre volonté générale, donc de nos libertés politiques.
Contre la réduction de l'homme à un citoyen sans racines ni appartenance, à un consommateur béat et satisfait, sans repère ni culture, que l'on peut manipuler et exploiter sans limites.
Contre le laxisme judiciaire, éducatif et moral qui pervertit les équilibres fondamentaux de notre société,
Contre l'immigration massive qui détruit l'ensemble de nos équilibres nationaux, financiers et sociaux.
Contre la préférence étrangère qui sévit dans tous les domaines : patrimoine national, emplois, aides sociales, logements, accession aux grandes écoles.
Contre la culture xénophile de la classe politique, qui toute entière porte le projet de dépassement de la nation, dans sa version ultra-libréchangiste droitière ou dans sa version issue des postulats de la gauche internationaliste.
Contre la propagande de repentance, qui vise à culpabiliser systématiquement la France en raison de ses crimes supposés, et qui n'en sont pas, à l'occasion de l'esclavage, de la colonisation et de la seconde guerre mondiale.
Contre le terrorisme intellectuel qui sévit à ce propos comme sur tant d'autres sujets, sous la forme d'une insupportable police de la pensée antiraciste, antidiscriminatoire, féministe et écologiste.
Contre la politique d'iniquité médiatique des grands journaux, grandes télévisions et radios nationales qui empêchent les adversaires de l'idéologie dominante de s'exprimer équitablement.
Nous sommes pour :
le rétablissement du cadre national, cadre le plus performant de protection de notre identité, de notre souveraineté, de notre prospérité de notre sécurité et de nos libertés.
pour l'édification progressive d'une Europe confédérale, intégrant les peuples slaves, de même civilisation que nous, Europe de la coopération, Europe des Nations, qui respecte à titre principal la souveraineté de celles-ci, sans les empêcher de s'associer librement pour la résolution des problèmes d'intérêt commun ou dans la perspective de réalisations particulièrement coûteuses ou emblématiques des vertus de notre culture commune.
Pour la vision de l'homme selon laquelle il est un être situé dans des communautés naturelles d'appartenance que sont la famille, la région, la nation, la civilisation puis l'humanité, communautés naturelles dans lesquelles il se forme, se forge et s'épanouit.
Pour le rétablissement des disciplines éducatives et des piliers de la formation intellectuelle, civique et morale que sont la famille, l'école et l'armée.
Pour l'arrêt total de l'immigration, pour la limitation de l'accès à la nationalité française, qui s'hérite ou se mérite.
Pour la préférence nationale, réponse à l'immigration et à la crise économique, dans les domaines du patrimoine national, des emplois, des aides sociales et du logement.
Pour l'effort d'enseignement des hauts faits de notre histoire, qui fondent la fierté française en même temps que les valeurs de don de soi, de sacrifice et de partage indispensables à toute civilisation qui veut vivre.
Pour la liberté de l'esprit, liberté d'opinion, liberté d'expression, liberté de réunion et de manifestation, libertés qui font la différence entre les pays libres et les pays enchainés.
Voilà, mesdames et messieurs, les fondements de notre combat.
Voilà les valeurs que nous comptons défendre à l'occasion des élections qui viennent et plus généralement, le cadre de notre combat politique.
Voilà les contre-valeurs que nous entendons mettre à bas, afin d'offrir à nos compatriotes la seule perspective d'avenir qui dessine l'espoir de lendemains meilleurs, celle d'un avenir français.
Je vous remercie
source http://www.frontnational.com, le 4 mai 2009